27 septembre 2026
Little Haiti | Byron Donalds veut les voix haïtiennes pour devenir gouverneur de Floride, son vote contre le TPS au Congrès refait surface
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Little Haiti | Byron Donalds veut les voix haïtiennes pour devenir gouverneur de Floride, son vote contre le TPS au Congrès refait surface

Byron Donalds rattrapé par son vote contre le TPS au moment de courtiser l’électorat haïtien

MIAMI, 27 septembre 2026 — Byron Donalds tente de consolider sa campagne au poste de gouverneur auprès de l’électorat haïtiano-américain du sud de la Floride, mais son propre dossier au Congrès accompagne désormais ses déplacements. Le 16 avril, le représentant républicain a voté contre H.R. 1689, texte adopté par la Chambre par 224 voix contre 204 et visant à maintenir Haïti sous Temporary Protected Status (TPS). Le 27 juillet, interrogé par Local 10 au moment où Little Haiti subissait directement les conséquences de la fin du programme, Donalds affirmait que le TPS avait été « abused by Joe Biden ».

Un mois plus tard, le 23 août, Donalds assumait encore cette ligne sur CBS. Tout en admettant que la stabilisation d’Haïti « is going to take time », il jugeait correcte la décision de l’administration Trump de restituer au TPS son caractère strictement temporaire. Margaret Brennan lui rappelait alors que quelque 158 000 Haïtiens vivant légalement en Floride bénéficiaient du programme avant sa suppression et que des élus républicains de Floride, notamment Carlos Giménez et María Elvira Salazar, avaient publiquement alerté sur ses conséquences économiques et humaines.

Septembre place cependant Donalds sur un autre terrain : celui de la conquête du vote haïtiano-américain. Le 12 septembre, le candidat républicain participait à North Miami à un Community Breakfast & Conversation réunissant notamment pasteurs, entrepreneurs, responsables communautaires et électeurs haïtiens. Le Floridien estime l’assistance à environ une centaine de personnes. La séquence offre désormais à ses adversaires comme à ses interlocuteurs communautaires une chronologie difficile à contourner : avril, vote contre le TPS ; juillet, critique du programme ; août, défense de sa suppression ; septembre, offensive électorale auprès d’une communauté directement affectée par cette politique.

Une autre interrogation concerne Port-au-Prince. Sur CBS, Donalds a affirmé avoir rencontré le gouvernement haïtien de transition et son représentant diplomatique afin de discuter de sécurité et de stabilisation. À mesure que le candidat intensifie ses démarches auprès de la diaspora, quel responsable haïtien accepterait de s’exposer publiquement à ses côtés au cours d’une campagne où la question du TPS demeure particulièrement sensible ?

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