15 septembre 2026
Droit au développement : quatre décennies de progrès, mais des inégalités persistantes
Actualités Société

Droit au développement : quatre décennies de progrès, mais des inégalités persistantes

Quarante ans après l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur le droit au développement, les progrès économiques et sociaux restent profondément inégalement répartis, laissant des centaines de millions de personnes sans perspectives suffisantes, a alerté vendredi le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme.

Lors d’une table ronde à Genève, la Haute-Commissaire adjointe Awa Dabo a notamment évoqué le sort de jeunes contraints de chercher ailleurs des possibilités d’études, d’emploi ou une vie plus stable. Dans certains pays, cette quête conduit à des départs clandestins et à des traversées maritimes dangereuses.

Depuis 1986, les revenus ont progressé dans de nombreuses régions, tandis que l’accès à l’éducation, aux soins et aux services essentiels s’est amélioré. Mais ces avancées coexistent avec des écarts considérables de richesse. Selon le World Inequality Lab, les revenus cumulés de la moitié de la population adulte mondiale, soit environ 2,8 milliards de personnes, sont comparables à ceux des quelque 5.600 personnes les plus riches.

L’éducation illustre également ces disparités. Les dépenses annuelles par enfant sont estimées à environ 200 euros en Afrique subsaharienne, contre 7.400 euros en Europe et 9.000 euros en Amérique du Nord et en Océanie.

À moins de quatre ans de l’échéance de 2030, le financement du développement demeure un autre obstacle majeur. Le déficit annuel dépasse 4.000 milliards de dollars et seuls 36% des cibles mesurables des Objectifs de développement durable sont considérées comme étant sur la bonne voie, tandis que 15% ont régressé depuis 2015.

L’endettement, les déséquilibres commerciaux et la contraction de l’aide internationale accentuent les difficultés. L’ONU appelle à renforcer la coopération internationale, les ressources consacrées au développement et l’intégration des droits humains dans les politiques économiques.

« Nous ne pouvons pas attendre encore quarante ans », a averti Awa Dabo, appelant à transformer le droit au développement en résultats plus équitablement accessibles.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.