Canada, États-Unis et Mexique unis pour organiser la Coupe du Monde FIFA 2026

Cela pourrait créer plus de 5 milliards de dollars en retombées économiques pour l’Amérique du Nord, selon The Boston Consulting Group

Dimanche 11 février 2018 ((rezonodwes.com))– Accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ pourrait générer plus de 5 milliards de dollars en retombées économiques, incluant 40 000 emplois et plus d’un milliard de dollars de revenus supplémentaires à travers l’Amérique du Nord, selon une étude effectuée par The Boston Consulting Group (BCG), une firme de conseil en gestion globale de premier plan. Le Canada, le Mexique et les États-Unis déposent leur candidature pour accueillir le tournoi à 48 équipes en 2026, qui sera la plus grande Coupe du Monde de la FIFA de l’histoire. Le bénéfice net global pour la région serait de 3 à 4 milliards de dollars.




L’étude estime en outre que chaque ville hôte pourrait s’attendre à voir une activité économique supplémentaire d’environ 160 à 620 millions de dollars. Cela se traduit par un bénéfice net d’environ 90 à 480 millions de dollars par ville après avoir pris en compte les coûts publics potentiels.

« L’un des arguments les plus convaincants en faveur de la candidature conjointe est la certitude que nous offrons à la FIFA et aux associations membres, a affirmé Peter Montopoli, le directeur de la candidature pour le Canada et secrétaire général de Canada Soccer. Comme cette étude le démontre, notre accueil commun de la toute première Coupe du Monde de la FIFA™ à 48 équipes aura des retombées bénéfiques pour nos trois nations et la communauté mondiale de soccer. Ensemble, la collaboration de nos trois nations pour la croissance continue du soccer démontre la force de notre effort uni. »

« Ensemble, la candidature d’Unis 2026 représente le plus grand marché commercial du monde, offrant l’opportunité de retombées économiques et sociales substantielles pour nos villes hôtes et pour la FIFA et fournissant la stabilité nécessaire pour propulser le football mondial vers l’avant pour les années à venir, a affirmé Yon De Luisa, le directeur de la candidature pour le Mexique. Accueillir une candidature véritablement unie nous donnera l’opportunité de donner vie à la nouvelle vision de la FIFA et contribuera à exploiter le pouvoir économique du marché nord-américain pour promouvoir, améliorer et enrichir le sport que nous aimons. »

« Unis 2026 offre des stades modernes existants, avec des équipes de gestion expérimentées dans chacune des villes hôtes proposées, ainsi que de l’hébergement moderne existant et des systèmes de transport en commun intégrés dans toutes nos villes hôtes, a expliqué John Kristick, directeur général du Comité de candidature Unis 2026. Notre héritage est déjà en place, au travail, et non pas sur la planche à dessin, donnant à nos villes hôtes et à la FIFA un niveau de certitude jamais vu lors des Coupes du Monde de la FIFA précédentes et nous permettant de mettre l’accent sur organiser le meilleur événement possible, pour la prospérité de la FIFA. »




« Notre évaluation a révélé que si le Comité de candidature Unis 2026 réussissait à obtenir les droits d’accueil de la Coupe du Monde de la FIFA™ en 2026, elle pourrait générer des retombées économiques significatives à court terme et plusieurs autres retombées bénéfiques pour le Canada, le Mexique et les États-Unis, » a expliqué Cliff Grevler, associé principal chez BCG.

La grande variation de l’impact entre les villes hôtes candidates (du Canada, du Mexique et des États-Unis) est le résultat des différences dans le nombre de matchs accueillis, la capacité du stade, les niveaux actuels de tourisme, le coût de la vie, la population de la ville et la taille géographique. Dans son analyse, BCG a élaboré des projections pour sept groupes distincts de villes candidates, en s’appuyant sur des repères, des entrevues avec des experts, des recherches de tiers partis et sa propre expérience de travail avec d’autres organisations sportives.

Dans le cadre de son étude, BCG a cherché à isoler les effets de la Coupe du Monde de la FIFA de l’activité économique qui se produirait de toute façon, comme les améliorations continues aux infrastructures et le tourisme international régulier. L’évaluation incorpore aussi les effets d’entraînement des nouvelles dépenses directes afin de projeter l’impact total.

L’une des caractéristiques uniques de la candidature conjointe est que les trois pays s’appuient sur des infrastructures déjà construites ce qui réduit de façon significative les coûts de l’organisation et est un facteur clé des bénéfices économiques nets pour les pays hôtes.

Les retombées économiques, les gains et les chiffres d’emploi inclus dans l’étude sont présumés avoir lieu en 2026. Ces chiffres n’intègrent pas les dépenses additionnelles et les retombées qui auraient lieu dans les années menant au tournoi, alors que les villes hôtes officielles et les comités organisateurs locaux se préparent pour l’événement. L’analyse présente aussi ses données dans les trois nations hôtes sur la base du dollar américain, mais un taux d’inflation annuel attendu pourrait être appliqué à tous les chiffres.




Au-delà des retombées économiques, accueillir la Coupe du Monde de la FIFA amènerait des avantages économiques à long terme, que BCG a analysés dans le cadre de l’étude. Par exemple, les villes et pays hôtes tireraient profit de l’exposition médiatique mondiale, stimulant le tourisme à long terme en rehaussant le profil des villes hôtes.

De plus, l’accueil amènerait des avantages sociaux à la région, incluant un effet « bien-être » mesurable sur les résidents, dont 77% appuient déjà le projet, selon un sondage Ipsos réalisé en octobre 2017. Des avantages sociaux additionnels peuvent inclure une perception mondiale améliorée des hôtes et des relations diplomatiques améliorées en Amérique du Nord, selon BCG.

Le Canada, le Mexique et les États-Unis feront l’histoire s’ils sont choisis pour accueillir conjointement la Coupe du Monde de la FIFA, puisqu’il s’agira de la première fois que des matchs sont organisés dans trois nations différentes. La Coupe du Monde de 2026 sera déjà sans précédent, comme la FIFA a annoncé un format élargi pour l’événement : le nombre de matchs passera de 64 à 80 et le nombres d’équipes qualifiées passera de 32 à 48. Le Maroc est la seule autre nation à avoir déclaré formellement son intention de soumettre une candidature.

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