20 octobre 2026
Une année sanglante pour les journalistes haïtiens sous le règne tet kale 3 du Dr Ariel Henry
Actualités Société

Une année sanglante pour les journalistes haïtiens sous le règne tet kale 3 du Dr Ariel Henry

Pas moins de 7 journalistes ont été exécutés par la police ou les gangs sous le gouvernement d’Ariel Henry

Lundi 31 octobre 2022 ((rezonodwes.com))–

La gestion calamiteuse de la crise multidimensionnelle d’Haïti par le gouvernement de facto dirigé par Ariel Henry a coûté la vie à plus d’une demi-douzaine de travailleurs de presse. Pas moins de sept (7) journalistes ont été exécutés, certains par des policiers et d’autres par des groupes armés réputés proches de certains membres du gouvernement.

Depuis l’avènement d’Ariel Henry au pouvoir, installé par la communauté internationale, la banalisation des droits de la personne humaine a atteint son niveau le plus élevé. Cette situation est caractérisée par une explosion des cas de kidnapping, de massacres, d’affrontements entre groupes armés, de viols, d’exécutions sommaires, et autres. Même les journalistes n’ont pas été épargnés. Ceux-ci voient leurs droits bafoués tant par les agents de la Police nationale que par les seigneurs de la terreur alimentés par des autorités gouvernementales et des hommes d’affaires du secteur privé.

En janvier 2022, John Wesley Amadi et Wilguens Louis-Saint, deux journalistes de média en ligne ont été exécutés par des hommes lourdement armés à Laboule 12, une zone de la commune de Petion-Ville. Ils ont été froidement abattus par des groupes armés , alors qu’ils étaient en route pour réaliser un reportage, devant élucider les circonstances entourant l’assassinat de l’inspecteur de police Dan Jerry Toussaint, le premier janvier 2022.

En février dernier, lors d’un mouvement de protestation des travailleurs du secteur textile, réclamant un salaire minimum décent, des agents de la police nationale d’Haïti ont fait usage de gaz lacrymogènes et effectué des tirs de sommation à hauteur d’homme en vue de disperser la manifestation, abattant ainsi le journaliste Maximilien Lazard, et blessés plusieurs autres.

Le dimanche 11 septembre de cette même année en cours, Frantzsen Charles et Tayson Lartigue, encore deux journalistes de média en ligne ont été exécutés et leurs corps brûlés par des bandits armés dans le plus grand bidonville de la capitale de Port-au-Prince, Cité-Soleil. Tous deux s’apprêtaient à rejoindre la famille d’une jeune fille tuée d’une balle dans la tête lors des affrontements entre les regroupements de gangs « G9 et G PEP ». La jeune fille, admise en classes terminales, venait d’acheter des fournitures scolaires pour la rentrée des classes.

Le journaliste Garry Tess, de la radio « LEBON.FM », situé dans le sud du pays, a été porté disparu depuis environ huit jours puis retrouvé mort, le mardi 25 octobre, sous un pont, amputé des ses yeux et d’une partie de son sexe. Le même jour dans la matinée, vers six heures du matin, le journaliste Roberson Alphonse, a été la cible des individus armés et a été atteint de deux projectiles, un à chaque bras.

Ce dimanche, 30 octobre, le journaliste Robest Dimanche a été arrêté puis bastonné par des agents de police, ensuite gardé à vue au commissariat Delmas 33, communément appelé, « Fort Dimanche ». Une situation qui allait déboucher sur l’exécution du journaliste Romelson Vilcin, par les agents, lors d’un mouvement de protestation entamé par les confrères du journaliste arrêté, en vue d’exiger sa libération. Plusieurs autres travailleurs de presse ont été bastonnés, puis blessés par balles.

Le gouvernement dirigé par Ariel Henry, soutenu par l’ancienne opposition et allié PHTK-SDP-FUSION-INITE-MTV, serait il en train de bâillonner la presse haïtienne, dans l’objectif d’établir un régime autoritaire dans le pays?

Odneson Midy

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.