Le Brésil se retire définitivement de la Minustah

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Port-au-Prince, jeudi 2 février 2017 ((rezonodwes.com)).- Le candidat malheureux à la présidence d’Haïti, l’ancien Sénateur Moise Jean-Charles, devrait sauter de joie à l’annonce définitive du retrait des soldats brésiliens de la Minustah. Lui qui fut l’un des Haïtiens les plus courageux à exiger longtemps de cela, le départ inconditionnel de toute la composante des soldats onusiens du territoire national.




Le départ du contingent du Brésil dont l’annonce a été faite, en début de semaine, se précise, jeudi, avec la date du 15 avril 2017 avancée. Car à cette date, les Haïtiens ne verront plus sur leurs plages, pas un seul soldat parlant le portugais.

Le Brésil, avec son contingent de plus de 900 soldats, assure depuis le départ rapide des américains, quelques temps après l’envoi de cette mission en Haïti, en 2004, le commandement des troupes onusiennes formées des militaires de plusieurs autres pays au monde dont le Népal, porteurs du germe mortel de la propagation du choléra.

La Minustah, comme son nom l’indique, selon la classe politique haïtienne, à part une frange qui bénéficie de la complicité de la représentation spéciale du Secrétaire général de L’ONU, a complètement échoué dans sa mission « de la stabilisation » et du « renforcement de la démocratie » en Haïti.




Un dirigeant politique contacté par Rezo Nòdwès, qui a émis le « souhait de les voir tous partir en même temps que les soldats brésiliens », a avancé comme preuve tangible de l’échec de la Minustah, les 3 dernières élections présidentielles réalisées en 2006 (Préval), 2010 [2011] (Martely) 2015 [2016, 2017] (Moise).

Pour cet homme politique qui a requis l’anonymat, Minustah en plus du virus mortel du choléra propagé, a divisé les enfants d’Haïti en parachutant sous l’œil vigilant du Core Group, des dirigeants qui n’ont pas été régulièrement choisis par le peuple haïtien, a-t-il expliqué, en réaction au retrait du Brésil de cette mission.




Après le départ du Brésil, le 15 avril prochain, les Haïtiens pourraient-ils s’attendre à ce que le futur chef d’état recommande des Nations-Unies,  l’envoi d’une autre force pour supplier aux soldats sortants ? Notons qu’au plus fort d’une crise qui a saccagé le régime de Michel Martelly, celui-ci avait avoué que grâce à la Minustah, il n’y aura pas de coup d’état contre son gouvernement.

1 COMMENT

  1. Malheureusement, la presse haitienne n’a pas eu le courage jusqu’ici, de denoncer sur les ondes, la presence illegale, inconstitutionnelle d’un media qui est le porte-parole des forces militaires d’occupation. Il s’agit de Radio MINUSTAH. A propos, ce sont des collabos ou des confreres ? En tout cas,pour la presse haitienne,, depuis les 13 ans d’occupation, criminelle avec 10 000 cadavres du cholera, ce sont des confreres. Bonne continuation ! L’Histoire retiendra.

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