Haïti – Insécurité et spectre du coronavirus – le PM de facto, Joseph Jouthe, quant à lui préoccupé par « la tenue des prochaines élections »

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Nommé illégalement à la Primature par un président agissant en dehors de toutes normes constitutionnelles, réglementaires et démocratiques, et sans avoir à fournir les détails de sa gestion comme ministre de deux gouvernements dont le premier renvoyé par les députés pour « incompétence », et l’autre de facto et illégitime à l’expiration de 90 jours de « liquidation des affaires courantes », Joseph Jouthe qui promet de marcher la tête baissée devant Jovenel Moise, veut donner aux haitiens sa prochaine législature d’hommes pourris…avec les cartes Dermalog de Martine Moise.

Mardi 17 mars 220 ((rezonodwes.com))–Le malheur des uns fait le bonheur des autres, peut-on vite résumer le comportement du premier-ministre de facto Joseph Jouthe profitant du spectre de coronavirus menaçant nos frontières pour discuter avec Sylvie Tabesse, ambassadrice de l’UE, l’organisation des prochaines joutes électorales.

Alors que le pays traverse une période de disette et que l’insécurité fait encore rage, les autorités de facto ne s’en tiennent qu’ à une chose, une seule chose en réalité : des élections programmées pour qu’Haïti perdure dans le système de la corruption et de l’impunité. Mardi matin, un tweet de la Primature est venu informer que « le Premier ministre, M. Joseph Jouthe, s’est entretenu ce matin avec l’ambassadeur de l’@UE, Mme Sylvie Tabesse, autour de l’appui budgetaire, la tenue des prochaines élections, la poursuite du dialogue politique et la feuille de route du nouveau Gouvernement« .

Joseph Jouthe, le nouvel homme fort du pays, quand le président Jovenel Moise s’éclipse furtivement, en s’appuyant sur une certaine reconnaissance internationale, s’est mis en tête qu’il a un long boulevard devant lui pour parcourir les principales grandes lignes de sa mission cachée. Parachuté dans un poste sans l’appui parlementaire d’où il devait en principe tenir sa légitimité à défaut d’un consensus politique, Jouthe se sent prêt à faire revivre aux haitiens les expériences d’août et de décembre 2015 avec des élections-bidons et malhonnêtes qui leur ont valu une 50ème législature des plus corrompues de l’histoire du parlement en Haïti depuis la chute de la dictature, le 7 février 1986.

Un premier-ministre, qui le jour de son entrée en fonction et qui, dans un discours d’un désespéré, pour son haut niveau intellectuel, s’est abaissé jusqu’à établir dans le petit enclos du cercle vicieux fermé fermant les yeux sur les actes de corruption et d’implication du président Jovenel Moise, ne peut ni aujourd’hui, ni à l’avenir inspirer confiance. La notion du risque est claire et évidente qu’il ne paraît au prime abord.

Le pays n’en finit pas d’être à la croisée des chemins entre son histoire et son avenir qu’un petit groupe d’hommes se croyant vraiment intelligents a hypothéqué et tient encore à sa mise sous scellé malgré que le plus fort pourcentage de la population vivent dans la crasse, l’insécurité alimentaire, le banditisme d’Etat. Des élections, en avions-nous avant ? Et quel a été le résultat ?

Madam Mesye, un peu de crainte pour le coronavirus qui met à nu toute la laideur capitalisée de nos mauvaises gestions d’hier et aujourd’hui. Arrêtez nos soulouqueries !

La rédaction

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