Note du Syndicat de la Fonction Publique et de ses alliés concernant le mouvement de mobilisation visant à contraindre le Gouvernement à verser immédiatement le quatorzième mois de salaire, à supprimer la taxe de quinze pour cent (15 %) et à indemniser tous les opérateurs fournissant des services couverts par l’assurance OFATMA avant le 29 octobre 2026.
Les directeurs de divers syndicats de la fonction publique et du secteur privé dénoncent les actes criminels commis par le Gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé à l’encontre des travailleurs et employés des secteurs public et privé, alors même que le peuple haïtien souffre d’insécurité, de massacres et de violences, et que les conditions de vie et de travail de tous les travailleurs et employés des deux secteurs se détériorent jour après jour.
C’est dans ce contexte difficile que le Gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé a choisi d’imposer une taxe criminelle de quinze pour cent (15 %) à tous les travailleurs et employés des secteurs public et privé. Ensuite, on constate que le quatorzième mois de salaire est conservé dans les caisses de l’État.
Par ailleurs, le gouvernement prélève chaque mois des sommes importantes auprès des fonctionnaires pour leur assurance, sans pour autant financer les centres hospitaliers chargés de fournir des soins aux assurés. De ce fait, les centres hospitaliers refusent d’accueillir des fonctionnaires.
Pourtant, la population suffoque sous le poids de la vie, et le coût de la vie a augmenté de 300 à 400 %. Le gouvernement ferme les yeux sur cette situation absurde et préfère exercer une pression supplémentaire en augmentant les impôts plutôt qu’en agissant concrètement. Par exemple, un permis de port d’arme, qui coûtait auparavant 5 000 gourdes, coûte désormais 25 000 gourdes. Par conséquent, ce gouvernement autoritaire étouffe le peuple, étouffe les enseignants, les policiers, les infirmières, les médecins, tous les fonctionnaires, tous les travailleurs des secteurs public et privé.
*Face à cette situation déplorable, plusieurs syndicats de la fonction publique et leurs alliés ont décidé de se mobiliser pour exiger, avant le 29 octobre 2026 :*
1) Le retrait immédiat de l’avis pénal annonçant une taxe de quinze pour cent (15 %) sur tous les travailleurs et employés des secteurs public et privé ;
2) Le versement du quatorzième mois à tous les fonctionnaires des dix départements du pays ;
3) Le règlement de toutes les dettes de l’État envers les établissements hospitaliers chargés de la prestation de services de santé, afin que tous les assurés puissent bénéficier de soins de qualité.
Si, avant le 29 octobre, le gouvernement n’apporte pas de réponses satisfaisantes à ces trois premières demandes urgentes, les syndicats organiseront dans les dix départements une Journée de mobilisation syndicale et populaire, une journée de soulèvement le 30 octobre.*
Par ailleurs, les syndicats exigent, avant le 30 novembre 2026, que l’État s’engage pleinement, à l’instar de Maître Jan Jak, à :
1) Résoudre le problème de l’insécurité artificielle qui alimente les activités criminelles, tant locales qu’internationales, et permet aux individus de s’enrichir sur le dos de la population. Nous n’aborderons pas l’année 2027 dans un contexte d’insécurité. Toutes les routes doivent être dégagées afin que tous nos compatriotes souhaitant rentrer chez eux le 1er janvier puissent le faire. Tous nos compatriotes de la diaspora doivent pouvoir rentrer et partager ce moment de convivialité. L’aéroport de Mayi Gate doit rouvrir et toutes les personnes déplacées doivent être autorisées à rentrer chez elles.
2) Il faut aborder la question du coût de la vie et y répondre franchement. Nous sommes à bout, nous n’en pouvons plus.
3) Il est impératif de résoudre le problème de l’ajustement et de l’augmentation des salaires des travailleurs et employés, tant du secteur public que privé.
Rappelons que l’article 137 du Code du travail haïtien stipule clairement que les salaires doivent être ajustés dès lors que l’inflation dépasse 2 % (10 %) au cours de l’exercice fiscal. Or, elle se situe actuellement entre 17 % et 24 %. Par conséquent, le coût de la vie continuera d’augmenter tant que les dispositions du Code du travail ne seront pas respectées.
Nous rappelons que concernant ces trois autres points, le gouvernement doit apporter une réponse satisfaisante avant le 30 novembre 2026. À défaut, les syndicats organiseront deux nouvelles journées de mobilisation syndicale et populaire les 1er et 2 décembre dans tout Haïti, dans l’attente d’informations sur la suite des événements.
Nous appelons tous les employés, tous les travailleurs, tous les compatriotes à envoyer un signal clair et à se mobiliser dès ce lundi 19 octobre pour exiger la pleine satisfaction du capital sur toutes nos revendications.
Vive la mobilisation efficace dans les dix départements ! Vive la lutte des travailleurs et des employés du secteur privé comme du secteur public !
*Aux directeurs syndicaux :*
-SPNH-17, Syndicat de police : Garry Jean-Baptiste, Coordinateur
-SEMSI/Syndicat du ministère du Commerce et de l’Industrie : Jean-Baptiste Gabens et André Rikès
-UNNOH, Syndicat de l’éducation : Péguy Noël
-AJCI/MAST : Jules Bertin
-SHJRD’H, Syndicat de la justice : Schelomith Dorvil
-ANSTVH, Syndicat des transports
WILSON CHARLES
-AMOBIC/ Syndicat des transports : JEAN KENSON CHÉRY
-ANAGH/ Syndicat des greffiers, Justice : MARTIN AINÉ
-SDE OAVCT : Alexis Bathol
-UCI : Louis Assurance
-SE-INFP : HERŔOLD CHARLES CIVIL
-Syncoh Syndicat des consommateurs : Jean Gaby Britus
-CENEH/ Syndicat de l’éducation : JEAN-MARY FERDINAND
-SPEMENFP/ Syndicat du ministère de l’Éducation : Joseph Louimé
-CUTRASEPH, Confédération syndicale des secteurs public et privé : Esther Eloy et Josué Mérilien

