Le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17) attribue l’assassinat à Port-au-Prince, de la policière Nadège Joseph, affectée au Commissariat du Cap-Haitien à une légèreté administrative et logistique au sein de l’institution policière. La situation de son conjoint policier Johnny Belane qui l’accompagnait, blessé par balle, révolte le syndicat
Lundi 12 décembre 2022 ((rezonodwes.com))–
La policière Nadège Joseph a été assassinée dimanche par des hommes armés à Clercine 2, pendant qu’elle s’apprêtait à se rendre à la Direction générale de la Police pour remplir certaines formalités relatives au remplacement de son arme à feu défectueuse.
Selon le coordonnateur général du SPNH-17, Jean Elder Lundi, la victime n’entendait pas obéir aux injonctions des hommes lourdement qui lui exigeaient de donner son sac.
Les malfrats ont fini par l’assassiner en présence de son mari policier qui l’accompagnait à bord d’une motocyclette. Blessé à la jambe, l’agent Johnny Bélane, affecté également dans la juridiction du Cap-Haitien, eu le temps de s’enfuir du lieu de l’attaque armée, rapporte le syndicaliste.
Ce drame vécu par ces policiers, contraints de se rendre à Port-au-Prince pour des formalités administratives, pourrait être évité si l’institution policière disposait des structures adéquates pour de tels suivis, déplore le responsable du SPNH-17.
L’assassinat de Nadège Joseph allonge la liste des policiers victimes de banditisme sur le territoire national. Jean Elder Lundi précise que 52 policiers de diverses unités ont été abattus par des bandits dans le courant de l’année 2022.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

