Vendredi 26 avril 2019 ((rezonodwes.com))– Quelques jours après la fin de son mandat de 30 jours et un dernier communiqué laconique contre l’action destructrice des gangs dans l’Artibonite, le premier ministre ad interim, Jean Michel Lapin a brisé le silence, jeudi, mais n’a rien dit au sujet de son actuel statut dans l’administration publique.
Devenu ainsi un premier ministre de facto à la tête d’un cabinet fantôme, complètement invisible et impuissant, avec en plus deux ministères paralysés par des mouvements de grève, Lapin, sans dresser le bilan de ses anciennes mesures inefficaces, en grande pompe, en a annoncé de nouvelles pour contrer les gangs armés et rétablir un climat de sécurité garantissant la bonne marche des activités dans le pays.
En présence du ministre de la justice, Jean Roudy Aly, du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Paul Eronce Villard et du Directeur général de la Police Nationale d’Haiti, Michel-Ange Gédéon, Lapin, tout en condamnant avec la dernière rigueur la tuerie de mercredi soir à Carrefour Feuilles, a déclaré que désormais, les véhicules munis de plaques « Officiel » ou « Service de l’État » seront soumis à des fouilles policières comme tous les autres.
Le premier ministre, qui passe de la gestion des affaires courantes aux affaires « mourantes », n’a pas voulu entendre les questions des journalistes présents à ce point de presse réalisé en marge d’une réunion du CSPN et n’a pas non plus révélé les grands axes de son énieme plan de sécurité mort-né, adopté de concert avec le haut commandement de la PNH, afin de rétablir l’ordre à travers le pays.
Entre-temps, chaque jour qui passe, l’incompétence et le mépris des lois des dirigeants enfoncent encore plus la population dans la précarité, tout en renforçant à l’extérieur, l’image hideuse d’une nation ingouvernable,véritable agent déstabilisateur d’une région en pleine croissance économique.

