25 février 2026
Etats-Unis – Immigration : l’USCIS classe l’Haïti sous Fils-Aimé parmi les pays visés par les restrictions élargies de 2026
Actualités Diplomatie Migrants

Etats-Unis – Immigration : l’USCIS classe l’Haïti sous Fils-Aimé parmi les pays visés par les restrictions élargies de 2026

Immigration américaine : selon un document interne, l’USCIS inclut l’Haïti de Fils-Aimé dans le champ des restrictions élargies de 2026

Washington, 25 février 2026 (Rezo Nòdwès) — L’administration américaine a ordonné la mise en suspens de nombreuses demandes de bénéfices migratoires déposées par des ressortissants de pays classés « à haut risque », dont Haïti, selon un mémorandum interne publié par U.S. Citizenship and Immigration Services (USCIS).

La directive, référencée PM-602-0194, s’appuie sur la Proclamation présidentielle 10998 entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Elle impose le placement en attente (« hold ») des dossiers en cours, la révision approfondie des procédures de contrôle et la réévaluation de certaines décisions favorables accordées depuis le 20 janvier 2021.

Outre Haïti, la mesure concerne notamment l’Afghanistan, l’Angola, Antigua-et-Barbuda, le Bénin, le Burkina Faso, la Birmanie (Myanmar), le Tchad, la Côte d’Ivoire, Cuba, la Dominique, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, le Gabon, la Gambie, l’Iran, le Laos, la Libye, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie, la Tanzanie, le Togo, les Tonga, le Turkménistan, le Venezuela, le Yémen, la Zambie et le Zimbabwe.

Selon le texte, certaines exceptions sont prévues, notamment pour des demandes liées à la naturalisation, à des impératifs de sécurité publique ou à des événements sportifs internationaux majeurs. Toutefois, près de soixante jours après l’annonce, aucun calendrier de reprise normale du traitement des dossiers n’a été communiqué.

À Port-au-Prince, aucune réaction officielle immédiate n’a été enregistrée du côté de la Chancellerie, laquelle intervient très rarement dans les dossiers relatifs aux ressortissants haïtiens établis aux États-Unis. Cette évolution survient alors que Jerry Tardieu, au mépris des prescriptions de la Constitution de 1987, s’emploie à promouvoir l’organisation d’un référendum contesté. Parallèlement, les autorités ont exprimé leur volonté d’associer davantage la diaspora à un processus électoral, dans un contexte où le pays figure parmi les États les plus mal classés à l’indice de perception de la corruption publié par Transparency International.

source : The National Law Review, contribution du cabinet Greenberg Traurig.Mémorandum interne PM-602-0194 de U.S. Citizenship and Immigration Services (USCIS), intitulé “Hold and Review of USCIS Benefit Applications Filed by Aliens From Additional High-Risk Countries”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.