6 septembre 2026
Haïti : A qui profite le crime? par Kerlens Tilus
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Haïti : A qui profite le crime? par Kerlens Tilus

En 2018, la société haïtienne n’est pas différente de la société coloniale d’avant 1804. Nous retrouvons les blancs de la communauté internationale, les arabes et les mulâtres qui s’érigent en colons. Nous retrouvons les éléments de la classe moyenne et les noirs qui ont fait fortune dans la corruption et dans le trafic de la drogue comme affranchis, et en dernier lieu, nous avons la grande masse des Haïtiens qui constituent la classe des esclaves. Le motto « Tout par et pour la métropole » peut être remplacé par « Tout par et pour les étrangers »

Dimanche 5 août 2018 ((rezonodwes.com))– A qui profite le crime ? est une question qui revient à chaque fois qu’un forfait est commis, mais en ce qui a trait à la mère patrie, cette question est posée dans une double optique. Non seulement, on veut vraiment faire le point sur le crime, mais on veut savoir qui en bénéficie et qui sont les potentiels victimes. En Haïti, pays de l’enquête se poursuit, on n’arrête jamais les vrais criminels. On trouve toujours un subterfuge pour bloquer les enquêtes.




N’est-ce pas la Bible qui a dit que la justice élève une nation, alors on comprend bien pourquoi la nation haïtienne est si rabaissée parce que nous donnons la primauté à l’impunité. L’heure est toujours grave en Haïti parce qu’on vit de crime en crime. Mais, aujourd’hui, nous arrivons à un carrefour où le citoyen lambda est interpellé malgré sa faiblesse et son impuissance. Nous savons que le changement vient à partir d’un constat d’échec où des bien-pensants décident de s’asseoir et de tacler les problèmes. On concerte, on se rassemble, on discute, on essaie de faire l’unité dans la diversité, on propose et on arrive à un consensus. Dans le cas d’Haïti, il me semble que personne ne veut faire le sacrifice ultime. Si la jeunesse n’est pas assez équipée pour provoquer le changement, les acteurs du troisième âge qui ont tout vécu, qui ont amassé assez d’expériences et qui s’en vont, qui n’ont aucune velléité de s’enrichir au détriment des autres peuvent donner le ton. Nous nous en remettons aux retraités, à ces professionnels de haut calibre qui ont brillé à l’étranger.

Les événements du 6,7 et 8 Juillet ont fait couler beaucoup d’encre. Certains pensent que c’est une guerre inter-bourgeois qui est lancée et qui fait son petit bonhomme de chemin ; d’autres pensent que c’est le peuple qui exprime son ras-le-bol, mais en dehors de tout cela, nous nous posons la question fondamentale : A qui profite le crime ? On aurait pu remonter au 7 Février 1986, au 30 Septembre 1991, au 29 Février 2004, mais nous essaierons d’effleurer toutes ces dates dans notre réponse. De quel crime parlons-nous ? Depuis le 17 Octobre 1806, date du parricide du fondateur de la nation haïtienne Jean Jacques Dessalines, le peuple haïtien est terrassé par une série de malheurs provoqués par la main des hommes. Le crime consiste en refusant à ce peuple de vivre libre et de vivre comme des « moun » à part entière. Nous nous rappelons bien de la constitution de 1806 où Dessalines tenait à traiter tous les Haïtiens sans exception aucune sur le même pied d’égalité. Dessalines voulait donner la terre aux anciens esclaves et leur permettre de vivre bien de leur travail. Malheureusement, les anciens libres, les affranchis, les mulâtres, les grands chefs militaires noirs et mulâtres confondus n’ont pas voulu que ce rêve devienne réalité. Nous savons les noms de tous ceux qui ont bénéficié du parricide de Dessalines. Aujourd’hui, encore, nous n’avons qu’à fouiller dans les archives pour voir qui continuent à bénéficier des mesures prises par Alexandre Pétion et Jean-Pierre Boyer pour écarter la masse des nouveaux libres de la sphère publique et exercer de la discrimination envers eux.




En 2018, la société haïtienne n’est pas différente de la société coloniale d’avant 1804. Nous retrouvons les blancs de la communauté internationale, les arabes et les mulâtres qui s’érigent en colons. Nous retrouvons les éléments de la classe moyenne et les noirs qui ont fait fortune dans la corruption et dans le trafic de la drogue comme affranchis, et en dernier lieu, nous avons la grande masse des Haïtiens qui constituent la classe des esclaves. Le motto « Tout par et pour la métropole » peut être remplacé par « Tout par et pour les étrangers ». Nous avons une formule qui est simple où nous ne discriminons personne. Etre Haïtien c’est vivre et travailler pour le bien d’Haïti. Si quelqu’un peut prouver de par ses actions qu’il travaille dans l’intérêt suprême de la nation haïtienne, on ne peut lui refuser la nationalité haïtienne.

Le crime qui a été perpétré contre le peuple haïtien avec l’assassinat de l’empereur Jean Jacques Dessalines est toujours présent aujourd’hui. Est-ce possible que plus de la moitié des Haïtiens vit avec un dollar par jour ? Est-ce possible que nous n’avons que douze entités au sein de l’Université d’Etat d’Haïti pour plus de cent mille jeunes qui obtiennent leur Bac chaque année ? Est-ce possible que nous n’avons pas un hôpital d’Etat de référence dans le pays qui peut desservir tous les Haïtiens ? Est-ce possible que les jeunes sont obligés de partir parce que le pays ne leur offre rien ? Est-ce possible que le budget de l’UEH est à un milliard de gourdes alors que celui du parlement est à sept milliards de gourdes ? Est-ce possible que des nantis ont des franchises douanières et des exemptions de taxes et d’impôts allant de 5 ans à 15 ans ? Nous aurons pu poser un tas de questions pour illustrer que le crime profite aux nantis qui ont établi ce système « peze souse », aux politiciens qui jouent le théâtre quotidien et qui font semblant que la politicaillerie est indispensable dans ce pays.

Les élites économiques, politiques et intellectuelles ont toujours raison et le peuple a toujours tort. Le point qu’on veut faire dans cet éditorial est jusqu’à quand allons-nous continuer à vilipender les Haïtiens de la masse sur qui repose la richesse des grands ou des nantis. Le peuple arrive à identifier ses ennemis. Le pouvoir exécutif ne travaille que pour les intérêts des nantis et des gens à souliers de ce pays. Le pouvoir législatif ne travaille que pour son propre compte. Les parlementaires s’enrichissent au détriment du peuple sans gêne et sans remords. Le pouvoir judiciaire qui est traité en parent pauvre vend la justice aux plus offrants.

La presse qui constitue le quatrième pouvoir est prise en otage par un petit groupe de patrons de médias qui donnent la voix au chapitre à un groupe de journaleux appelés « machann mikwo ». Sur qui ce peuple peut-il compter pour stopper ce crime qui se perpétue et faire payer les coupables ? Chaque Haïtien a sa compréhension de la situation qui prévaut dans le pays. Mais, rares sont ceux qui comprennent ce qui doit être fait pour que le peuple soit en mesure de bénéficier de l’appareil politique et d’être en mesure de créer des richesses et de jouir équitablement des opportunités existantes. Sans langue de bois, nous résumons pour dire que le crime profite aux nantis, aux ténors de la classe politique et à tous ces intellectuels qui offrent leurs services aux meneurs de jeu au détriment du peuple haïtien. Tout ce dont nous avons besoin pour combattre le crime, la corruption, la misère imposée et la paupérisation c’est la conscience collective.




Quand on comprendra que le pays nous appartient, nous cesserons de nous comporter comme des passagers en transit. Quand nous comprendrons que Jean Jacques Dessalines a réellement donné sa vie pour faire de nous des hommes libres, nous, de la diaspora, prendrons notre engagement pour agir sur le terrain, prendre contrôle de l’appareil étatique et investir dans l’économie nationale pour créer des richesses. Nous n’avons pas besoin d’attendre des experts étrangers pour nous dicter la voie à prendre pour arriver au changement et au développement endogène durable. Nous sommes assez formés et assez responsables pour prendre notre destin en mains.

Ce n’est qu’une question de volonté et de détermination. Mettons-nous au pas, car nous devons construire l’avenir afin que tout un chacun puisse s’y retrouver et vivre le bonheur. Tout est possible à celui qui croit.

Vive une Ayiti prospère, libre et souveraine !

Kerlens Tilus 08/04/2018

Futurologue/ Templier de Dieu/ Ecrivain

Snel76_2000@yahoo.com

Tel : 631-639-0844

3 Comments

  • afdd 6 août 2018

    Cette classe des « affaires » en Haiti ! LOL. Ces messieurs ont tous l’air minable de petits gangster de rue. Quelles sales gueules! Wow. Toutes ces magouilles pour ressembler a des restavek. Wow.

  • FC 6 août 2018

    « Douze entités au sein de l’UEH pour plus 100 000 jeunes qui obtiennent leur bac chaque année ». C’est bien là le malheur d’Haïti, mais la solution est peut-être plus complexe qu’il n’y parait. Que vaut réellement le diplôme du bac en Haïti ? L’avenir de chaque jeune implique-t-il qu’il passe forcément par l’université ? Pourquoi ne citer que l’UEH et ne pas parler des myriades d’université qui officient sans aucun contrôle sérieux de l’Etat et procurent à prix fort des diplômes qui ne valent rien ? Que penser d’un sytème d’enseignement supérieur où à peine 10% des professeurs possèdent un véritable diplôme de doctorat ? Haïti est un pays ou la merchandisation de l’enseignement supérieur se fait au détriment de la jeunesse dans la plus parfaite indifférence nationale et internationale. Qui saura restaurer les priorités ?

  • Givenchi Alpachino 6 août 2018

    Bonsoir à tous et à toutes! c’est un très beau chapitre que mon frère,mon compatriote à rédiger là,mais il vient de le dire dans son textes qui va ou du moins qui allait prendre prendre le contrôle de ce petit pays que nous voulons tant le sauver. Pour appuyer ce que mon frère veut ne de dire la nous sommes dépourvus de nos membranes enclavés car la classe des étrangers(es) prend le dessous sur nous sans être s’avoir pourquoi nous souffrons dans un état pareil,c’est vraie que nos diplômés ont donné la voie aux chapitres surtout aux étrangers premièrement et à la classe des mulâtres aussi!mais pourquoi nous n’arrivon a trouvé des hommes et des femmes qualifiées pour nous défendre sur le plans social,politique et économique?je me rappelle que j’avait dit dans mon commentaire l’autre jour que nous avons grand besoin d’un homme comme Jean Jacques Déssaline ou comme François Duvalier pour pouvoir prendre le contrôle de ce beau petit pays que nous avons mais un frére à dit que Duvalier nous à fait trop de tord que je n’ai pas besoin de parler de lui mais mon frère écoute moi bien fait un petit retour d’âge pour voir le pays vers les années 60 jusqu’à 71 comment était le pays? il était propre et tout le monde a du respect pour chacun puisque je ne connais pas qui vous êtes;et vous ne me connaissez pas cela veut dire quoi?le président François Duvalier ne prend pas d’ordre dans les mains des étrangers comme les grand pays développés pour cités les États Unis et j’en passe à cette époque la le pays marchait bien et les rues de la capitale étaient toutes à fait propre,mais de nos jours c’est la communauté internationale qui fait là une de l’actualité c’est eux qui contrôle les élections territoriales nos dirigeants n’ont pas la voix aux chapitres je mesure mes mots ci c’etait sur le reigne de Duvalier pour dit qu’ils auraient le droit de venir dire quoique ce soit non par ce qu’il ne leurs à pas donner le droit.,mais maintenant c’est toute à fait différente ci les sponsors dit non je ne veut pas cela ces ça que je les sousous ne peuvent pas dire non par ce qu’ils sont mendiants(es)nous n’avons aucune respect aux yeux de la communauté internationale. J’ai publié un méssage vocal sur ma chaîne sure YouTube ou j’ai pris mon temps à entendre un homme d’affaire de la classe des mulâtres qui parlait de nos journalistes comme des mendiants par ce qu’il a pût dire qu’ils ont utilisé leurs argents pour les faire dire des sottises à la radio ou du moins à la télévision. Alors pour moi la vraie décision à prendre c’est la jeunesse Haïtienne qui devrait la prendre puis les Haitens(es) de la diaspora ils ne doivent pas écouter les propos ou du moins les mauvaises nouvelles car tous ces mauvaises nouvelles là viennent de la communauté internationale et des étrangers qui vivent principalement dans la capitale haïtienne puisque les mulâtres on dit qu’ils sont des descendants des colons français que les noirs d’Haïti sont des noirs d’afri qu’ils doivent retourner dans leurs terres natales et d’autre en plus il a dit qu’à chaque fois il voulait mettre le désordre dans le pays pour brûler,écrasé les marchés publiques,la magasins il utilisent les jeunes défavorisés des quartiers populaires pour aller faire cela alors je pense que nos jeunes devraient prendre conscience et mettre une structure bien fondée et bien équipée pour la bonne fonctionnement des quartres pouvoir. Je ne parle pas le français et je n’écris pas le français puisque je sais qu’il y’a des personnes qui allaient parler sur la façon dont j’ai écris mon commentaire je profite l’ocassions pour dire à ses personnes là que s’ils étaient parler le français aussi bien que ça ils n’allaient pas faire ces choix de ses députés et sénateurs que je vois dans le parlement Haitien par ce qu’aucun d’eux n’est pas aussi mieux que ça. Merci bien

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