Dénonciation de la Cour des Comptes face aux graves menaces de l’apprenti-dictateur Jovenel Moise visant à vassaliser cette institution à l’instar de ULCC, UCREF, PNH, Parlement…

0
268

Le premier-ministre de facto Joseph Jouthe qui n’a eu auparavant aucune entrée au parlement, la seule entité capable de légitimer son gouvernement, devrait être également interdit de venir discuter de grands dossiers avec les Commissaires de la Cour des Comptes dont le pouvoir émane d’un Parlement.

Longtemps restée retranchée dans ses réserves, l’institution a décidé de rompre le silence, suite à l’attaque du 6 septembre de l'apprenti-dictateur Jovenel Moïse.

le document complet peut être téléchargé à l’adresse suivante :https://www.cscca.gouv.ht/view.php?download_file=documents/316.pdf

Mercredi 9 septembre 2020 ((rezonodwes.com))–Fait paradoxal. L’Ingénieur Joseph Jouthe, premier-ministre de facto, a exigé des commerçants et entrepreneurs haitiens d’afficher dès lundi leur service en Gourdes alors que son gouvernement dépose devant la Cour des Comptes un document officiel sur un projet d’électricité rédigé dans aucune des deux langues officielles reconnues par la Constitution en vigueur.

Après avoir réduit à leur plus simple expression, ULCC, UCREF, FDI, ONA, FAES…les Parquets, les Commissariats et des unités spéciales de police et le Parlement, l’apprenti-dictateur haitien a tenté dimanche de mettre le cap sur la Cour des Comptes et du Contentieux Administratif, institution d’état autonome contre laquelle il a une dent pour la rédaction et la publication d’un rapport sur la dilapidation des fonds de Petro Caribe estimés à plus de 4 milliards de dollars.

Jovenel Moise qui s’est fait passer pour un cacique jusqu’à laisser entendre qu’il est prêt à violer la Constitution, le 7 février 2021, quitte à faire fusiller, disparaître ou assassiner des opposants et des manifestants par centaines, a enjoint son premier-ministre à « travailler » avec les commissaires de la Cour des Comptes, pour les contraindre à contourner certains règlements dûment établis dans l’acte constitutif de cette institution de contrôle.

Sombrant à son tour, dans la surenchère, car voulant se montrer plus royaliste que le roi, Nader Joacéus, ministre de facto des Travaux publics, a, pour sa part, déclaré avec un masque invisible recouvrant son visage : « Si ce n’était pas la CS/CA, qui bloquait les projets du gouvernement, Haïti serait déjà un joyau » oubliant que les $150 millions de Taiwan, c’est un infirme montant en comparaison aux $4.2 milliards dilapidés par l’équipe Tèt Kale incluant Jovenel Moise.

La Cour des Comptes qui n’a pas tardé à répondre – voir le document complet en annexe – tout en apportant un démenti formel sur les allégations infondées de l’apprenti-dictateur Jovenel Moise, dans l’ultime but de ternir l’image de l’institution et de ses membres, a apporté des précisions sur son fonctionnement en conformité avec sa loi organique. Jovenel Moïse est surtout révolté contre la CS/CA l’accusant d’avoir bloqué son projet de réparation des moteurs des usines de l’Électricité d’Haïti (EdH), dont les travaux ont fait l’objet d’un contrat avec la General Electric. Les dirigeants de l’institution ont, à leur tour, précisé que le contrat en question n’était pas courant.

Poursuivant l’émission de la position de la CS/CA, le texte continue en ces termes : « Depuis l’exercice 2013-2014, la Cour supérieure des comptes et du Contentieux administratif s’est présentée à la population dans sa vraie nature d’institution de con trôle des finances publiques. Elle s’est attelée à produire des rapports sur tous les pans de fonctionnement de l’Administration publique nationale et à formuler des recommandations, pour la majorité, non suivies, à ce jour, d’effets aux autorités en vue du redresse-ment des faiblesses constatées. Ces avis reflètent en ce sens son souci constant d’imposer le règne de la loi dans le fonctionnement de l’Administration »

Par ailleurs, tous les contrats rejetés par la CS/CA comportent des erreurs inadmissibles que celle-ci ne peut, en aucun cas, ratifier. La CS/CA riposte. Longtemps restée retranchée dans ses réserves, l’institution a décidé de rompre le silence, suite à l’attaque du 6 septembre de Jovenel Moïse. Dans une mise au point, datée du 8 septembre, titrée « Note de clarification », les juges de la CS/CA font le jour sur les dérives du régime, les aspects légaux des sanctions qu’’ils ont prises à l’encontre des projets incriminés.

Dans ce document, la CS/CA dit avoir pour principe d’éviter d’entrer dans des polémiques ou « de prendre des positions publiques sur des faits d’actualité relatifs à des dossiers technico-légaux qu’il traite et auxquels il est indûment imputé par des intéressés une coloration politique.

La CS/CA ajoute : « Au fait, dans un dynamique de la dématérialisation progresse du système opératoire de la Cour, les produits de ses travaux commencent à être rendus disponibles et accessibles, pour consultations, sur son site web : www.cscca.gouv.ht. »

https://www.cscca.gouv.ht/view.php?download_file=documents/316.pdf

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.