Les déclarations polémiques du consul général d’Haïti à Miami, Yverick Délerme Cyril, sur la situation des Haïtiens bénéficiaires du TPS, menacés de déportation par l’administration Trump, suscitent de vives réactions en raison de leur ton jugé provocateur et de leur caractère controversé.
Sur la plateforme numérique du journaliste Luckson Saint-Vil, le consul général d’Haïti à Miami, Yverick Délerme Cyril, a livré des propos qui, aux yeux de ses détracteurs, donnent une image particulièrement négative de la diplomatie haïtienne. Intervenant sur l’avenir des Haïtiens détenteurs du TPS, confrontés à la menace d’une déportation par le gouvernement américain, le consul Cyril a adopté une posture que certains observateurs jugent incompatible avec les exigences de réserve et de responsabilité attachées à la fonction diplomatique.
Si des critiques récurrentes portent sur ses compétences et sa manière d’exercer ses fonctions, son parcours professionnel fait également l’objet de nombreuses interrogations. Selon certaines sources, il aurait commencé sa carrière au consulat d’Haïti à Miami comme chauffeur sous le gouvernement de Laurent Lamothe, avant d’accéder au poste de consul général dans des circonstances qui continuent de susciter des interrogations. Ses détracteurs associent notamment cette ascension aux pratiques de clientélisme qui, selon eux, ont marqué le fonctionnement du pouvoir sous le PHTK.
Selon une diplomate citée par nos sources, Yverick Délerme Cyril ne disposerait pas d’une formation universitaire ou de compétences spécifiques correspondant aux exigences du poste de consul général. Ses prises de position sur le sort des quelque 350 000 Haïtiens concernés par le TPS aux États-Unis sont, selon cette source, révélatrices d’un manque de maîtrise des éléments de langage et de la retenue professionnelle attendue d’un représentant diplomatique.
Transféré à New York sous l’administration de la ministre des Affaires étrangères Dominique Dupuy, le consul Yverick Délerme aurait retrouvé son poste à Miami cinq mois après l’entrée en fonction de l’ancien chancelier Harvel Jean-Baptiste.
Ses détracteurs dénoncent également ce qu’ils décrivent comme des excès de zèle et une attitude arrogante, qu’ils mettent en relation avec des arrangements destinés à satisfaire les attentes de certains responsables de la chancellerie. Selon plusieurs sources, des avantages, notamment la prise en charge de per diem et de certains frais consulaires pour des officiels en transit à Miami, auraient contribué à consolider ses appuis au sein de l’appareil diplomatique. Ces allégations mériteraient toutefois d’être étayées par des documents ou des témoignages vérifiables.
Par ailleurs, la gestion des fonds destinés à la construction du bâtiment devant abriter le consulat d’Haïti à Miami ferait l’objet d’interrogations. Des critiques portent notamment sur la transparence de la gestion du projet et sur les retards enregistrés dans sa réalisation, alors qu’une enveloppe budgétaire importante aurait été prévue à cet effet. Certaines voix réclament l’intervention des institutions haïtiennes de contrôle, notamment la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA), l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) et l’Inspection générale des finances (IGF), afin qu’un audit puisse établir la situation financière et administrative du projet.
Rappelons qu’après ces déclarations jugées pour le moins irresponsables par certains membres de la communauté haïtienne de Floride, des voix s’élèvent pour demander à la ministre des Affaires étrangères du gouvernement de facto dirigé par Alix Didier Fils-Aimé de procéder à la révocation du consul Yverick Délerme Cyril, dont les détracteurs estiment que le comportement et les prises de position ne sont pas compatibles avec les exigences de la fonction diplomatique.

