Aux anarchistes et aux néomacoutes : notre bicolore bleu et rouge est non négociable!

par Gumais Jean-Jacques

Mardi 13 novembre 2018 ((rezonodwes.com))– Si l’idéal Dessalinien aurait été un simple hissement du drapeau noir et rouge symbolisant et justifiant l’anarchie de Moïse Jean-Charles et la dictature rétrograde des Duvalieristes; Le peuple Haïtien, en toute logique, dans une quête urgente de justice et de vérité historique, devrait ressusciter les restes de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines pour le juger et le condamner pour Haute trahison et Complicité historique pour avoir légué un héritage bicolore noir et rouge à des anarchistes et des révisionnistes néomacoutes dont le but ultime serait de créer le chaos politique et de terroriser la population Haïtienne en la privant de son bonheur légitime pendant des décennies.




Anathème les velléités anarchistes et révisionnistes! Loin de là, l’idéal noble et juste de notre Empereur Jean-Jacques Dessalines de faire son drapeau noir et rouge, un symbole du chaos ou de répression dictatoriale. Arrière de moi dirait Jean-Jacques Dessalines en ce temps présent car toute réclamation politique venant de tout groupe ou régime politique s’ appropriant du drapeau Noir et Rouge n’est que démagogie anarchiste, diversion politique, subversion contre l’autorité de l’Etat et révisionnisme dictatorial des néomacoutes en vue d’empêcher au peuple Haïtien de conquérir son indépendance économique et de rapatrier sa souveraineté politique.

D’une part, du point de vue constitutionnelle et politique, le brandissement public de tout drapeau contraire au régime politique légal adopté et au consentement légitime populaire est un acte de haute trahison, de rébellion et de sédition contre la sûreté de l’Etat, qui doit être réprimandé au plus haut degré par les forces publiques suivant les peines prévues par la loi. Cependant, dans ce contexte général caractérisé par une ingouvernabilité criante, la faillite de l’Etat et une absence totale d’autorité et de gouvernance publique, l’acte de Moise Jean-Charles ne saurait être un simple coup médiatique mais plutôt une revendication politique s’inscrivant dans une stratégie anarchiste et populiste de conquérir le pouvoir politique.

En effet, Cette volonté manifeste de prendre le pouvoir dans le chaos, par l’agitation populaire et le coup d’Etat a été jusqu’à présent le moyen politique le plus utilisé des forces politiques de plusieurs générations. Ainsi, le leader du parti politique Pitit Dessalines, reste cohérent à lui même dans ses pratiques anarchistes et anti-démocratiques faisant de lui même une figure emblématique par excellence du règne du chaos de la transition démocratique post 1986.




D’autre part, même si l’adoption du drapeau noir et rouge par le régime des Duvalier revête un caractère constitutionnel et légitime durant l’exercice du pouvoir politique en raison du référendum du 14 juin 1964; Cependant, les acquis dictatoriaux de répression, de persécution politique, de crimes odieux, de dilapidations de fonds publiques et de gouvernance anti-démocratique ont pratiquement souillé le symbole bicolore noir et rouge et s’est opposé totalement à l’idéal Dessalinien de Justice sociale et d’égalité citoyenne. Pendant presque trois décennies, le régime duvalieriste n’a pu accoucher le rêve progressiste et inclusif de Dessalines de faire d’Haiti une terre équitable pour tous ses fils et filles. S’attribuant quelques réalisations de grandes envergures, ce régime autoritariste est pourtant considéré comme le plus rétrograde des dictatures de l’histoire de toute l’Amérique Latine.

N’ayant pas pu même apporter un certain degré de modernité et de promotion sociale dans les milieux institutionnels et sociaux endogènes de la République comme l’armée, l’administration publique et la paysannerie haïtienne; Pourtant, ce régime se donnait le plaisir d’exterminer et chasser les opposants politiques sous prétexte de combattre le communisme, vassaliser l’armée d’Haiti par un macoutisme effrayant, dilapider des fonds publiques surtout avec Baby Doc au pouvoir et aggraver les inégalités sociales dans une lutte noiriste démagogique et sectarisme créant un abîme socio-économique entre les élites et la masse populaire paysanne.

En définitif, la complexité historique du premier symbolisme Haïtien ne peut être en aucun cas une source de tension politique, de division sociale et un instrument de discorde idéologique dont le but ultime serait de divertir l’attention du peuple Haïtien à des fins purement démagogiques et partisanes. Aujourd’hui, nous sommes plus aux temps de l’autoritarisme mondial ni à l’époque médiévale anarchique, le peuple haïtien jusqu’ici sous l’égide de la constitution de 1987, fait allégeance au drapeau Bleu et rouge et la légitimité populaire reconnait ce présent bicolore comme un acquis constitutionnel faisant du peuple Haïtien une nation libre aux ambitions démocratiques. Si tout de suite après l’indépendance, la constitution de 1805 de Dessalines a fait des couleurs noir et rouge, le bicolore officiel du nouvel Etat, symbolisant l’union des anciens libres et les nouveaux affranchis mais son idéal de grandeur n’a jamais été considéré dans l’histoire politique Haïtienne comme Agenda d’Etat à intérêt national.




Aussi, de même que le drapeau confédéré des pères fondateurs américains étant devenu le symbole du racisme systémique et celui du régime Naziste d’Adolf Hitler, le symbole du fascisme et de l’anti-sémitisme, le drapeau Dessalinien Noir et rouge ne s’est-il pas malheureusement hissé en symbole de dictature féroce et de la peur? Aux anarchistes et aux révisionnistes, par force du droit constitutionnel et en l’absence de tout référendum démocratique et légitime, le présent bicolore national est non négociable. Notre drapeau Bleu et Rouge reste et demeure emblème national et international de la République d’Haïti!

Gumais Jean-Jacques, AvMP
jjgumais@gmail.com

2 pensées sur “Aux anarchistes et aux néomacoutes : notre bicolore bleu et rouge est non négociable!

  • Ping :our blue and red bi-color is non-negotiable! - Rezo Nòdwès | Alloayiti

  • 20 novembre 2018 à 11:48
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    Je partage fort bien votre opinion Mr. Jean-Jacques. Ce qui est arrivé à Vertières n’a autre label qu’anarchie et crime de haute trahison, méritant peine capitale. Ça doit nous faire réfléchir sur le fait que nous n’avons pas un pays, mais la triste et perplexe question qu’il nous reste à nous poser: quand en aurons un?

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