New York Times|Haiti. Elections truquées en perspective : Ariel Henry est un choix de Michel Martelly imposé à Jovenel Moise. Des « discussions orageuses » ont eu lieu entre les deux hommes quelques jours avant l’assassinat du 7 juillet, révèle le journal

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New York Times : »…les deux hommes étaient autrefois des alliés… »

Selon New York Times, Michel Martelly contraint Jovenel Moise à nommer Dr. Ariel Henry, premier-ministre pour faciliter le retour du clan Martelly au pouvoir, à travers des présidentielles truquées.

New York, mercredi 15 septembre 2021 ((rezonodwes.com))–Le New York Times qui a récemment rapporté qu’une affaire de drogue mal tournée pourrait être à l’origine de l’assassinat de la’ancien président Jovenel Moise, a, dans son édition de mardi 14 septembre 2021, apporté des faits concrets, à savoir la révélation d’une discussion tendue entre le chanteur grivois Michel Martelly et son poulain Jovenel Moise qu’il a placé sur la scène politique haitienne

« Le cabinet haïtien est maintenant divisé entre les alliés de Jovenel Moïse et ceux de Michel Martelly, qui est le favori attendu de la prochaine élection présidentielle », a indiqué le New York Times tout en précisant que « les deux hommes étaient autrefois alliés« .

Le New York Times a révélé et nous citons : « Dans les semaines qui ont précédé la mort du président, Michel Martelly a fait pression sur M. Moïse pour qu’il remanie son cabinet, en nommant de nouveaux ministres et M. Henry comme Premier ministre, selon un diplomate international et des responsables proches du président décédé« .

Les deux hommes étaient autrefois alliés. M. Martelly a choisi M. Moïse pour lui succéder à la présidence en 2015, le sortant ainsi de l’obscurité politique. Mais des responsables proches de M. Moïse ont déclaré que « la relation était devenue de plus en plus tendue, M. Martelly étant en colère contre M. Moïse pour ne pas l’avoir ouvertement soutenu pour les prochaines élections« .

Mais M. Moïse a insisté pour conserver plusieurs responsables à des postes clés, notamment les ministres de la justice et des finances et le procureur général. Ils essaient maintenant de faire avancer l’enquête sur le meurtre, ont déclaré des responsables gouvernementaux proches de M. Moïse.

Par ailleurs, a poursuivi le New York Times, « le porte-parole de Michel Martelly s’est refusé à tout commentaire« .

En raison du désarroi politique et de la violence qui règnent dans le pays, les élections nationales prévues pour cette année seront probablement reportées à l’année prochaine, selon les diplomates.

Le caractère chaotique de l’enquête a également accentué la désillusion de nombreux Haïtiens qui avaient déjà du mal à joindre les deux bouts et les a laissés désemparés quant à l’avenir de leur pays.

« Il est très difficile de trouver la justice en Haïti », a déclaré Raphael Jean Gilles, un vendeur de rue, avant d’énumérer les noms de hauts responsables politiques haïtiens qui ont été assassinés, leur mort n’étant pas élucidée des décennies plus tard. « Les gens qui ont tué Moïse sont ceux qui détiennent encore le pouvoir. Ça va continuer comme ça, rien ne va changer« .

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