L’Obélisque des Gonaïves, déserté par le pouvoir central, cristallise la rupture entre l’Etat et son acte fondateur
Aux Gonaïves, l’Obélisque de l’Indépendance demeure matériellement préservé mais institutionnellement marginalisé. L’absence récurrente du pouvoir central lors des commémorations du 1ᵉʳ janvier confère à ce monument une signification politique nouvelle : celle d’une discontinuité entre la souveraineté proclamée en 1804 et sa reconnaissance effective par l’exécutif contemporain sur le site même de sa légitimation. GONAÏVES
