Corruption, répression et démagogie, des mots inscrits au carnet d’adresse de Jovenel Moïse en fin de mandat, souligne l’opposition

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C’est au citoyen Haïtien qu’il revient tout simplement de prendre son destin en main, car ni l’ambassade des États-Unis, ni celle du Canada ou encore moins de la France ne viendra plaider sa cause sur l’échiquier international, affirme le militant Asad Volcy intervenant samedi à l’émission Ranmase.

Dimanche 17 novembre 2019 ((rezonodwes.com))–Selon Amnisty International, aucun enfant ne devrait prendre le chemin de l’école tant qu’il n’est pas sûr et certain qu’il va pouvoir rentrer sain et sauf à la maison, en fin de journée. Cette réflexion en partie s’applique au régime de Jovenel Moïse qui a commandé environ une quinzaine de blindés pour faciliter à la police la multiplication des actes de répression envers la population civile en ne ménageant aucunement les hôpitaux et les établissements scolaires quand il vient d’utiliser abusivement les stocks domincains de gaz lacrymogènes.

En trois mots, « Corruption, Répression et Démagogie« , le sénateur Youri Latortue résume les dernières heures de Jovenel Moïse au pouvoir « pour qui sonne le glas » et avec lequel, personne n’envisage le dialogue autre que coordonner son départ du Palais National, pacifiquement pendant qu’il est encore temps.

Commentant la dernière commande placée par le président Moïse pour l’acquisition des blindés sans autorisation de la Cour des Comptes, pour la PNH dotant elle-même une structure logistique pour ce genre de transaction, l’ancien colonel Himler Rebu a rappelé que les FAd’H même avec des tankers, n’arrivaient pas à s’imposer pour empêcher leur démobilisation.

Jovenel Moïse qui a échoué sur toute la ligne, se sert maintenant de sa caravane pour enlever des barricades, a commenté ironiquement un autre invité à Ranmase, émission désertée ces derniers temps par les défenseurs patentés du président Jovenel Moïse.

Les invités de Jean Monard Metellus ont passé en revue les développements de l’actualité socio-politique économique tout en concluant que Jovenel Moise a conduit le pays au bord de la faillite économique et quant à la justice, selon eux, le système judiciaire haitien très décrié ne pouvait pas offrir mieux qu’avec un président indexé de corruption que de se lancer à son tour, dans des simulacres de procès.

Revenant sur la petite cargaison d’armes saisie à l’aéroport, l’ancien haut-gradé des FAd’H, Himler Rébu, s’est dit étonner que le porte-parole de la PNH ne s’est pas encore prononcé sur le sujet. « Pas un point de presse de la PNH sur les armes du mercenaire » s’est exclamé stupéfait le colonel retraité précisant que rien ne justifie la présence de fusil d’assaut à bord d’une ligne commerciale.

Il s’est demandé finalement si l’ambassade américaine à Port-au-Prince se retrouve-t-elle dans une situation d’agression contre le peuple haitien pour tolérer les exactions de Jovenel Moise à ce point ? Selon Rébu, aucune arme de ce genre ne peut quitter le territoire américain sans une autorisation spéciale quelconque.

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