L’Organisation mondiale de la santé a averti samedi que le monde demeurait fortement vulnérable face aux épidémies, à l’issue de la 79e Assemblée mondiale de la Santé à Genève, citant les récentes flambées d’Ebola et de hantavirus comme preuve des risques persistants.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que les systèmes de surveillance et de riposte devaient être renforcés afin d’éviter de nouvelles crises sanitaires mondiales.
Cette mise en garde intervient alors que l’Ouganda a confirmé trois nouveaux cas du virus Ebola de souche Bundibugyo, portant à cinq le nombre total d’infections recensées. Selon l’OMS, aucun vaccin ni traitement approuvé n’existe actuellement contre cette variante.
Parmi les nouveaux cas figure un ressortissant de la République démocratique du Congo venu se faire soigner en Ouganda. L’OMS a relevé à “très élevé” le niveau de risque national pour la RDC, tout en maintenant le risque mondial à un niveau faible.
L’organisation insiste sur la nécessité d’une coopération transfrontalière renforcée entre les pays africains concernés afin de contenir rapidement l’épidémie. Réunis à Kampala, les ministres de la Santé de l’Ouganda, de la RDC et du Soudan du Sud ont discuté des mécanismes de coordination régionale.
Au terme de l’assemblée, les États membres ont également adopté plusieurs résolutions portant sur la lutte contre la tuberculose, les maladies tropicales négligées et la réforme de l’architecture mondiale de la santé.

