| C’est le comble de l’absurdité, une situation comme on n’en avait jamais vue avant ce régime représenté aujourd’hui par la coalition PHTK-SDP-Fusion-MTV. Un camion détourné par les bandits, peut-il représenter une aiguille dans une boite de foin? |
La pénurie de l’essence sur le marché découle du climat de l’insécurité qui sévit à Port-au-Prince. À Cité-Soleil, dans le Terminal pétrolier, 10 camions pétroliers ont été détournés par des hommes lourdement armés, déplore le président de l’Association nationale des distributeurs des produits pétroliers (ANADIPP), David Turnier.
Mercredi 4 mai 2022 ((rezonodwes.com))–Le responsable de l’ANADIPP rappelle que les dispositions sécuritaires dans les terminaux pour l’approvisionnement camions ne dépendent pas des opérateurs. Il revient à l’État de s’assurer sur les mécanismes à garantir la sécurité des opérateurs, soutient-il.
En interview, mercredi, sur les ondes de Radio Kiskeya, le numéro un de l’ANADIPP déplore que 10 camions pétroliers ont été détournés par des bandits armés à Cité-Soleil. Dans les détails, il rapporte que 6 véhicules ont été déviés de leur parcours initial, mardi et 4 autres n’ont pas pu regagner les stations d’essence, mercredi.
Les chauffeurs qui pilotaient les camions ont été relâchés, confie-t-il, mais les civils armés ont gardé les véhicules. Pour l’heure, les opérateurs qui ont placé des commandes attendent encore la livraison des produits pétroliers. La situation sécuritaire dans l’environnement immédiat des terminaux interpelle les opérateurs pétroliers, souligne le numéro de l’ANADIPP.
Aucun dispositif pour anticiper les actes des hors-la-loi, regrette-t-il. À Martissant comme à Varreux, régions métropolitaines tombées aux mains des gangs G9 fédérés par le pouvoir Tèt Kale, il est devenu la norme que des camions citernes soient systématiquement détournés par des bandits régnant en toute impunité.
Parallèlement, sur le marché informel, l’essence se vend à prix fort dans une totale indifférence, dénoncent des citoyens.
La crise répétée de l’essence sur le marché national dépend du comportement de l’État, cet Etat en faillite et champion de la corruption dans la Caraibe, qui lui-même crée le déséquilibre en créant un processus opaque dans l’octroi des droits d’importation. Elle se s’est exacerbée avec le conflit Russo-Ukrainien.
La PNH ne dit-elle pas accompagner les camions citernes dans les terminaux ? Un camion
peut-il représenter une aiguille dans une boite de foin? Se questionnent des avisés.

