Une plateforme stratosphérique de la société américaine Sceye a achevé un aller-retour inédit entre les États-Unis et le Japon, après un périple d’environ 30 000 kilomètres et un mois d’opérations.
Le ballon libre sans pilote, lancé le 9 août depuis le Nouveau-Mexique, a atteint le Japon 13 jours plus tard avant de revenir sur le territoire continental américain le 4 septembre. La mission s’est achevée près du siège de Sceye, au Nouveau-Mexique, après des essais complémentaires et une descente planifiée.
Pendant plus d’une semaine au-dessus du Japon, l’appareil a servi de plateforme de télécommunications et d’expérimentation. Menés avec l’opérateur japonais SoftBank, les tests ont notamment porté sur la connexion directe de téléphones standards, les communications avec des drones et le traitement de données directement depuis la stratosphère.
La plateforme a évolué entre 16,5 et 17 kilomètres d’altitude. Les essais ont permis d’établir des communications mobiles comprenant l’envoi de messages, des appels vocaux, l’accès à internet et la diffusion vidéo. Des communications d’urgence ont également été testées.
L’un des tests a consisté à installer sur la plateforme un serveur chargé de traiter les données sans passer par une infrastructure informatique au sol. Selon Sceye, le temps de réponse moyen aller-retour a atteint 68 millisecondes, soit une réduction de plus de 40 % de la latence par rapport à un traitement via le cloud internet.
Ces plateformes, appelées HAPS, sont conçues pour opérer durablement dans la stratosphère et fournir des services de télécommunications ou d’observation. Sceye estime qu’un appareil déployé à pleine échelle pourrait couvrir une superficie comparable à celle desservie par environ 500 antennes-relais terrestres.
La mission ST1 constitue le premier vol du programme de tests de service de Sceye.

