Toutefois, il faudrait attendre entre le 13 août et le 15 novembre 2018 (3 mois), pour savoir la réaction des cubains qui seront consultés sur cet avant-projet de réforme constitutionnelle. Le Parlement unicaméral cubain à l’instar d’Haïti sans le sénat aboli par Duvalier en 1964 et rétabli par Namphy en 1988, a en effet conclu lundi deux jours de débats sur le texte d’amendement de la nouvelle Constitution supprimant le mot « communisme ». En définitive, l’Assemblée devrait attendre mi-novembre 2018 pour revenir sur ce texte pour débattre des changements et recommandations. Tout n’est que d’attendre, car un referendum constitutionnel est prévu avant la fin de l’année
Lundi 23 juillet 2018 ((rezonodwes.com))–Depuis la Révolution castriste en 1959, l’actuelle Constitution toujours en vigueur a déjà subi des modifications partielles à trois reprises : en 1978, en 1992 et la toute dernière fois en 2002, lorsque le préambule reflétait le caractère «irrévocable» du système socialiste à Cuba.
Pour le projet de réforme de 2018, la quatrième du genre, il était prévu que la séance plénière parlementaire – (retransmise en différé et sans accès à la presse étrangère) – allait durer jusqu’à lundi, cependant le discours de clôture du président cubain Miguel Díaz-Canel qui était également attendu, a été finalement prononcé dimanche.
Rezo Nòdwès a appris que pendant les trois mois de consultation populaire, (13 aout-15 novembre 2018), les citoyens pourront faire valoir leurs points de vue et énumérer les critères tout en suggérant des changements appropriés à apporter au texte du document final. Une fois cette étape franchie et terminée, «chaque avis ou proposition sera évalué par la Commission de Réforme Constitutionnelle» selon la documentation sur le processus à suivre établi par l’Assemblée.
Ensuite, le projet mis à jour sera retourné à l’Assemblée, où il sera à nouveau discuté et soumis à l’approbation, après quoi le Conseil d’Etat appellera un référendum pour que la population puisse se prononcer par vote direct et secret.
Les enjeux de cette réforme
Avec cette réforme, qui modifie 113 articles, en ajoute 87 et en élimine 11 par rapport à la Magna Carta actuelle, le gouvernement cubain veut également donner un statut constitutionnel aux réformes promues par l’ancien président Raúl Castro (2008-2018) pour ouvrir l’économie cubaine, attirer l’investissement étranger et permettre un développement limité et hautement contrôlé du secteur privé.


1 Comment