Mirlande Manigat ne sait pas d’où viennent les armes qui tuent en Haïti, mais estime que le pays avance sur la voie du respect de l’État de droit et de la démocratie
Dimanche 23 avril 2023 ((rezonodwes.com))–
Dans une lettre ouverte adressée à l’Archevêque de Port-au-Prince, Monseigneur Max Leroy Mesidor en réponse à un message adressé à la population par cette haute autorité de l’église catholique, la Présidente de la structure fantoche créée par le PM de facto Ariel Henry dans le cadre de l’Accord Tonton Noël du 21 décembre, déclare ne pas savoir d’où viennent les armes qui tuent , violent, kidnappent et font fuir le peuple haïtien depuis plus de trois ans.
En effet , l’ancienne candidate à la Présidence écrit dans cette correspondance datée du 19 Avril :
« Nous faisons face depuis quelques temps à des groupes de bandits terroristes qui sèment le deuil et la terreur dans la zone Métropolitaine. Toutes classes sociales confondues, les citoyens de tous les âges et des deux sexes, désemparés, abandonnent leurs maisons et courent les rues, de jour comme de nuit en quête d’abris sûr, sous les tirs d’armes lourdes.
Des armes qui ne viennent d’on ne sait où ? Des armes qui font la richesse d’un petit groupe de criminels qui exploitent la faiblesse et la misère du peuple.
Il faut faire taire leur voix lugubres. «
Rappelons que le message en question de Monseigneur Leroy Mesidor était venu après que deux fidèles ont été enlevés puis séquestrés lors de la célébration d’une messe à l’oratoire Saint Charbel, dans la commune de Petion-Ville. Au moment de cet enlèvement, les bandits ont renversé le portail de cette institution et ont heurté deux autres fidèles qui reçoivent les soins que leurs cas nécessitent, selon une note de l’archevêque de Port-au-Prince.
L’archevêque métropolitain de Port-au-Prince, Max Leroy Mésidor, avait condamné cet enlèvement qu’il qualifie d’acte malhonnête et un crime de trop, qui porte atteinte à l’intégrité de l’église, plus particulièrement aux fidèles de l’église qui ne sont plus libres de circuler et prier tranquillement. « J’envoie mes sentiments de sympathies à la famille des personnes qui sont séquestrées aussi aux deux fidèles qui sont à l’hôpital. Heureusement qu’ils ne sont pas morts », avait déclaré Mgr Max Leroy Mésidor.
En plus, le prélat avait déploré la dégradation de la situation sécuritaire qui n’épargne plus aucune catégorie dans la société haïtienne. L’archevêque a fait remarquer que les bandits font ce qu’ils veulent n’importe où, n’importe comment et n’importe quand, en agissant comme maître et seigneur.
« La population vit avec la peur au ventre, l’école n’arrive pas à fonctionner normalement, les hôpitaux sont aussi dans cette impasse, à chaque instant on enlève un personnel médical, les entreprises baissent leurs rideaux de fer, de nombreux commissariats sont abandonnés, les petits détaillants n’arrivent pas à écouler leurs produits. Les établissements scolaires, les églises, les hôpitaux ne peuvent pas arrêter de fonctionner à cause de l’insécurité », dit le monseigneur.
Dans la perspective d’un changement, l’archevêque avait lancé un appel en faveur d’un dialogue inclusif, sincère, sans calcul politique, sans coup bas, sans intransigeance avec entre les différents acteurs de la vie nationale, en les demandant de mettre de côté leur différend afin de penser au pays. Il avait demandé également aux hommes armés de mettre un terme à leurs actions qui font souffrir les membres de la population. « Les fidèles, les citoyens, ne soyez pas abattus, armez-vous de force et de courage. La résignation n’est pas l’affaire des chrétiens ni des citoyens engagés », avait-t-il conclu.
Cependant il n’est un secret pour personne que près de 90% des armes qui sèment la terreur en Haïti proviennent des États-Unis d’Amérique. Les Nations Unies l’ont confirmé dans un rapport et tous les dirigeants des pays membres du Caricom n’ont jamais caché la responsabilité des États-Unis dans l’entrée de la grande majorité des armes illégales qui tuent les paisibles citoyens de la Caraïbe .
D’ailleurs le journal étasunien Miami Herald que Madame Manigat doit certainement lire, explique comment les lois américaines sur les armes à feu et les ports du sud de la Floride alimenteraient l’escalade de la violence des gangs armés en Haïti, dans un article publié sur son site.
Miami Herald est revenu sur la cargaison de 120 mille cartouches, en provenance des États-Unis d’Amérique, saisie, dans la nuit du vendredi 1er juillet 2022, lors d’une opération policière menée au wharf de Port-de-Paix (département du Nord-Ouest d’Haïti) avec l’appui des agents douaniers.
« Des agents de lutte contre le trafic de drogue se sont présentés au quai et ont affirmé qu’ils avaient été envoyés pour prendre la cargaison, tandis que des véhicules, avec des plaques officielles de l’État et de la police, attendaient pour transporter la charge, le long d’une route périlleuse contrôlée par des gangs », révèle le journal étasunien à propos de cette cargaison, jugée illégale par la loi des États-Unis d’Amérique.
Cette cargaison a été transportée à bord d’un bateau cargo, dénommé « Miss Lilie ».
Haïti ne fabrique ni munitions ni armes et est soumise aux restrictions américaines sur les armes, depuis la fin des années 1990, rappelle le journal Miami Herald.
La grande majorité des armes illégales provient du Sud de la Floride, écrit le journal de la Floride.
Après une telle affirmation de Madame Mirlande Manigat, beaucoup se demandent comment la HCT pourra créer les conditions pour un retour « à un climat de sécurité et de paix « si sa Présidente de la HCT ne sait même pas d’où viennent les armes qui créent l’insécurité et sèment la terreur dans les familles ?
Dans la même correspondance , cette même Madame Manigat qui feint de ne pas savoir d’où viennent les armes qui tuent en Haïti affirme également que le pays avance péniblement sur la voie de la modernisation, de la démocratie , du respect de l’État de droit , de ces avancées universelles que partage la majorité des nations dans le monde.
En effet La Présidente de la HTC écrit ce qui suit :
« Il y a peut-être un réconfort à invoquer nos ancêtres et leur glorieux accomplissements. Soit. Mais nous sommes en 2023 et pas en 1804 , et le pays avance péniblement sur la voie de la modernisation, de la démocratie , du respect de l’État de droit , de ces avancées universelles que partage la majorité des nations dans le monde. »
Définitivement ceux qui avaient des doutes sur la volonté de Madame Mirlande Manigat d’accompagner le régime PHTK/Têt Kale dans son projet de destruction du pays doivent enfin comprendre la nature du régime politique auquel l’ancienne candidate à la Présidence est déterminée à apporter son appui total indéfectible sous l’œil du Core Group
Un régime politique qui semble, selon certains observateurs avisés , avoir pris l’engagement de livrer Haïti à leurs tuteurs étrangers sans les haïtiens et qui , pour y arriver, paraît réserver, selon toute évidence, trois (3) destins funestes à la population haïtienne :
- La fuite (à l’intérieur et à l’extérieur)
- La mort (par tous les moyens et sur toute sorte de prétexte)
- Des camps où seront concentrés le reste de la population échappant à la mort et à la fuite à l’étranger, mais qui seront contrôlés par des gangs armés criminels.
Un régime politique ,dans sa version actuelle, qui a contribué d’une manière exceptionnelle à « normaliser « le kidnapping en Haïti (une forme déguisée de vente de citoyens haïtiens) en :
. Mettant sans le moindre contrôle les réseaux de communication électronique à la disposition des kidnappeurs : Les gangs criminels enlèvent , séquestrent des citoyens et négocient au téléphone avec les parents de leurs victimes en toute quiétude pour aboutir à des libérations contre forte rançon. Certains diffusent sur les réseaux sociaux des séances de torture infligée à leurs victimes.
. Acceptant la création et le maintien de zones/cachettes dans le pays servant à garder les kidnappés,
. Facilitant l’entrée dans le pays et la distribution de centaines de milliers d’armes à feu et de munitions aux gangs criminels.
. Garantissant l’impunité aux gangs criminels et à leurs financiers et alliés qui depuis plus de trois ans n’ont pas cessé un instant de terroriser le peuple haïtien avec des enlèvements , séquestrations et tortures effectués quotidiennement.
Après cette lettre de la Présidente , il n’y à aucun doute , la Constitutionnaliste Madame Mirlande Manigat est bien décidée à participer et à apporter sa contribution à ce processus non consensuel , illégal et illégitime qui vise à changer de manière illégale la Constitution de 1987 votée par le peuple haïtien et organiser des élections frauduleuses sous le contrôle de gangs criminels armés afin de pérenniser le régime PHTK .


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