Kenscoff — Requiem pour les abandonnés de la République
— Ceux que l’État n’a pas protégés Sous les collines meurtries où s’attardent les pleurs,Des familles ont marché avec leurs morts en fleurs ;Le visage d’un absent, porté contre une poitrine,Devient l’ultime drapeau d’une douleur orpheline. Ils n’avaient demandé ni privilège ni faveur,Seulement qu’un État fût garant de leur demeure ;Que la force publique, investie
