Haïti-Elections – Environ 140 personnes tuées par balle et 20 enfants décapités à Port-au-Prince de janvier à juin

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le mois de mai a été le plus sanglant en Haïti, avec 44 décès sans rien en rapport avec le coronavirus.

Selon le professeur Rosny Desroches intervenant récemment dans une vaine tentative de défendre le mandat de Jovenel Moise qui n’a que moins de 7 mois à passer au Palais National, « il faut entre 7 et 9 mois pour organiser des élections en Haïti ». Et aux Etats-Unis pays indépendant depuis 1776 soit 28 ans avant Haïti, une campagne électorale dure au moins 2 années avant le jour J au premier mardi de novembre. Des élections en Haïti avant le 31 décembre 2020, c’est envoyé le mal-aimé peuple haitien à la boucherie tout en accordant bien avant le « permis de tuer / license to kill » à l’apprenti-dictateur Jovenel Moise.

Des assassinats en série à Port-au-Prince avec la multiplication des actes de violations des droits humains caractérisent la vie dans le pays durant le premier semestre de l’année 2020.

Samedi 11 juillet 2020 ((rezonodwes.com))–Depuis janvier 2020, quelque 243 personnes ont perdu la vie violemment dans la seule zone métropolitaine de la capitale, selon un rapport de la Commission épiscopale pour la justice et la paix (Ce-Jilap) publié en fin de semaine.

L’organisation religieuse catholique, qui recense le nombre de victimes des bandes armées depuis 18 ans, a révélé que le mois de mai a été le plus sanglant, avec 44 décès, alors que 26 ont été enregistrés en juin et 12 en avril, auxquels il faut ajouter 162 au cours des trois premiers mois de 2020.

Sur ce total, 137 personnes ont été abattues, deux ont été lynchées et 15 brûlées, en plus de 20 enfants « qui ont été décapités et brûlés afin que leur identité ne soit pas découverte« , selon ce bilan inquiétant.

Pour Ce-Jilap, l’évaluation partielle révèle l’intensité de la violence des gangs dans le pays, renforcée par l’impunité, alors que les autorités judiciaires n’ont pas encore terminé les enquêtes comme le massacre de La Saline, et l’incendie des marchés et des institutions publiques à Port-au-Prince. Toutefois, le gouvernement de facto continue d’explorer la possibilité d’organiser des élections truquées pour renforcer le régime PHTK, sous la bénédiction du Core Group et l’ONU n’ayant jamais encouragé la tenue d’un procès Petro Caribe pour punir les présumés corrompus indexés dans le rapport officiel de la Cour des Comptes.

« La violence et les violations des droits de l’homme sont la conséquence de l’impunité qui règne dans le pays, c’est pourquoi la violence bat son plein dans la société« , a déploré Joël Joseph, secrétaire général de la CE-Jilap.

Il a ajouté que la majorité de la population souffre d’insécurité, en plus du coût élevé de la vie et de la pandémie de coronavirus, qui laisse quelque six millions d’Haïtiens en situation d’insécurité alimentaire.

Bien que les autorités aient promis de lutter contre l’insécurité croissante dans le pays, mardi dernier, des gangs armés ont défilé sous la menace des armes pendant des heures dans plusieurs artères de la capitale, exigeant l’ouverture de certaines sections de rues bloquées par la police forcée de rester dans leur commissariat.

Et ces dernières années, ces groupes ont pris le contrôle de communautés vulnérables, empêchant l’entrée des forces de sécurité, tout en semant la terreur avec l’augmentation des décès, des enlèvements, des vols et d’autres crimes. Pour comble d’insulte et d’ironie, les gangs sont fédérés en G9 et l’apprenti-dictateur haitien, Jovenel Moise, est accusé d’être leur chef Suprême et Effectif des Gangs Armés Fédérés d’Haïti, au grand dam de la communauté internationale faisant croire qu’une transition ne viendra pas régler l’affaire du pays.

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