7 octobre 2026
Dr Lorquet. Voyage et Culture – De Taipei à Hsinchu : au cœur de la technologie taïwanaise
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Dr Lorquet. Voyage et Culture – De Taipei à Hsinchu : au cœur de la technologie taïwanaise

De Taipei à Hsinchu : au cœur de la technologie taïwanaise

Par : Joël Lorquet, PhD

Cette journée m’a conduit de Taipei à Hsinchu, au cœur de l’écosystème technologique taïwanais.

J’y ai découvert des institutions qui ont joué un rôle déterminant dans la transformation économique et industrielle de Taïwan.

De l’ITRI au Taiwan Semiconductor Research Institute, j’ai pu mesurer l’importance accordée à la recherche, à l’innovation et à la formation.

Les échanges avec les responsables et les experts ont également nourri ma réflexion sur les possibilités de coopération avec Haïti.

Au-delà de la technologie, cette journée m’a permis d’observer une société où discipline, savoir-faire et innovation contribuent au développement.

Une expérience particulièrement enrichissante pour tenter de comprendre si Taïwan peut constituer un modèle dont Haïti pourrait s’inspirer.

Un départ matinal

Nous nous sommes réveillés très tôt ce mardi 6 octobre 2026. Après nous être préparés, nous nous sommes rendus au restaurant de l’hôtel pour prendre notre petit-déjeuner. Dès notre arrivée, j’ai été frappé par l’efficacité du service : les serveurs étaient très affairés, mais tout se déroulait avec rapidité et professionnalisme. Dans ce grand hôtel, le choix était particulièrement varié, avec de nombreuses possibilités pour satisfaire les goûts de chacun.

Cette modernité se retrouvait jusque dans les équipements de l’hôtel. Ici, beaucoup de choses sont électroniques, jusque dans les toilettes, où il est même possible de régler la température du siège sur lequel on s’assoit.

Une fois le petit-déjeuner terminé, comme prévu, nous nous sommes retrouvés à 8 heures précises au rez-de-chaussée de l’hôtel, où nous attendaient Jack Jhao-Kai Jheng, Section Chief au Department of International Information Services du ministère des Affaires étrangères de Taïwan (MOFA), et Guan-Cyun Chao, Officer au même département. Ils devaient nous donner un briefing sur le déroulement du programme de la journée.

En quittant l’hôtel, nous avons pu observer, à l’occasion de la 115e fête nationale de la République de Chine (Taïwan), plusieurs drapeaux taïwanais dans les rues de Taipei. Cette présence des couleurs nationales dans l’espace public m’a immédiatement rappelé Haïti, où l’on voit habituellement flotter le bicolore bleu et rouge dans les rues à l’occasion du 18 mai, fête du Drapeau et de l’Université.

Une ville accessible aux visiteurs étrangers

Une autre observation a retenu mon attention au cours de nos déplacements à Taipei : les principales indications, notamment les panneaux de signalisation et les noms de rues, sont généralement écrits en caractères chinois et en anglais. Cette double identification permet aux visiteurs qui ne parlent pas le mandarin de s’orienter beaucoup plus facilement.

Il en est de même pour de nombreux produits fabriqués à Taïwan et destinés à l’exportation : les informations essentielles y figurent également en anglais. Cette ouverture linguistique témoigne d’une volonté de faciliter les échanges avec le reste du monde.

En route vers Hsinchu

Nous nous sommes ensuite rendus à la gare afin de prendre le Taiwan High Speed Rail (THSR) en direction de Hsinchu (新竹).

À la gare, j’ai une nouvelle fois été frappé par la discipline des passagers. Les voyageurs se mettent en rang et attendent calmement l’arrivée du train. Les indications sont clairement affichées partout. Contrairement à ce que l’on peut observer dans certains autres pays, il faut se présenter devant la porte ou dans le compartiment correspondant à celle indiquée sur son billet. Une fois à bord, chacun prend naturellement la place correspondant au numéro inscrit sur son billet.

Cette organisation, qui peut sembler banale, m’a encore une fois permis de constater combien la discipline et le respect des règles font partie de la vie quotidienne à Taïwan.

Hsinchu, la « ville des vents »

La ville de Hsinchu (新竹) est située dans le nord-ouest de Taïwan, à environ 78 kilomètres de Taipei, soit un trajet d’environ une heure et quinze minutes selon le moyen de transport et les conditions de circulation. Pour un lecteur haïtien, cette distance peut être comparée, toutes proportions gardées, au parcours entre Port-au-Prince et Pierre-Payen, sur la Route nationale n°1.

Hsinchu est une ville moderne, dynamique et fortement tournée vers les sciences et les nouvelles technologies. Elle est surtout réputée pour son Hsinchu Science Park, l’un des principaux pôles technologiques de Taïwan, qui a largement contribué au développement économique de la région et à sa renommée internationale.

La ville occupe notamment une place majeure dans l’écosystème taïwanais des semi-conducteurs, de l’électronique et des technologies de pointe.

Hsinchu est également connue sous le surnom de « Windy City », la ville des vents, en raison des vents qui y soufflent régulièrement. Mais la ville ne se résume pas à son industrie technologique. Elle possède également un riche patrimoine historique et culturel, notamment avec son célèbre Temple du Dieu de la Ville (City God Temple) et plusieurs autres sites historiques.

Cette combinaison entre tradition, recherche scientifique, innovation technologique et dynamisme économique fait de Hsinchu l’une des villes les plus emblématiques du développement moderne de Taïwan.

À la découverte de l’Industrial Technology Research Institute

Notre première visite de la matinée s’est effectuée à l’Industrial Technology Research Institute (ITRI), situé au 195, section 4, Zhongxing Road, dans le canton de Zhudong, comté de Hsinchu.

L’ITRI est l’un des principaux instituts de recherche et de développement technologique de Taïwan. Créé officiellement le 5 juillet 1973, il est né de la volonté des autorités taïwanaises de renforcer les capacités technologiques du pays et de faire évoluer son économie, alors largement fondée sur une industrie à forte intensité de main-d’œuvre, vers une économie davantage axée sur l’innovation et les technologies de pointe.

À l’origine, l’institut est issu de la fusion de trois organismes de recherche : l’Union Industrial Research Institute, l’Union Mining Research Institute et le Metal Industry Research Institute. Cette initiative, portée notamment par Sun Yun-suan, alors ministre des Affaires économiques, visait à doter Taïwan d’une structure de recherche suffisamment souple et performante pour développer des technologies destinées à l’industrie et accélérer la transformation économique du pays.

Au fil des années, l’ITRI est devenu un véritable moteur de l’innovation taïwanaise. Il a notamment joué un rôle déterminant dans le développement de l’industrie des semi-conducteurs et contribué à la création et à l’essor de plusieurs entreprises technologiques majeures, dont TSMC et UMC.

Aujourd’hui, sa mission consiste à faire progresser l’industrie par la recherche technologique, à créer de la valeur économique et à contribuer au bien-être de la société. L’institut travaille notamment dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs, les technologies numériques, la santé, l’environnement, l’énergie verte et les systèmes intelligents.

Cette première visite allait donc bien au-delà d’une simple découverte institutionnelle. Elle permettait de mieux comprendre l’un des piliers du modèle de développement qui a contribué à transformer Taïwan en l’une des économies technologiques les plus avancées d’Asie.

Une vue de l’Industrial Technology Research Institute (ITRI),

Haïti peut compter sur l’accompagnement de Taïwan pour bâtir une nation technologique

J’ai profité de cette rencontre pour poser directement au président de l’ITRI, Dr Pei-Zen Chang, une question qui me tenait particulièrement à cœur : l’Industrial Technology Research Institute serait-il disposé à accompagner Haïti afin de l’aider à devenir un pays davantage tourné vers la technologie et l’innovation ?

Le Dr Pei-Zen Chang m’a répondu en substance :

« Oui, certainement. Nous sommes une institution qui travaille précisément dans ce domaine. Nous avons une stratégie et nous sommes disposés à participer au processus, notamment à travers l’accompagnement, le partage de connaissances et les mécanismes d’incubation.

L’expérience de Taïwan montre qu’une transformation technologique ne se fait pas en quelques années. L’ITRI a été créé en 1973 et nous célébrons aujourd’hui plus de cinq décennies d’existence. Durant cette période, Taïwan a connu une transformation économique remarquable. En l’espace d’environ cinquante ans, son PIB a été multiplié de manière spectaculaire, tandis que le pays développait progressivement de nouvelles industries.

Je crois que l’ITRI doit jouer un rôle central dans l’incubation des industries. Historiquement, notre rôle ne s’est jamais limité à celui d’un institut de recherche traditionnel. Nous avons également contribué à faire émerger et à développer de nouvelles industries à Taïwan.

Au cours des cinq dernières décennies, nous avons accompagné le développement de plusieurs secteurs majeurs. L’industrie des semi-conducteurs, par exemple, constitue l’un des résultats les plus importants de cette stratégie. D’autres secteurs ont également bénéficié de cette dynamique de recherche, d’innovation et de transfert technologique, notamment l’électronique, les technologies de pointe et l’industrie du vélo.

L’industrie taïwanaise de la fonderie de semi-conducteurs est elle aussi étroitement liée à cette histoire. La recherche a permis de développer les technologies, les équipements et les infrastructures nécessaires à la création de nouvelles entreprises et à l’essor de secteurs industriels entiers.

C’est ainsi que, décennie après décennie, Taïwan a pu faire émerger de nouvelles industries et renforcer progressivement sa position dans l’économie mondiale.

L’expérience de Taïwan démontre donc que la recherche, l’innovation, la formation des talents, l’accompagnement des entreprises et l’incubation de nouvelles industries doivent avancer ensemble. C’est dans cette perspective que l’ITRI peut également envisager de partager son expérience et ses connaissances avec des partenaires internationaux. »

Joël Lorquet en compagnie du président de l’Industrial Technology Research Institute (ITRI), le

Dr Pei-Zen Chang,

Le vice-président et directeur général de l’ITRI, Dr Shih-Chieh Chang, a ensuite complété ces informations en abordant principalement l’aspect technique des activités de l’institut.

Une autre particularité vestimentaire

Au cours de cette visite, j’ai également remarqué une particularité qui m’a amusé : ici, les Taïwanais, qu’ils soient PDG, dirigeants ou cadres supérieurs, s’habillent souvent avec beaucoup de sérieux — veste et cravate — mais portent fréquemment des chaussures de sport.

Une manière, peut-être, de concilier l’élégance professionnelle et le confort nécessaire pour une journée de travail bien remplie !

Le musée de l’ITRI : une histoire racontée par les machines

Nous nous sommes ensuite rendus au musée de l’ITRI, où nous avons découvert une remarquable exposition présentant différents modèles d’anciens ordinateurs ainsi que de nombreux autres appareils électroniques fabriqués à Taïwan et exportés à travers le monde depuis 1947.

Cette exposition retrace, à travers ces objets, une partie importante de l’histoire industrielle et technologique de Taïwan. Elle permet notamment de mesurer le chemin parcouru par le pays, depuis la fabrication de produits électroniques destinés aux marchés internationaux jusqu’à son émergence comme l’un des grands centres mondiaux de la technologie, de l’innovation et des semi-conducteurs.

Au-delà de leur valeur historique, ces anciens appareils constituent les témoins d’une transformation économique et technologique remarquable. Ils illustrent les différentes étapes qui ont permis à Taïwan de développer progressivement son savoir-faire industriel, d’investir dans la recherche et l’innovation et de se positionner aujourd’hui dans des secteurs technologiques de pointe.

Des drones au service des situations d’urgence

D’autres experts de l’institut sont venus nous expliquer l’utilité de drones fabriqués à Taïwan dans le domaine médical, notamment en situation d’urgence.

Ils nous ont également présenté leur importance potentielle pour rétablir les communications lors de catastrophes naturelles ou d’intempéries. Ces drones peuvent notamment servir de relais pour des antennes mobiles, permettant de rétablir ou de maintenir les communications cellulaires lorsque les infrastructures terrestres sont endommagées.

Cette présentation m’a fait prendre conscience que la technologie ne doit pas être considérée uniquement comme un outil destiné au développement économique. Elle peut également sauver des vies, faciliter les secours et contribuer à la résilience d’un pays face aux catastrophes naturelles.

Un déjeuner taïwanais : quand manger devient une fête

À la mi-journée, nous avons pris le déjeuner au Man Yue Lou, au Lakeshore Hotel Hsinchu.

Nous nous sommes installés autour d’une grande table circulaire pouvant accueillir une vingtaine de personnes. Devant nous se trouvait également une deuxième table, plus petite et légèrement surélevée, qui tournait doucement sur elle-même. Deux théières, 茶壺 (cháhú), y étaient déposées afin que chacun puisse se servir du thé chaud.

J’ai appris que ce type de table traditionnelle est aujourd’hui équipé d’un système électrique, qui permet à la partie tournante de fonctionner automatiquement.

À plusieurs reprises au cours du repas, les serveurs sont venus nous présenter les différents mets au fur et à mesure, en commençant par les entrées, suivies du plat principal, pour terminer par le dessert.

À Taïwan, manger ressemble véritablement à une fête, tant le repas est conçu comme un moment de partage, de découverte et de convivialité.

Pour vous donner une idée de ce menu spécial du Chef’s, il suffit de regarder la diversité des plats qui nous ont été servis. Chaque préparation était présentée dans une petite assiette, avec un soin remarquable apporté à la mise en valeur de chaque mets :

 Three Delicacies : abalone fumé au thé Oriental Beauty, poulet cuit au sel et œufs de poisson volant avec jaune d’œuf ;

 Légumes de saison ;

 Braised Pork with Dried Preserved Mustard, Greens & Fermented Cowpeas : porc braisé accompagné de moutarde séchée et conservée, de légumes verts et de pois cornilles fermentés ;

 Five Willow Branch Fish ;

 Sakura Shrimp Bibimbap : riz de type bibimbap aux crevettes Sakura ;

 Hakka Traditional Rice Vermicelli : vermicelles de riz traditionnels hakka ;

 Traditional Chinese Chicken Soup with Wine : soupe traditionnelle chinoise au poulet et au vin ;

 et, pour terminer, le dessert Man Yue Grass Jelly.

À intervalles réguliers, les serveurs revenaient également nous proposer du thé, généralement sans sucre, pour accompagner le repas et faciliter la digestion. Même lorsque notre tasse était encore presque pleine, ils veillaient à nous en servir à nouveau. Cette attention constante témoigne aussi du sens de l’hospitalité que nous avons pu observer au cours de notre séjour.

Les Taïwanais, comme beaucoup d’autres peuples d’Asie, possèdent véritablement l’art de présenter les aliments. La décoration des plats est parfois tellement raffinée et originale qu’avant même de les goûter, on ne parvient pas toujours à identifier ce qui nous est servi. Chaque petite assiette ressemble presque à une œuvre d’art.

À la fin du repas, une seule impression dominait : nous étions vraiment rassasiés ! Il y avait tellement de plats, servis les uns après les autres, que cette expérience gastronomique constituait à elle seule un véritable voyage au cœur de la culture taïwanaise.

Le Taiwan Semiconductor Research Institute : au cœur de la technologie des puces

Après ce déjeuner copieux, nous nous sommes rendus au Taiwan Semiconductor Research Institute (TSRI), le centre taïwanais de recherche consacré aux semi-conducteurs, situé dans le Hsinchu Science Park.

Cette visite nous a plongés au cœur de l’un des secteurs qui ont contribué à faire de Taïwan une puissance technologique de premier plan.

Le TSRI est un centre national de recherche placé sous la tutelle du National Applied Research Laboratories (NARLabs). Il est issu de la fusion, en janvier 2019, de deux institutions taïwanaises : le National Chip Implementation Center (CIC) et les National Nano Device Laboratories (NDL).

Cette fusion avait pour objectif de réunir les compétences en matière de conception de circuits intégrés, de fabrication de puces et de recherche sur les dispositifs et procédés liés aux semi-conducteurs.

Le rôle du TSRI est particulièrement important dans l’écosystème technologique taïwanais. L’institut offre des plateformes de recherche, des équipements spécialisés et des services permettant aux chercheurs et aux étudiants de travailler sur la conception des puces, leur fabrication, leur expérimentation et leur validation. Il contribue également à la formation de nouveaux talents dans le domaine des semi-conducteurs.

Au cours de notre visite, nous avons pu mieux comprendre pourquoi les semi-conducteurs occupent une place aussi stratégique dans l’économie taïwanaise. Derrière les téléphones intelligents, les ordinateurs, les véhicules modernes, les équipements médicaux et une multitude d’appareils électroniques que nous utilisons quotidiennement se trouvent ces minuscules composants électroniques, devenus indispensables au fonctionnement de l’économie mondiale.

Le TSRI ne se limite toutefois pas à la recherche nationale. Il encourage également les collaborations avec des chercheurs et des institutions étrangères, ainsi que les échanges internationaux dans le domaine des technologies avancées.

Cette ouverture internationale m’a naturellement ramené à la question qui m’accompagne depuis le début de ce voyage : quelles leçons Haïti pourrait-elle tirer de l’expérience technologique de Taïwan et comment pourrait-elle, elle aussi, développer progressivement ses propres capacités scientifiques et technologiques ?

Cette visite constituait ainsi une nouvelle étape de ma réflexion sur le thème qui motive mon séjour : « Taïwan, un modèle pour Haïti ? »

Retour à Taipei

Après notre visite à Hsinchu, nous avons repris le bus en direction de la gare afin de prendre le train pour retourner à Taipei.

La gare de Hsinchu est elle aussi impressionnante. Il s’agit d’une vaste infrastructure construite notamment avec une importante structure métallique, qui n’a rien à envier aux grandes gares ferroviaires des pays développés.

Lorsque le train arrive, une alarme sonore se fait entendre pour avertir les passagers. Là encore, tout semble organisé avec précision : chacun connaît son emplacement, les indications sont claires et les voyageurs respectent les consignes.

Après cette journée particulièrement riche en découvertes, nous sommes finalement retournés à l’hôtel. Nous avons pu disposer de la soirée à notre guise, après une journée bien remplie qui, malgré la richesse de son programme, était passée à une vitesse étonnante.

Cette journée à Hsinchu restera pour moi comme l’une des plus instructives de ce voyage à Taïwan. Elle m’a permis de découvrir non seulement une ville tournée vers l’innovation et les hautes technologies, mais surtout de mieux comprendre les mécanismes qui ont permis à Taïwan de transformer la recherche en industries, les industries en emplois et les innovations en véritable moteur de développement.

Et, pour un Haïtien qui cherche à comprendre comment son propre pays pourrait sortir de ses difficultés et construire une économie davantage fondée sur le savoir, la technologie et l’innovation, les enseignements d’une telle journée sont particulièrement précieux.

Joël Lorquet, PhD

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