Nick Le Martyr, Slam pour revendiquer

Né à Port-au-Prince en 1994, Ricot Marc Nicolson, plus connu sous le nom de Nick le Marty est poète, journaliste, Slameur engagé, admirateur de Grand Corps Malade, Adame Malicke et Minuscule. Nick Le Martyr  a choisi le slam pour revendiquer les problèmes sociaux de son pays, du monde, et de l’univers

Lundi 3 juin 2019 ((rezonodwes.com))– Paru vers la fin du XX ème Siècle aux Etats-Unis par un groupe de poètes, Le Slam est un mouvement poétique et d’oraliture, qui a conquis l’Europe entre 1990 et 2000, consistant à déclamer dans des espaces publiques et culturels.

Historiquement, les pionniers du slam trouvent que la poésie était sur un piédestal. Ils ont choisi de véhiculer leurs idéaux de cette façon. Un slameur est donc un artiste visionnaire, faisant partie de la Communauté d’empathie et sensible aux revendications. Ainsi, la majorité des slameurs sont souvent des artistes engagés au service de l’humanité ou de leurs communautés.

En Haïti ce mouvement est apparu en 2006 par Le Collectif Feu-Vert et le Collectif Hors-jeu. Sept (7) ans après, Nervno Fils de plume a publié le premier album de SLAM, lequel est intitulé VERS BALLES.

Depuis, une panoplie de jeunes font du slam, dans les églises, les écoles, dans les ghettos. Ici en Haïti, les slameurs sont partout. Cette génération de slam est vraiment engagée. L’un des slameur le plus engagé dans cette génération est le fameux slameur  Mimétik.

Nick Le Martyr est du côté des revendications des masses, c’est pour cette dégaine même qu’il a dit qu’il est Slameur.

Son premier Slam M bezwen reyisi est un texte où le poète dénonce la situation critique à laquelle la jeunesse haïtienne est en train de faire face. M bezwen reyisi est un cri collectif contre le système.

« Je fais du slam pour dénoncer la destruction de mon pays, mon peuple, et ma culture » a déclaré l’artiste.

Questionné sur le problème que le slam est en train de rencontrer dans son épanouissement dans le pays, Nick Le Martyr a dit que les médias en Haïti ne font pas la promotion pour le slam. Pour Nick Le Martyr, ce sont les genres Raboday, Konpa, Rap  qui intéressent les médias.

Le poète  a dit se réfugier dans un « quartier sombre » de Port-au-Prince actuellement  pour travailler sur son premier album qui s’intitulera Plis ke sa. Avant la publication de son premier album, il prépare deux morceaux  avec la slameuse Negès Colas et Poly Talent.

Notons que le NLM a publié Plus que ça, Krim kont krim yo et Manman an m an pwezi.

Ricot Marc Sony

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