Merci, Madame la Présidente, et merci à nos intervenants.
Les États-Unis condamnent dans les termes les plus fermes les attaques sauvages perpétrées par des gangs terroristes contre la communauté de Kenscoff. Nous pleurons les vies innocentes perdues et adressons nos plus sincères condoléances aux victimes ainsi qu’à leurs familles.
Cette attaque, qui intervient après plusieurs mois de violences meurtrières persistantes, constitue un nouveau rappel de la gravité de la crise sécuritaire en Haïti. Depuis des mois, des gangs terroristes assassinent des civils, terrorisent des communautés, incendient des habitations et détruisent des familles.
Désormais, ils disent ouvertement ce qui, jusqu’ici, demeurait implicite. Selon leurs propres déclarations publiques, les coalitions de gangs cherchent à empêcher les électeurs haïtiens d’exercer leur droit d’élire, lors d’un futur scrutin, un gouvernement représentatif.
Les terroristes ne peuvent prendre la démocratie en otage au service de leurs intérêts égoïstes et violents. Ils ne peuvent terroriser la population au bout de leurs fusils et depuis le confort de leurs postes de péage, tout en privant Haïti de son avenir.
Nous devons protéger les civils contre ces actes inadmissibles.
Nous nous tenons fermement aux côtés des autorités haïtiennes qui cherchent à traduire les auteurs de ces crimes en justice, à mettre fin à l’impunité des gangs, à restaurer l’autorité de l’État et à permettre au peuple haïtien de choisir lui-même ses dirigeants.
Les États-Unis restent déterminés, plus que jamais, à soutenir les efforts sécuritaires conduits par les Haïtiens afin de mettre un terme à la terreur des gangs. Cette attaque démontre précisément pourquoi la mission et le mandat de la Force de répression des gangs (GSF), autorisée par les Nations unies, sont nécessaires.
La GSF n’a pas été créée pour publier des communiqués derrière les murs d’une enceinte ni pour dépenser notre argent pendant qu’Haïti souffre. Avec l’appui de ce Conseil et de nombreux autres pays donateurs, il s’agit d’un nouveau type de mission, dotée d’un mandat visant effectivement à arrêter les gangs et à mettre fin à l’effusion de sang.
Elle doit reprendre les rues, neutraliser la menace et rendre Haïti à son peuple.
Les États membres des Nations unies peuvent soutenir cette action en faveur de la stabilisation régionale en permettant aux pays fournisseurs de contingents militaires et policiers à la GSF de procéder à leur déploiement aussi rapidement que possible, ainsi qu’en contribuant au Fonds d’affectation spéciale des Nations unies destiné à cette force.
Les États membres qui se préoccupent véritablement d’Haïti disposent aujourd’hui d’une occasion concrète de le démontrer. La GSF a besoin d’équipements, de ressources et de volonté politique pour accomplir sa mission jusqu’au bout.
Nous appelons les membres du Conseil de sécurité à renouveler, le mois prochain, le mandat de la GSF et nous entendons travailler avec le Panama, notre co-rédacteur, à ce renouvellement.
La stabilité ne pourra cependant être obtenue par les seules forces de sécurité. Nous devons rompre le cycle de la violence en associant des voies de sortie crédibles à de véritables perspectives, soutenues par une gouvernance responsable.
Nous appelons la communauté internationale à aider Haïti à gagner durablement la paix. Des investissements indispensables dans le capital, les infrastructures et la création d’emplois peuvent offrir des perspectives à la prochaine génération de dirigeants haïtiens et proposer des alternatives à la trajectoire meurtrière de la violence des gangs.
Les États-Unis se tiennent aux côtés d’Haïti et continueront de travailler avec les Haïtiens et leurs partenaires internationaux afin de mettre fin à cette crise et de rétablir la stabilité du pays.
Merci.

