PORT-AU-PRINCE, 2 octobre 2026 — A Gressier, le rythme opérationnel n’est plus celui observé avant la séquence diplomatique de New York. Alix Didier Fils-Aimé a prononcé son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre, puis le Conseil de sécurité a renouvelé, le 29 septembre, le mandat de la Force de répression des gangs jusqu’au 31 mars 2027. Quelques jours plus tard, les opérations de consolidation policière dans la commune connaissent une pause, dénoncent des riverains.
Le contraste est d’autant plus notable que, le 22 septembre, la PNH annonçait l’installation du commissaire principal Alix Appolon précisément pour renforcer la coordination et assurer la poursuite des opérations à Gressier. Le responsable avait aussitôt inspecté plusieurs axes stratégiques afin de suivre l’évolution du dispositif policier.
Selon les informations communiquées depuis la commune, cette pause doit permettre une nouvelle phase de planification entre les unités déployées, tandis que les gangs, de leur côté, ne s’avouent nullement vaincus. Aucun de leurs principaux chefs — les cerveaux et commanditaires de cette entreprise criminelle — n’a jusqu’ici été annoncé comme « mortellement blessé » au cours des opérations antérieures. Les positions conquises ne seraient cependant pas encore entièrement consolidées. Certains passages secondaires demeurent à contrôler et la présence policière permanente n’est pas encore établie partout dans les secteurs concernés.
La chronologie interpelle : pourquoi l’offensive s’est-elle intensifiée avant New York, puis ralentie après le discours de Fils-Aimé et le renouvellement de la FRG ? Aucun élément public ne permet d’établir l’existence d’un ordre politique, mais l’enchaînement mérite examen.
À Gressier, la question est désormais opérationnelle. Des positions reprises mais non consolidées ne constituent pas un contrôle durable du territoire. « Tant que la police ne tient pas les axes et ne sécurise pas les zones conquises, le risque d’un retour des groupes armés persiste« , opine un riverain contacté par le journal.

