QUESTION ESSENTIELLE AU CARICOM ET A L’INTERNATIONALE? ÊTES-VOUS SÉRIEUX ?
Par Pierre Robert Auguste
A bien considérer, l’absurdité devient la propension naturelle des envoyés internationaux en Haïti qui folâtrent en masochistes enjoués dans la dédale d’une crise sociétale. Le mal qu’ils se font à eux-mêmes c’est de perdre leur crédibilité, pensant qu’on n’a rien à perdre dans un pays d’insignifiants consentis, de lâches exaltés, de sprinters gloutons inconscients aux mangeoires publiques qui se font passer pour politiciens sans être hommes et femmes d’État . C’est tout l’envers de la quintessence sociale haïtienne.
Celle-ci s’est exprimée contre l’absurdité dangereuse de vouloir des élections au 13 décembre. C’est une option politique à suivre quand l’écurie des candidats en défaut de légitimité morale s’est fourvoyée par cupidité, irresponsabilité.
La quintessence sociale haïtienne veut des élections pour s’acheminer vers la résolution de la crise fondamentale. L’internationale veut des élections pour imposer une volonté calendaire. La première tend à s’accrocher à des garanties de sûreté comme membre d’un État. La seconde s’en tient à son statut de commandeur absolu,maître céans du droit de trouble,de division,de paix contrôlée. Le problème de la sécurité achoppe sur cette divergence entre les prérogatives d’un État normal,ancrage de la quintessence sociale haïtienne et une autorité internationale subsidiaire qui les denie aux locaux. Sous ce rapport, conviennent à la tête des administrations publiques haïtiennes des hommes et femmes enthousiastes de l’esprit soumis, remarquables d’incompétence, parangons de l’intérêt personnel et du vice de la prédation. Le choix de la bande à Didier n’est pas un hasard. Il répond à la logique de l’absurdité. On ne veut plus que l’Etat haitien soit dirigé par des hommes et des femmes sûrs de caractère, mais par des esclaves prêts à » marcher à plat ventre ( les premiers) ou à plat dos ( les secondes) pour parodier la phrase célèbre d’Estenio Vincent en référence au temps de l’occupation américaine.
L’internationale, manipulée honteusement par les États-Unis d’Amérique, n’aime pas les attributs de la sécurité nationale en Haïti. Les forces armées d’Haiti, qu’ils avaient voulu détruire depuis le mauvais exemple des petits soldats en 1988,doivent rester des unités divisables de playboys démonstratifs, la PNH un corps de patrouilleurs affairistes. La doctrine de la sécurité doit se soustraire à la pensée haïtienne , sa responsabilité se transmettre aux rives du Potomac, à Washington ou aux bords de East River, à l’ONU. Le problème de la sécurité ne sera jamais jamais résolu en Haïti, tant que ne lui sont restitués ses privilèges étatiques,ni acceptée,reconnue son autonomie conceptuelle, éditoriale. Hypocritement , sans pouvoir en assurer la responsabilité, l’internationale est en train de détruire un État,membre fondateur de l’ONU et faire disparaitre une société mythique de l’universalité humaine. Les préjugés raciaux, discriminatoires sous-tendent l’orientation du dossier. Il n’est pas sérieux que la CIA, le FBI, le Conseil américain de sécurité nationale déclinent leur incompétence dans le trafic permissif d’armes et de munitions qui est la principale cause aggravante de l’insécurité aux frontières que les gouvernements américains appellent avec dérision leur arrière-cour qu’ils laissent sale,empuantie par un sens de la propreté antinomique. C’est d’être salopre d’agir ainsi.
Ce qu’ils ne voient pas, et dont Caricom se sera rendu complice, cette secte racialiste de l’internationale sape, déconstruit en Haïti la société internationale civilisée de 1945. Les régimes féroces de l’illibéralisme tenderont à imposer un nouveau fascisme contre l’universalité de l’être humain, en faveur de la xénophobie, la primauté de la force brutale, l’anéantissement du droit, la revitalisation de la théorie des races inférieures dont le destin est d’être dominées par la volonté des puissants. En Haïti, se trame la fin du multilatéralisme, qui peut être aussi la fin du monde que nous connaissons. Et c’est pas sérieux que l’hypocrisie des puissants fasse le monde entier courir un risque si élevé.
Gonaïves le 10 septembre 2026
Pierre Robert Auguste


