20 octobre 2026
Erik Prince et Vectus Global : DIX ans pour combattre les gangs, mais quand Haïti retrouvera t-elle sa sécurité ?
Actualités Opinions Politique

Erik Prince et Vectus Global : DIX ans pour combattre les gangs, mais quand Haïti retrouvera t-elle sa sécurité ?

Par Reynoldson MOMPOINT

Cap-Haïtien, le 20 octobre 2026

Dix-sept mois d’opérations, des drones meurtriers, des interrogations sur les résultats et un contrat dont les conditions financières restent opaques : Erik Prince doit répondre de sa stratégie. L’État haïtien doit, lui aussi, rendre des comptes.

Il faut cesser de confondre la guerre contre les gangs avec la multiplication des opérations armées. Il faut également cesser de présenter l’arrivée de prestataires étrangers comme une réponse suffisante à l’effondrement de la sécurité publique.

Erik Prince, fondateur de Vectus Global et ancien dirigeant de Blackwater, est arrivé en Haïti avec une promesse ambitieuse : contribuer à la reconquête des territoires contrôlés par les gangs, faciliter la circulation sur les grands axes routiers et renforcer les capacités opérationnelles des forces haïtiennes.

Aujourd’hui, une question s’impose : où sont les résultats à la hauteur des ambitions annoncées ?

Le 14 août 2025, dans un entretien accordé à Reuters, Erik Prince a déclaré disposer d’un accord de dix ans avec l’État haïtien. Il a affirmé vouloir reprendre aux gangs le contrôle des principales routes et des territoires en environ un an. Il a également annoncé que Vectus Global pourrait participer ultérieurement à la conception et à la mise en œuvre d’un dispositif de perception des taxes sur les marchandises transitant par la frontière haïtiano-dominicaine. Le montant de sa rémunération n’a pas été communiqué dans ce reportage. 

Dix ans d’engagement annoncé. Des ambitions considérables. Mais une question que personne ne devrait esquiver : Haïti est-elle en train de payer pour retrouver sa souveraineté ou de s’engager dans une dépendance sécuritaire dont elle ne maîtrise ni la durée ni le coût réel ?

Erik Prince doit être jugé sur ses résultats, pas sur des promesses

L’insécurité haïtienne n’est pas née avec Vectus Global. Elle est le produit d’années de défaillances institutionnelles, d’impunité, de trafics d’armes et de complicités dont les ramifications doivent être établies par la justice.

Mais Erik Prince a accepté de participer à cette bataille. Il a publiquement défendu sa capacité à contribuer au rétablissement de la sécurité. Il est donc légitime de confronter ses ambitions aux résultats observables.

En août 2025, il avançait un objectif concret : permettre aux véhicules de circuler entre Port-au-Prince et Cap-Haïtien sans être arrêtés par les gangs.

Cette déclaration fournit un critère d’évaluation. Elle ne constitue pas une garantie de résultat, mais elle engage publiquement son auteur sur la finalité de son intervention.

Alors, où en est-on ?

Les axes stratégiques sont-ils durablement sécurisés ? Les populations déplacées peuvent-elles rentrer chez elles ? Les entreprises peuvent-elles transporter leurs marchandises sans subir les prélèvements criminels ? Les gangs ont-ils perdu leur capacité à imposer leur autorité sur les quartiers et les routes ?

Ces questions ne sont ni des attaques personnelles ni des considérations partisanes. Elles relèvent de l’évaluation élémentaire d’un engagement de sécurité.

Le 16 octobre 2026, CNN a diffusé un reportage consacré aux opérations de Prince en Haïti. Le média a notamment interrogé l’entrepreneur sur l’absence de neutralisation de grands chefs de gangs et sur les difficultés rencontrées par sa stratégie. Le reportage a également évoqué le maintien des obstacles à la reprise de certains axes routiers, malgré les ambitions initialement affichées.

Prince peut défendre ses méthodes. Il peut expliquer que la lutte contre les gangs ne se résume pas à l’élimination de leurs chefs. Cet argument mérite d’être examiné sérieusement.

Mais il ne peut pas demander que ses résultats soient évalués uniquement selon ses propres critères. Lorsqu’un prestataire privé intervient dans une crise nationale, il doit accepter une évaluation indépendante de ses résultats, de ses coûts et des conséquences de ses opérations.

La sécurité ne se mesure pas au nombre de déclarations, de drones déployés ou d’opérations annoncées. Elle se mesure à la capacité des citoyens de vivre sans terreur et de l’État d’exercer durablement son autorité.

Des drones, des morts, et une question de responsabilité 

Le dossier devient encore plus préoccupant lorsqu’on examine les conséquences humaines des opérations utilisant des drones.

Le 10 mars 2026, Human Rights Watch a publié une enquête faisant état de 1 243 personnes tuées et de 738 blessées lors de 141 opérations de drones entre le 1er mars 2025 et le 21 janvier 2026, selon les données recueillies par l’organisation auprès de différentes sources.

Parmi les personnes tuées figuraient au moins 43 adultes qui ne semblaient pas appartenir à des groupes criminels et 17 enfants. Human Rights Watch a également rapporté que des personnes blessées n’appartenaient apparemment pas à ces groupes. L’organisation a attribué les frappes à une force opérationnelle haïtienne soutenue par Vectus Global, tout en soulignant le manque de transparence et de mécanismes de responsabilité. Ces chiffres sont ceux documentés par l’organisation ; ils ne signifient pas que chaque décès a été judiciairement établi comme illégal ni que Vectus Global est individuellement responsable de chaque frappe.

Ces données imposent des questions auxquelles les autorités et les opérateurs concernés doivent répondre.

Comment les cibles sont-elles identifiées ? Qui valide les frappes ? Quelles précautions sont prises pour protéger les personnes qui ne participent pas aux hostilités ? Quel mécanisme indépendant enquête sur les décès suspects ? Les victimes et leurs familles peuvent-elles obtenir réparation lorsqu’une responsabilité est établie ? 

Une opération contre un groupe criminel ne dispense personne du respect des obligations juridiques applicables.

Le recours aux drones armés peut offrir des capacités opérationnelles nouvelles. Mais la technologie ne supprime ni le risque d’erreur ni l’obligation de rendre des comptes.

Un drone ne distingue pas automatiquement un criminel d’un civil. Cette distinction dépend du renseignement, de la qualité de la décision opérationnelle, des précautions prises et du cadre juridique applicable.

L’efficacité militaire ne saurait donc être séparée de la protection des populations.

Si la stratégie de Vectus Global contribue à tuer des civils sans que les responsabilités soient établies et que les victimes obtiennent justice, le gouvernement haïtien ne peut pas se contenter d’invoquer la nécessité de combattre les gangs.

Erik Prince doit répondre aux interrogations portant sur les méthodes et les résultats de son entreprise. Les autorités haïtiennes doivent, quant à elles, expliquer comment elles contrôlent les opérations auxquelles cette entreprise apporte son soutien.

Il ne s’agit pas de prononcer une culpabilité sans jugement. Il s’agit d’exiger que les faits soient établis, que les enquêtes soient indépendantes et que les responsabilités éventuelles soient assumées.

Un contrat de dix ans : qui paie, combien et pour quel résultat ?

Voici l’une des principales zones d’ombre du dossier.

Reuters rapportait en août 2025 qu’Erik Prince refusait de préciser le montant que le gouvernement haïtien devait verser à Vectus Global. Les informations disponibles publiquement dans ce reportage ne permettaient pas non plus d’établir précisément les conditions financières de l’ensemble de l’accord annoncé. 

Or, comment demander à une population appauvrie d’accepter une politique de sécurité dont les engagements financiers restent insuffisamment connus ?

Haïti dispose de ressources publiques limitées. La Police nationale manque de moyens. Les infrastructures sont fragilisées. Les déplacés ont besoin d’assistance. Les écoles et les hôpitaux fonctionnent dans des conditions difficiles.

Dans ce contexte, chaque dépense de sécurité doit pouvoir être justifiée.

Quel est le coût annuel des prestations de Vectus Global ? Quels équipements sont inclus dans le contrat ? Comment sont rémunérés les personnels mobilisés ? Existe-t-il des primes liées aux résultats ? Quelles pénalités sont prévues en cas de manquement aux obligations contractuelles ? Quelles clauses permettent de réviser ou de résilier l’accord ?

Et surtout : quels résultats précis justifieraient le maintien du contrat au-delà de sa première phase opérationnelle ?

Il ne suffit pas qu’un prestataire affirme que ses services sont moins coûteux que ceux d’une autre force internationale. Une comparaison sérieuse exige des données vérifiables : dépenses totales, missions accomplies, résultats obtenus, dommages éventuels et obligations assumées par chacune des parties.

Le 16 octobre 2026, CNN a également abordé la question du coût de l’intervention de Prince. Le reportage a évoqué une rémunération annuelle susceptible d’atteindre des dizaines de millions de dollars, sans établir publiquement un montant contractuel définitif, ainsi qu’une participation annoncée aux recettes douanières supplémentaires.

Ces éléments rapportés ne doivent pas être confondus avec un audit financier indépendant.

Voilà précisément pourquoi la transparence est indispensable.

Le peuple haïtien n’a pas à financer une stratégie dont les coûts, les obligations et les résultats ne peuvent pas être contrôlés de manière indépendante.

Un contrat de sécurité n’est pas un chèque en blanc. Il ne doit pas devenir un mécanisme permettant de garantir des revenus privés sans garanties proportionnées de résultats pour la population.

Vectus Global et les recettes douanières : la sécurité comme porte d’entree fiscale ?

Le dossier prend une dimension encore plus stratégique avec la perspective d’une participation de Vectus Global à la perception des taxes sur les marchandises circulant entre Haïti et la République dominicaine.

Dans son entretien avec Reuters, Erik Prince a indiqué que son entreprise pourrait intervenir dans la conception et la mise en œuvre d’un système de perception fiscale après la stabilisation de la situation sécuritaire.

Cette perspective soulève un problème fondamental : jusqu’où un prestataire privé chargé d’appuyer les opérations de sécurité peut-il intervenir dans la gestion des recettes publiques ?

La fiscalité n’est pas une simple activité commerciale. Elle relève de la souveraineté de l’État et engage la responsabilité des administrations compétentes.

La douane, le contrôle des marchandises, la détermination des droits exigibles et le reversement des recettes au Trésor public doivent obéir à des règles transparentes et vérifiables. 

Il faut donc poser des questions précises.

Vectus Global serait-elle rémunérée en fonction des recettes supplémentaires générées ? Si oui, selon quelle formule ? Comment les recettes seraient-elles calculées et vérifiées ? Qui contrôlerait les opérations ? Quelle autorité haïtienne conserverait la décision finale ? Quelles garanties empêcheraient les conflits d’intérêts ?

Ces questions sont d’autant plus importantes que la sécurisation des frontières et des axes commerciaux ne peut être durable sans institutions douanières solides.

Il serait dangereux de remplacer une administration déficiente par une dépendance envers une entreprise privée sans renforcer simultanément les capacités nationales.

La mission d’un prestataire doit être de renforcer l’État, non de rendre l’État dépendant de ses services pour exercer ses propres prérogatives.

Si le gouvernement envisage de confier des responsabilités sensibles à Vectus Global, il doit publier les dispositions essentielles de l’accord et soumettre les modalités financières à des mécanismes de contrôle indépendants.

Le pays ne peut pas découvrir progressivement, au fil des déclarations de son cocontractant, l’étendue des engagements pris en son nom.

L’héritage de Blacwater : une histoire qui impose une vigilance acrrue

Erik Prince n’est pas un nouvel acteur du secteur de la sécurité privée.

Il a fondé Blackwater, entreprise dont des employés ont été impliqués dans la fusillade de la place Nisour, à Bagdad, en septembre 2007. Dix-sept civils irakiens avaient été tués lors de cet événement. Des employés ont ensuite été condamnés par la justice américaine, avant que plusieurs d’entre eux ne soient graciés par le président Donald Trump en 2020.

Il serait juridiquement incorrect d’attribuer automatiquement à Vectus Global les actes commis par d’anciens employés de Blackwater. Les deux entreprises ne doivent pas être confondues sans preuve.

Cependant, cet historique est pertinent pour comprendre pourquoi les opérations de sociétés militaires privées exigent une surveillance rigoureuse.

Lorsqu’une entreprise privée exerce des fonctions liées à la sécurité armée, la question de la responsabilité ne peut jamais être secondaire.

Qui donne les ordres ? Qui exerce le commandement effectif ? Quelles règles encadrent l’emploi de la force ? Qui enquête en cas d’abus ? Quel recours est ouvert aux victimes ?

Ce sont ces garanties qui doivent déterminer les conditions de toute coopération avec une entreprise étrangère.

L’expérience de Blackwater démontre que le recours à des prestataires privés ne supprime pas les risques liés à l’usage de la force. Il peut, au contraire, compliquer l’identification des responsabilités lorsque les chaînes de commandement sont opaques.

Haïti ne doit pas reproduire les erreurs d’autres pays. Elle doit tirer les leçons de leurs expériences.

Erik Prince doit répondre à des questions précises

Le débat ne peut plus se limiter à des déclarations générales sur la nécessité de vaincre les gangs.

Erik Prince et Vectus Global doivent pouvoir répondre publiquement, dans le respect des impératifs légitimes de sécurité, à une série de questions essentielles : Premièrement : les résultats. Quels objectifs opérationnels avaient été fixés pour les douze premiers mois ? Lesquels ont été atteints, lesquels ne l’ont pas été et selon quels indicateurs indépendants ?

Deuxièmement : les territoires. Quelles zones et quelles routes ont été durablement sécurisées grâce aux opérations auxquelles Vectus Global a participé ? Comment la durabilité de ces résultats a-t-elle été mesurée ?

Troisièmement : les finances. Quel est le coût total du contrat pour l’État haïtien ? Quels paiements ont été effectués ? Existe-t-il une rémunération liée aux recettes douanières supplémentaires ? Quels audits permettent de vérifier les sommes engagées ?

Quatrièmement : les victimes civiles. Quelle est la position de l’entreprise sur les décès et les blessures documentés par Human Rights Watch ? Quelles procédures internes et externes permettent d’examiner les incidents ? L’entreprise coopère-t-elle aux enquêtes indépendantes ?

Cinquièmement : la responsabilité. Quelles dispositions contractuelles définissent les responsabilités respectives de Vectus Global et des autorités haïtiennes ? Quelles garanties sont prévues en cas de violation du droit applicable ?

Sixièmement : la durée. Quels critères permettront de déterminer si la mission doit être poursuivie, modifiée ou arrêtée ? Existe-t-il une stratégie de transfert des capacités aux institutions haïtiennes ?

Ces questions ne présument pas que Vectus Global a commis des infractions. Elles visent à établir si son intervention est efficace, proportionnée, financièrement justifiée et conforme aux obligations applicables.

Une entreprise qui revendique une contribution décisive à la sécurité d’un pays ne devrait pas craindre une évaluation indépendante de son travail.

L’État haïtien doit cesser de se derober à ses responsabilités

Mais il serait trop facile de faire d’Erik Prince l’unique responsable de la crise.

Vectus Global n’a pas créé, à elle seule, les conditions politiques, institutionnelles et économiques dans lesquelles les gangs ont étendu leur emprise.

C’est l’État haïtien qui demeure responsable de la protection de la population. C’est à ses autorités qu’il revient de définir les objectifs de la politique de sécurité, de contrôler les prestataires auxquels elles font appel et de rendre compte de l’utilisation des ressources publiques.

Si les conditions du contrat ne sont pas suffisamment transparentes, le gouvernement doit les clarifier.

Si les résultats sont insuffisants, il doit les reconnaître et réévaluer la stratégie.

Si des civils ont été tués illégalement, les faits doivent être établis par des enquêtes indépendantes et les responsables éventuels doivent répondre de leurs actes.

Si le contrat crée une dépendance excessive, les autorités doivent prévoir un transfert progressif des compétences et renforcer les institutions nationales.

Le gouvernement ne peut pas déléguer des opérations de sécurité à une entreprise privée, puis considérer que la responsabilité politique et juridique de leurs conséquences disparaît avec cette délégation.

La souveraineté ne consiste pas seulement à signer un contrat au nom de l’État. Elle consiste à conserver la capacité de fixer les objectifs, de contrôler l’exécution, de sanctionner les manquements et de mettre fin à une collaboration qui ne servirait plus l’intérêt général.

Un État qui ne contrôle pas les résultats, les dépenses et les responsabilités de ses prestataires fragilise sa propre autorité.

Haïti Haïti n’a pas besoin d’un contrat eternel, mais d’une sécurité durable

Erik Prince est venu en Haïti avec des ambitions considérables. Vectus Global a obtenu une place dans un dispositif sécuritaire dont les opérations, les conséquences humaines et les modalités financières soulèvent des interrogations sérieuses.

Le temps des promesses doit maintenant céder la place à celui des preuves.

Les résultats doivent être mesurés. Les dépenses doivent être contrôlées. Les victimes civiles doivent obtenir justice. Les responsabilités doivent être établies. Les institutions haïtiennes doivent retrouver leur capacité à exercer durablement leurs missions.

Si Vectus Global a obtenu des résultats tangibles, qu’elle les démontre au moyen de données vérifiables. Si ses objectifs n’ont pas été atteints, qu’elle explique les écarts entre les engagements annoncés et la réalité. Si des incidents ont provoqué des pertes civiles, que les enquêtes nécessaires soient menées et que les responsabilités éventuelles soient assumées.

Il ne s’agit pas de condamner sans preuve. Il s’agit de refuser l’impunité, l’opacité et les contrats soustraits à une évaluation sérieuse.

Le gouvernement haïtien doit, lui aussi, répondre de ses choix. Il ne peut pas invoquer l’urgence pour éviter de rendre des comptes sur un engagement susceptible d’affecter durablement la sécurité et les finances publiques.

Erik Prince n’est pas venu en Haïti pour faire des déclarations : il est venu dans le cadre d’une mission dont les résultats doivent pouvoir être vérifiés. Vectus Global n’est pas au-dessus des exigences de transparence et de responsabilité. Et l’État haïtien n’a pas le droit de transformer l’urgence sécuritaire en un blanc-seing contractuel.

La véritable question n’est donc pas de savoir si Erik Prince souhaite rester dix ans en Haïti.

La question est de savoir si Haïti peut accepter dix ans d’engagement sans disposer de garanties publiques suffisantes sur les coûts, les résultats, les responsabilités et la restauration de son autonomie sécuritaire.

Le peuple haïtien mérite mieux qu’une succession de stratégies dont les promesses dépassent les résultats démontrés. Il mérite une politique de sécurité qui protège les vies, libère les territoires, rétablit l’autorité de l’État et rende compte de chaque décision prise en son nom.

Car le succès d’une entreprise privée se mesure aussi à ses résultats. Mais la réussite d’une politique nationale se mesure à la sécurité retrouvée par un peuple. Et aucun contrat, aussi long soit-il, ne saurait remplacer cette obligation.

Reynoldson MOMPOINT

Avocat | Journaliste | Communicateur Social

+50937186284

mompointreynoldson@gmail.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.