13 octobre 2026
Des militants de l’opposition dans les rues pour marquer le 7 février
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Des militants de l’opposition dans les rues pour marquer le 7 février

Les revendications dénonçant l’insécurité, le chômage, la mauvaise gouvernance, la misère ont résonné dans la foule des militants. Ces derniers, en dépit d’une mobilisation en baisse de régime, menacent d’intensifier la mobilisation pour forcer le Chef de l’État, Jovenel Moise à la démission

Vendredi 7 février 2020 ((rezonodwes.com))– Les dizaines de militants politiques présents, jeudi, sur la Place Dessalines au Champs de Mars, s’adonnaient au rituel préparatoire coutumier à la mobilisation. Entretien avec des journalistes, distribution de pancartes, répétition des musiciens, organisation du parcours concouraient à relancer le mouvement des rues, au creux de la vague depuis plusieurs semaines.

Au fil des minutes, avec l’arrivée d’autres figures de l’opposition politique et la révélation de l’itinéraire de la marche, une nouvelle réalité s’imposait. Des agents du Corps d’Intervention, de Maintien d’Ordre, déployés sur les lieux, indiquaient aux passants et conducteurs de véhicules les voies à emprunter en vue de frayer un chemin aux manifestants.

Abel Loreston, dirigeant du MOVID et Edzer Jean Louis, responsable de l’Ensemble des organisations de l’opposition ont été intransigeants envers le Chef de l’État.

’’ Les revendications demeurent. Démission de Jovenel Moise, réalisation du Procès Petro Caribe et des auteurs des massacres d’État, installation d’un gouvernement de transition’’, ont-ils scandé.

Le 7 février, symbole de l’histoire récente d’Haïti, est marqué par le soulèvement populaire. À l’initiative de plusieurs organisations populaires de base, dont KONBITE, Challenger Populaire et Esclaves révoltés, des gens ont marché pour dénoncer l’inacceptable. I

ls en ont profité pour dresser un bilan désastreux de la gestion du pays par l’équipe en place. Jovenel Moise, dauphin de Michel Joseph Martelly est aux commandes de l’État depuis 3 ans et est crédité d’une gestion catastrophique de la chose publique.

‘’Il est incapable d’assainir le pays. Les villes haïtiennes croulent sous les détritus. C’est un bilan totalement négatif. La corruption, la faim, la misère, l’insécurité sont à 100%’’. C’est un incompétent’’, ont lâché Yveline Jeudy, responsable de l’organisation Femmes en mouvement et Josué Mérilien, dirigeant de KONBITE.

Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

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