MARCHAND-DESSALINES, 2 octobre 2026 — Barricades renforcées, clous disposés sur les routes, tranchées creusées et habitants brutalisés : le vice-délégué Dunelson Duval décrit une commune où les groupes armés continuent d’imposer leurs contraintes à la population.
« Nous n’avons pas une police active », a reconnu le responsable, tout en affirmant avoir réclamé depuis longtemps un renforcement sécuritaire à Marchand-Dessalines. Selon lui, laisser les groupes armés consolider leurs positions compliquerait davantage toute opération ultérieure de reprise du territoire.
Duval rapporte également que des habitants auraient été battus, certains blessés à la tête, pour avoir refusé de participer à l’installation de nouvelles barricades. Les activités commerciales et la circulation demeurent ainsi exposées aux contraintes imposées par les hommes armés.
Le vice-délégué demande néanmoins à la population de « prendre patience » et annonce de « bonnes nouvelles pour la commune ». Il dit disposer d’informations de « bonne source » concernant une réponse sécuritaire impliquant les forces annoncées et la Police nationale.
Le 17 octobre offrira un nouveau test symbolique pour les autorités de Port-au-Prince : se rendront-elles à Marchand-Dessalines, ancienne capitale impériale, pour commémorer l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines ? Depuis 2019, les principales cérémonies officielles se tiennent ailleurs, marginalisant une cité pourtant indissociable de la mémoire de l’Empereur et de la naissance de l’État haïtien.

