Vendredi 27 juillet 2018 ((rezonodwes.com))– Les Haïtiens de la diaspora sont économiquement mieux que les Haïtiens en Haïti parce qu’ils bénéficient de meilleures opportunités des pays dans lesquels ils vivent.
S’ils étaient encore en Haïti, ils seraient pauvres et chômeurs et même des corrompus. Ils ont eu une longueur d’avance et ont à leur portée tout ce que le monde a à offrir. Malgré tout, ils ferment les yeux et les cœurs contre leurs frères dans le besoin. Ils disent qu’ils veulent aider, mais ils n’aident qu’à travers de beaux discours. Ils étalent des messages de résistance au gouvernement au lieu des stratégies qui offrent des solutions aux problèmes qui rongent les Haïtiens en Haïti.
Des souris disparaissent chaque jour de la communauté. Elles se plaignaient constamment. Un jour, elles ont organisé une grande rencontre. Elles y ont discuté avec passion et ont réalisé que le chat était la source de tous leurs maux. « Nous devons nous défendre contre le chat, » ont-elles dit.
Elles ont développé une très belle stratégie pour prendre le dessus. Une souris porterait une cloche autour du coup, ce pour que les autres sachent exactement où elle serait à cause des bruits que ferait la cloche. Lorsque le chat sauterait sur elle, les autres, avec leurs bâtons en mains, interviendraient pour la sauver et du même coup battre le chat jusqu’à la mort.
Toutes les souris ont applaudi cette stratégie puisque pour la première fois dans leur vie, elles allaient avoir leur victoire et leur revanche sur l’oppresseur. Toutefois, il y avait un petit problème ; aucune souris ne voulait soi-même se porter volontaire pour être l’agneau sacrificiel, le cobaye ou pour avoir la cloche autour de son coup.
Elles ont présenté beaucoup d’excuses pour ne pas être [cette souris] si bien que le plan n’a jamais été mis à exécution. Pour écourter l’histoire ; le chat continue à manger les souris et les souris continuent à se plaindre et à formuler des stratégies sans suivi pour se défendre contre le chat.
Dans la politique d’aujourd’hui, le gouvernement est le chat, la diaspora haïtienne est les souris. La diaspora organise des rencontres tous les jours à travers lesquelles elles accouchent de très belles idées pour sauver Haïti, mais elle est encore à matérialiser ces idées puisque personne ne veut être ce leader pour porter la cloche.
L’Haïtien moyen visite Haïti au moins une fois par année. Toutefois, il vous dira qu’il n’a pas assez de temps parce que son boulot ne lui donne pas assez de temps pour pouvoir commencer à exécuter ses plans pour Haïti. Il a assez de temps pour aller participer aux fêtes champêtres, carnavals ou Rara, mais pas assez de temps pour organiser ou participer à une rencontre avec les jeunes de sa communauté. Tristement, il aura assez de temps pour organiser un bal, un concert ou une activité lucrative.
Tout comme les souris, la diaspora est armée de bonnes volontés et de bonnes stratégies pour prendre en charge Haïti, mais chacun attend que l’autre le fasse parce qu’il ne veut pas disposer de temps pour commencer cette révolution dont le peuple a tant besoin. La diaspora lance des centaines d’organisations, des milliers de groupes Facebook et What’s App qui prolifèrent les mêmes discours ; comme si la bataille pour sauver Haïti ne reste que dans le cadre du [slacktivisme] au lieu d’activisme politique et d’engagement civique.
Tout comme les souris, la diaspora haïtienne est composée d’individus intelligents, mais beaux-parleurs, lâches et paresseux. Tout comme les souris, la diaspora haïtienne continue de faire des excuses pour ne pas se montrer pour Haïti. Tout comme les souris, la diaspora haïtienne est la première à s’en prendre aux réseaux sociaux pour véhiculer leur opinion ou montrer leur désaccord aux actions gouvernementales. Néanmoins, lorsqu’il est temps pour elle de contribuer soit physiquement ou financièrement à la [re]construction de la patrie, ils quittent la grille et espèrent que quelqu’un d’autre le fasse pour eux.
Ces souris n’étaient pas énergétiquement dévouées comme [Jerry] pour employer des méthodes de représailles contre [Tom] qui n’arrête pas de les harceler et les sauter dessus pour continuer à les manger. Les Haïtiens de la diaspora sont les souris de la fable y relative. Ils se plaignent de la mauvaise gouvernance et ils pensent qu’ils sont la solution aux problèmes du pays. Ils ne sont pas des [Jerry] avec un plan sûr et définitif pour gagner la victoire sur [Tom] qui les dirige pour les mener vers la destruction économique totale.
Bobb RJJF Rousseau, PhD
Public Policy and Administration
www.duhaiti.center
www.bobbrousseau.info


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