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Dr Blair Chery : Dialogue, Consensus, conférence nationale : poisons mortels pour l’avenir d’Haïti

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Dimanche 23 juin 2019 ((rezonodwes.com))– Quand on veut conserver un système, étouffer les revendications sociales et populaires, faire dormir la population, donner de faux espoirs au peuple, protéger ses amis et ses arrières en muselant la justice, garder ses privilèges, on organise une conférence nationale, un dialogue national ou des états généraux (chita tande pou pale anpil).

Les pays africains qui ont fait l’expérience de ces genres d’exercice dans les années 1990 ne connaissent pas encore de décollage économique vendu aux peuples par les techniciens et politiciens. Aux résultats: les vieux chefs d’Etat sont toujours au pouvoir ou remplacés par des politiciens corrompus, le système postcolonial est toujours en place et le sous-développement gangrène ces États.

Quand on veut changer un système, les progressistes ou révolutionnaires imposent le changement.USA: après la guerre des sécessions terminant par la victoire des nordistes sur les sudistes, le nord capitaliste et industriel sans dialogue national ont industrialisé le pays contre la volonté  du sud, rural et esclavagiste;CHINE: elle est  ce qu’elle est après la victoire de Mao sur les nationalistes, les réformes économiques initiées par Ten Xiaou Ping au début des années 1980 et l’Etat fort incarné par les institutions chinoises par exemple l’armée et le parti communiste;RUSSIE: son retour sur la scène internationale se fait grâce à la politique visionnaire et de fermeté de Vladimir Poutine; CUBA: comment voir le progrès que connait cette nation sans penser à la révolution des Castro; France: elle a fait 1789 sans dialoguer avec la noblesse.  

Grâce au général De Gaulle et les alliés, après avoir défait militairement l’Allemagne nazi, lors de la 2ème guerre mondiale, elle est restée au haut du pavée;Rwanda: après le génocide de 1994, Paul Kagame arrivé après la victoire militaire de son parti et sans conférence nationale a fait de ce pays ce qu’il est aujourd’hui;Afrique du Sud: après la fin de l’Apartheid, Mandela n’a organisé pas d’états généraux ou conférence nationale pour que South Africa reste le pays le plus riche du continent africain.

L’indépendance de 1804 n’a pas été réalisée dans le dialogue entre les oppresseurs (colons) et les oppressés les esclaves. On pourrait également citer l’indépendance des USA en 1776. Tout dialogue ou consensus à cette époque conduirait, sans doute, à maintenir le système esclavagiste.Consensus, dialogue, gouvernement provisoire ou d’ouverture, conférence nationale, états généraux de la nation ou pale anpil pa janm fè peyi mache, se zafè politisyen ak nanti lap regle. 

Des politiciens, techniciens ou intellos sans conviction politique et sans idéologie, incapables de penser par eux-mêmes pour me ne pas être en contradiction avec les ambassades (Yo toujou di yo pa ni a dwat ni a goch, ils ne sont ni conservateurs ni libéraux. Yo toujou nan mitan. Yo tout koulè politik). Ils cherchent toujours des consensus ou prônent le dialogue pour maintenir le système et des compromissions pour garder leurs petits privilèges au détriment de la grande majorité et des intérêts supérieurs de la nation. 

Au final, on est toujours en crise. Le système sera toujours en place et n’aura aucun problème à perdurer. Ayiti ap toujiu tounen an won.Pour sortir le pays dans cette situation, on doit imposer le changement, et ce à n’importe quel prix (les urnes ou la force), aux tenants de ce système passéiste, corrompu et inhumain.

Dr. Blair Chery

Lettre de la Conférence des Pasteurs haïtiens au président Jovenel Moïse

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Port-au-Prince, dimanche 23 juin 2019 ((rezonodwes.com))–

De : Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH)

A : Jovenel Moïse
Président de la République
En ses bureaux. – 

Monsieur le président,

Profondément préoccupés par la dégradation accélérée de la situation globale du pays, nous nous permettons de vous écrire cette lettre pour vous exhorter à la sagesse, à la raison et à l’écoute du peuple haïtien qui vous parle depuis bientôt un an.

En effet, depuis les événements malheureux des 6 et 7 juillet 2018 provoqués par une décision irréfléchie de votre administration d’augmenter considérablement le prix des produits pétroliers sur le marché local, les haïtiens commencent à exprimer leur ras-le-bol par rapport à votre politique qui ne tienne pas compte de leurs préoccupations fondamentales. Cette décision avait provoqué des manifestations spontanées au cours desquelles de nombreuses pertes en vies humaines et matérielles ont été enregistrées.

Depuis lors, vous qui étiez élu par une infirme minorité de l’électorat (moins de 600.000 sur 4.2 millions), êtes devenu de plus en plus impopulaire parmi une population qui désapprouve votre politique et qui ne s’identifie pas nécessairement à ce que vous faites. Entre temps, vous avez déjà changé de premier ministre à deux reprises et vous en avez un troisième qui n’a toujours pas été ratifié. Tout semble indiquer qu’il ne le sera peut-être jamais. En fait, vous avez changé de premier ministre certes, mais votre politique que plus d’un considèrent comme contre-productive demeure la même. Et à aucun moment, vous n’aviez donné l’impression que vous étiez prêt à changer de direction. Vous avez péché par excès.

Monsieur le président, déjà l’objet d’un vaste mouvement de contestation populaire, vous affrontez la pire crise de votre présidence—une présidence marquée d’une inefficacité sans pareil. Cette crise qui se dégénère quasiment en révolte populaire, s’est amplifiée notamment avec la publication de l’accablant rapport de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) qui vous indexe d’avoir participé dans la dilapidation des fonds du programme PetroCaribe.

Nous suivons avec le plus grand intérêt et la plus grande inquiétude aussi, les événements qui se déroulent depuis plusieurs semaines dans le pays où, à part la police, force répressive de l’Etat, plus aucune institution d’Etat ne fonctionne dans le pays. Dans la foulée, l’industrie, le commerce, les écoles, l’administration publique, le transport, les tribunaux, le parlement, bref, aucune institution ou presque ne fonctionne. Même le Sénat qui siège en permanence, semble avoir pris vacance aussi.

Personnellement, vous vous retranchez dans votre résidence, loin de la contestation qui, de jour en jour prend l’allure d’une insurrection populaire tout en réclamant votre démission afin de vous mettre disponible pour être entendu par la justice dans le cadre de votre implication dans des actes de corruption. 

Monsieur le président, l’article 136 de la Constitution fait de vous le garant du bon fonctionnement des institutions du pays. Cependant, vous vous montrez totalement incapable de garantir un climat de paix et de stabilité dans le pays. Des exactions et brutalités policières sont commises au quotidien contre la population civile qui manifeste dans les rues contre vous. Des bandes armées qui seraient à la solde de votre régime prolifèrent à travers le pays et commettent, impunément, les pires exactions sur la population. Des massacres qualifiés de massacres d’Etat par les organismes des droits humains, ont été commis à la Saline, à Cité-Soleil, à Carrefour-Feuilles, à Tokyo (bas-Delmas) etc., votre administration et vous, feignez de n’être pas au courant de ces atrocités. Dans l’Artibonite, c’est l’ancien présumé chef de gang Arnel Joseph qui jouirait des largesses et de la protection de votre administration qui fait et défait sans s’inquiéter. À Trou du Nord, votre lieu de naissance, ce sont les hommes de l’armée Kosovo réputée proche de votre administration et à la solde de vos alliés dans la région qui empêchent de jeunes truviens opposés à votre politique de manifester leur mécontentement. Ces hommes armés ont brutalisé et blessé par balles, sous les regards impuissants de la police, plusieurs personnes.

Votre ultime tentative de rencontrer des secteurs vitaux du pays sur la crise, s’est soldée par un échec. Même certains de vos alliés ont décliné votre invitation. Autrement dit, monsieur le président, en plus d’avoir perdu le contrôle du territoire national, la majorité des secteurs clés du pays vous a lâché. Cependant, apparemment mal conseillé, il semble que vous vouliez résister et vous rebelliez contre la volonté populaire. Si tel est le cas, c’est sous-estimer l’ampleur d’une situation qui a échappé depuis longtemps à votre contrôle.

Aujourd’hui, si vous vous entêtez à vous accrocher au pouvoir contre la volonté populaire, alors que vous ne dirigez pratiquement rien, vous risquez de conduire le pays vers le chaos total. Il est inutile et contre-productif de vouloir diriger un peuple qui n’a pas confiance en vous. Établir une dictature, est la seule façon que vous parviendrez à diriger un peuple qui vous rejette et vous déteste parce qu’il se sent trahi par celui qui devrait le protéger. Même dans ce cas extrême, cela ne devrait pas durer.

Monsieur le président, la sagesse et le bruit de révolte populaire qui gronde un peu partout à travers le pays, vous recommandent de démissionner et de vous mettre disponible pour la justice. Il ne sert à rien de chercher à convaincre l’opinion publique sur votre innocence des faits qui vous sont reprochés. C’est devant les tribunaux, pas dans la presse ou les réseaux sociaux qu’on traite les questions liées à un crime quelconque. Seul un tribunal peut innocenter un individu accusé de corruption.

Pour votre honneur, celui de la présidence, institution prestigieuse, celui de votre famille et celui de votre camp politique, acceptez, monsieur le président de faire ce sacrifice qui préservera le pays que vous dites aimer, de nouveaux malheurs.

Enfin, sachez monsieur le président, que démissionner est un acte de grandeur et non de lâcheté. Il est donc temps de rendre le tablier.

Espérant que vous entendrez raison et que vous renoncerez à toute envie de vous accrocher au pouvoir, nous vous prions, monsieur le président, de recevoir nos salutations patriotiques.

Rév. Pasteur Ernst Pierre Vincent 

Président du Conseil Exécutif 

Rév. Pasteur Abraham Loreston
Coordonnateur National 

Rév. Pasteur Jean Denavard Tranquilus 
Secrétaire Exécutif 

Rév. Pasteur Dorvila Normil
Secrétaire Exécutif Adjoint

Rév. Pasteur Ismael Baptiste 
Chargé d’affaires financières 

Rév. Pasteur Frisnel Donné
Coordonnateur du
Centre (Bas-Plateau)

Rév. Pasteur René Goude 
Coordonnateur De l’ouest I

Rév. Pasteur Wilfrid Petit-Frère
Coordonnateur de l’Ouest II

Rév. Pasteur Audin Cadet
Conseiller

Frontière Haïti-RD : le haut état-major de l’armée RD organise une visite des lieux pour « s’assurer de la souveraineté de leur territoire »

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Les dominicains ont posté plus de 7000 soldats additionnels sur la ligne de démarcation avec notre pays livré récemment aux mercenaires. Un sujet grave jamais publiquement discuté par Gary Bodeau, président de la Chambre des Députés, une institution co-dépositaire de la souveraineté de la nation.

Le lieutenant général Rubén Paulino Sem, ministre de la Défense, accompagné du commandant général de l’armée de la République dominicaine, le major général Estanislao Gonell Regalado, a effectué une visite de surveillance des postes et des détachements militaires situés au sud de la frontière dominicano-haitienne

« Les manifestations en Haïti n’ont pas affecté les gens avec lesquels nous faisons le commerce à la frontière. Les marchés qui se sont tenus sont normaux« , déclare le ministre de la Défense Paulino Sem

Samedi 22 juin 2019 ((rezonodwes.com))–La tournée des hauts-gradés de l’armée dominicaine, a appris Rezo Nòdwès, vise à renforcer les opérations menées en vue de réduire les activités illicites qui, au cas échéant, pourraient menacer la souveraineté, l’intégrité et les intérêts nationaux de leur pays à partir de la frontière dominicano-haïtienne.

Les généraux dominicains ont renouvelé leur engagement de continuer à garder la frontière sous haute surveillance et ceci 24 heures par jour, ont-ils souligné.

La crise aiguë qui secoue Haïti et qui atteint une proportion non négligeable, notons-le, depuis la publication du Rapport Petro Caribe révélant la participation du président Jovenel Moise aux détournement de fonds, pousse les responsables dominicains à multiplier leur fréquente visite sur le long de la frontière. L’objectif toujours avoué serait de maximiser la sécurité de leur territoire et de ralentir le flux de migration clandestine d’haïtiens fuyant la misère accrue d’Haïti.


Venezuela : Michelle Bachelet appelle à la libération de tous les opposants détenus

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A l’issue d’une visite de trois jours au Venezuela, la cheffe des droits de l’homme des Nations Unies, Michelle Bachelet, a appelé vendredi soir à la libération de tous les opposants détenus par les institutions sous l’autorité du Président Nicolás Maduro. Une situation similaire en Haïti, selon des organisations de Droits de l’Homme, mentionnant ce mauvais état de fait depuis les débuts des manifestations contre le président Jovenel Moise, indexé dans la dilapidation de fonds de Petro Caribe par l’emploi de « stratagème » et « d’usurpation de titre« .

Michelle Bachelet : Le gouvernement de Maduro a également convenu que mon équipe se verrait garantir un accès complet aux centres de détention pour pouvoir surveiller les conditions de détention et parler aux détenus

Samedi 22 juin 2019 ((rezonodwes.com))–« Je me félicite de la libération du parlementaire de l’opposition, Gilbert Caro, qui était détenu par l’agence de renseignement, SEBIN. Je me félicite également de la libération de Melvin Farias et de Junior Rojas, mais j’ai appelé les autorités à libérer toutes les personnes détenues ou privées de liberté pour leur dissidence pacifique », a déclaré Michelle Bachelet lors d’un point de presse, peu avant de quitter Caracas.

Il s’agissait de la première visite dans ce pays d’un Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

Mme Bachelet a expliqué qu’elle s’était mise d’accord avec le gouvernement sur le déploiement d’une petite équipe d’experts de droits de l’homme au Venezuela avec pour mandat de fournir une assistance technique et des conseils et de continuer à surveiller la situation des droits humains dans ce pays.

Le gouvernement vénézuélien s’est aussi engagé à mener une évaluation de la Commission nationale pour la prévention de la torture et à évaluer les principaux obstacles à l’accès à la justice dans le pays, a-t-elle précisé.

« Le gouvernement a également convenu que mon équipe se verrait garantir un accès complet aux centres de détention pour pouvoir surveiller les conditions de détention et parler aux détenus. Il s’est engagé à œuvrer en faveur d’une plus large participation des organismes internationaux de défense des droits de l’homme, y compris des experts indépendants de l’ONU, connus sous le nom de Rapporteurs spéciaux, et d’un accès accru pour ces organismes », a-t-elle ajouté.

Rencontres avec Nicolás Maduro et Juan Guaido 

Lors de sa visite, Mme Bachelet a rencontré le Président du Venezuela Nicolás Maduro et plusieurs ministres, dont les ministres des affaires étrangères, de la défense et de l’intérieur.

Elle a aussi rencontré le Président de l’Assemblée nationale, Juan Guaido, qui ne reconnaît pas la légitimité de M. Maduro et s’est proclamé Président par intérim, ainsi que des victimes de violations des droits humains.

« En cette période de grave crise économique, sociale et politique, j’ai appelé les dirigeants de tous les horizons à chercher un moyen de permettre au Venezuela de faire face aux défis et aux souffrances de la population. Toutes les voix devraient être amenées à la table. Les crises ne peuvent être résolues que par la participation et l’inclusion significatives et sincères d’acteurs de divers secteurs de la société », a conclu la cheffe des droits de l’homme des Nations Unies.

Etats-Unis : Trump reporte de deux semaines sa décision de « déportation massive des sans-papiers »

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Les arrestations, les incarcérations suivies de déportation massive d’immigrants vivant en situation irrégulière aux Etats-Unis, ne débuteront pas le dimanche 23 juin, mais probablement dans deux semaines, comme ICE l’avait précédemment annoncé. Ce report est du à quoi ?

Samedi 22 juin 2019 ((rezonodwes.com))– Dimanche, quelque 2000 ressortissants étrangers qui auraient reçu l’ordre final de quitter les Etats-Unis, allaient être arrêtés lors des raids de ICE dans 10 grandes villes du pays, incluant Miami, Los Angeles, Chicago, New York. « Sur demande des démocrates, j’ai retardé de deux semaines le processus de déportation d’immigrants clandestins » a tweeté samedi après-midi, le président Donald Trump.

Cependant, il a indiqué dans son tweet que cette décision temporaire a été prise « afin de déterminer si les démocrates et les républicains pourraient se mettre ensemble et trouver une solution aux demandeurs d’asile et des multiples problèmes rencontrés à la frontière sud du pays« . Trump a menacé de recourir à la « déportation » si aucun consensus n’est trouvé entre les législateurs.

« Si non, les déportations commencent » a-t-il ajouté, avant de revenir quatre heures plus tard sur un autre sujet concernant l’un des pays du Golfe persique. « Je n’ai jamais demandé d’arrêter les frappes contre l’Iran, comme l’ont incorrectement rapporté les gens. J’ai tout simplement mis fin pour l’instant à l’opération en cours d’exécution« .

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