21 juillet 2026
Conseil de sécurité  : Raina Forbin défend le pari des élections malgré un pays déchiré par les gangs
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Conseil de sécurité  : Raina Forbin défend le pari des élections malgré un pays déchiré par les gangs

Face au Conseil de sécurité des Nations unies, la ministre haïtienne des Affaires étrangères, Raina Forbin, a présenté un tableau se voulant rassurant de la préparation des élections. Elle a affirmé que sept des dix départements seraient en mesure d’accueillir le scrutin, tout en reconnaissant que les trois autres, dont le département de l’Ouest, restent largement sous l’emprise de l’insécurité. Cette déclaration intervient au moment où l’ONU estime que plus de la moitié du corps électoral vit précisément dans les zones les plus affectées par les violences.

La cheffe de la diplomatie a également annoncé le recrutement attendu de 4 000 policiers et de 1 500 militaires afin de renforcer les capacités de sécurité de l’État. Elle a plaidé pour la poursuite du soutien international à la Mission multinationale d’appui à la sécurité, estimant que son renforcement demeure une condition pour rétablir l’autorité publique dans les territoires contrôlés par les groupes armés.

Son intervention a toutefois été éclipsée par celle de l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, qui a dénoncé la stratégie numérique des gangs haïtiens. Il a annoncé que Washington entend prochainement empêcher les organisations criminelles de tirer profit des réseaux sociaux, où elles diffusent des vidéos de meurtres, de menaces et de propagande servant au recrutement de nouveaux membres. Il a également décrit des atrocités commises contre des policiers haïtiens, dont certains auraient été brûlés et mutilés par des gangs.

Le contraste entre le discours de Raina Forbin, centré sur la perspective d’élections, et les descriptions alarmantes présentées devant le Conseil de sécurité alimente le débat sur la faisabilité d’un scrutin national alors que près de 1,5 million de personnes demeurent déplacées par la violence et que plusieurs régions échappent toujours au contrôle effectif de l’État.

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