Haïti/Economie: « La situation actuelle soulève des inquiétudes », selon le prof. Emile

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« Nous avons très peu de ressources pour financer des investissements publics depuis le tarissement des fonds de Petro Caribe » affirme l’économiste Etzer Emile, trouvant alarmant un taux d’inflation à deux chiffres. Le professeur Emile souffle sur le chaud et le froid tout en tirant la sonnette d’alarme sur l’état désastreux des finances du pays à l’aube de 2018. L’Etat dépense beaucoup plus qu’il ne collecte et personne n’a acheté un seul « bon du trésor » d’octobre à aujourd’hui





Port-au-Prince, mercredi 27 décembre 2017 ((rezonodwes.com)).-« Nous n’avions presque rien exporté en 2017, nous n’avions tiré aucun bénéfice de l’agriculture avec des ventes de nos produits à l’étranger« , s’est lamenté Etzer Emile, directeur du centre d’entrepreneuriat et d’innovation à l’Université Quisqueya [Director of the Center for Entrepreneurship and Innovation (CEI) of Universite Quisqueya (UniQ)].

Oubliant d’évoquer la mission essentielle de AgriTrans, qui, selon l’ex-président Michel Martelly en 2015, est d’engager le pays vers l’exportation de la figue-banane à destination de l’Europe alors que le président Jovenel Moise n’en a même pas effleuré le sujet avec les dirigeants européens rencontrés tout récemment.

« Pour le seul mois d’octobre 2017, le gouvernement qui avait promis de ne plus utiliser les financements monétaires de la BRH pour financer les budgets » a regretté le professeur Emile, « a fait appel à la BRH pour un crédit d’appel d’un montant de 2.5 milliards de gourdes pour pallier un déficit« . L’économiste Emile, l’invité du jour à « Premye Okazyon » sur Caraïbes FM du mercredi 27 décembre 2017, a, par ailleurs, fait remarquer qu’en octobre 2016, la BRH avait seulement injecté 70 millions de gourdes dans les financements publics.




L’année 2018 qui ne s’annonce pas sous de bons auspices, a prévu le professeur universitaire, apparaîtra de très tôt avec ses difficultés économiques budgétaires à cause du déficit enregistré dès l’entrée en application de la loi de finances 2017-2018.

« L’exécution à la fois de plusieurs programmes gouvernementaux, sans ressources adéquates pour les soutenir« , d’après l’économiste Etzer Emile, pousse les autorités à recourir auprès de la banque centrale pour des décaissements sans un lendemain.

« Tout est au stade de promesse« , a martelé l’économiste, rappelant que jusqu’à présent le FMI n’a pas encore signé les facilités de ligne de crédit à accorder au gouvernement Moise-Lafontant, idem pour l’Union Européenne.




« Aucun bon du trésor public n’a été vendu durant le dernier trimestre de l’année 2017 » a confié Etzer Emile, professeur à l’Université Quisqueya, au micro des journalistes Guerrier Dieuseul et Bob C de Premye Okazyon, révélant un véritable manque à gagner pour le gouvernement prévoyant de collecter entre 4 et 5 milliards de gourdes à partir de ces bons.

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