10 septembre 2026
La Journée du livre haïtien de Montréal est désormais un patrimoine littéraire majeur en Amérique du Nord
Actualités Culture

La Journée du livre haïtien de Montréal est désormais un patrimoine littéraire majeur en Amérique du Nord

Par Robert Berrouët-Oriol

Linguiste-terminologue

Ancien enseignant à la Faculté de linguistique appliquée

de l’Université d’État d’Haïti

Conseiller spécial, Conseil national d’administration

du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH) 
Konseye pèmanan, Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA)

Membre du Comité international de suivi du Dictionnaire des francophones

Montréal, le 10 septembre 2026.

Trois générations de lecteurs à Montréal. Ils se sont donné rendez-vous à l’entame de « leur » Journée du livre haïtien ce samedi matin 22 août 2026 : les Boucard, jeunes migrants arrivés de Jacmel dans les années 1960 et venus se mettre à l’abri du massacre de Thiotte sous François Duvalier. Ce massacre s’inscrit dans le cadre des tueries du 26 avril 1963 considérées comme l’un des épisodes les plus meurtriers de la dictature de François Duvalier et visant des opposants présumés, des militaires et leurs familles. La seconde génération des Boucard, trois enfants, nés au Québec et biberonnés au petit-lait de « Gouverneurs de la rosée » et de « Mon pays que voici ». La troisième génération des Boucard, petits-enfants eux-aussi nés à Montréal et assidus aux cours de culture et de langue créole du Centre N A Rive. Chez les Boucard de Jacmel comme chez les Boucard de Montréal, les livres, la lecture, c’est à la fois un plaisir et un liant, c’est également une histoire, une cordée de mémoires, celles de la transmission, d’une génération à l’autre, d’une île (Haïti) à l’autre (Montréal)…  

Trois générations de Boucard, lecteurs fervents et assidus de l’annuelle Journée du livre haïtien du Centre N A Rive. Ils y croisent d’autres générations d’amoureux du livre, Latinos, Maghrébins, Québécois que l’on dit de vieille souche et tant d’autres, natifs de Port-Salut, de Fort-Liberté, des Gonaïves, de Jérémie. À l’édition 2026 de la Journée du livre haïtien du Centre N A Rive comme aux éditions précédentes, la fréquentation obstinée et passionnée des livres dessine une fidélité cousue de patience et de ravissement… 

Car la Journée du livre haïtien du Centre N A Rive, au fil des ans, a emprunté les chemins fertiles de l’événement littéraire pour aborder –à l’aube de ses vingt ans– les rives avenantes d’un véritable patrimoine littéraire. Le présent article en révèle les étapes et les décours, les chaînons-liants d’une ample cordée et donne voix à plusieurs amoureux du livre, au premier chef à Ninette Piou, la directrice du Centre N A Rive. 

Brève histoire de la Journée du livre haïtien du Centre N A Rive

1. Origines et première édition (2007)

La Journée du livre haïtien du Centre N A Rive est née en 2007, au cœur du quartier Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension à Montréal, dans un contexte où la communauté haïtienne cherchait à consolider ses espaces de transmission culturelle. Le Centre N A Rive, organisme communautaire engagé dans l’accueil, l’éducation et la valorisation des cultures d’origine, a conçu cette Journée comme un rendez-vous annuel dédié au livre haïtien, à ses auteurs, à ses éditeurs et à ses lectorats.

La première édition, tenue en août 2007, rassemblait une dizaine d’auteurs, quelques maisons d’édition haïtiennes et québécoises, ainsi qu’un public d’environ 150 participants. Dès cette première année, l’événement s’est distingué par son orientation littéraire affirmée, son souci de mettre en valeur la pluralité des écritures haïtiennes et sa volonté de créer un espace de rencontre entre les créateurs et les lecteurs.

2. Objectifs fondateurs et évolution du mandat

Les objectifs de la Journée du livre haïtien se sont définis très tôt autour de quatre axes structurants :

  • Valorisation du livre haïtien — promouvoir la littérature haïtienne dans toute sa diversité : poésie, roman, essai, littérature jeunesse, témoignage, histoire, linguistique.
  • Rencontre entre auteurs et lectorats — offrir un espace de dialogue direct, convivial et structuré entre écrivains, éditeurs et publics.
  • Transmission culturelle — renforcer la présence du livre comme vecteur de mémoire, d’identité et de continuité culturelle au sein de la diaspora haïtienne.
  • Soutien aux maisons d’édition haïtiennes — encourager la diffusion des catalogues éditoriaux haïtiens et la visibilité des éditeurs indépendants.

Au fil des années, ces objectifs se sont élargis : la Journée est devenue un lieu de réflexion sur les politiques du livre, un espace de formation (ateliers, conférences, tables rondes), et un carrefour de la littérature haïtienne de Montréal, accueillant des auteurs de plusieurs générations.

3. Croissance de l’événement (2008–2020)

Entre 2008 et 2020, la Journée du livre haïtien a connu une croissance constante. Le nombre de participants est passé de 150 à plus de 600 personnes par édition, faisant de l’événement l’un des rendez-vous littéraires les plus importants de la diaspora haïtienne au Canada.

Les maisons d’édition participantes se sont multipliées :

  • Éditions du Cidihca (Montréal)
  • Mémoire d’encrier (Montréal)
  • Zémès (Haïti)
  • Henri Deschamps (Haïti)
  • Éditions de l’Université d’État d’Haïti
  • Éditions Florival
  • Presses nationales d’Haïti
  • et plusieurs éditeurs indépendants haïtiens ou québécois.

En moyenne, 12 à 18 maisons d’édition ont participé chaque année, selon les disponibilités et les catalogues en cours.

Les auteurs invités ont représenté un large éventail de la littérature haïtienne : poètes, romanciers, essayistes, linguistes, dramaturges, illustrateurs jeunesse. Plusieurs figures majeures y ont été accueillies : Joël Des Rosiers, Rodney Saint-Éloi, Marie-Célie Agnant, Robert Berrouët-Oriol, Gary Victor, Emmelie Prophète, Lenous Suprice, entre autres.

4. Consolidation et reconnaissance institutionnelle (2021–2026)

À partir de 2021, la Journée du livre haïtien a acquis une reconnaissance accrue dans le paysage culturel montréalais. Les partenariats se sont renforcés avec des bibliothèques, des librairies, des institutions universitaires et des organismes communautaires.

L’édition 2026 — la 18ᵉ Journée du livre haïtien — a marqué une étape importante :

  • plus de 700 participants,
  • près de 20 maisons d’édition,
  • une programmation riche : tables rondes, hommages, signatures, lectures publiques, ateliers jeunesse, discussions sur la politique linguistique et la littérature haïtienne contemporaine.

Cette édition a également mis en lumière un hommage à Frédéric Boisrond, soulignant la dimension mémorielle et critique de l’événement.

5. Nombre total de participants et maisons d’édition (2007–2026)

Sur l’ensemble des 18 éditions, la Journée du livre haïtien a accueilli :

  • Environ 9 500 participants cumulés — une moyenne de 500 à 700 personnes par année, avec une croissance notable après 2015.
  • Environ 45 maisons d’édition différentes — incluant les éditeurs haïtiens, québécois, universitaires et indépendants.

Ces chiffres témoignent de la vitalité du livre haïtien, de la fidélité des lectorats, et du rôle central du Centre N A Rive dans la promotion de la culture haïtienne à Montréal.

6. Importance culturelle et perspectives d’avenir

La Journée du livre haïtien est aujourd’hui une institution culturelle établie, un lieu où se rencontrent :

  • la mémoire littéraire haïtienne,
  • les nouvelles voix de la diaspora,
  • les éditeurs engagés dans la diffusion du livre,
  • les lectorats fervents et assidus qui soutiennent la création.

Les perspectives d’avenir incluent :

  • l’élargissement des partenariats universitaires,
  • la création d’un prix littéraire du Centre N A Rive,
  • l’intégration d’activités numériques (archives, captations vidéo, podcasts),
  • la coopération avec d’autres journées et salons du livre haïtien en diaspora (Paris, Miami, Floride)
  • et la consolidation d’un réseau international du livre haïtien.

7. Propos et témoignage de quelques participants à la 18ème Journée du livre haïtien

Alain Saint-Victor (historien)

Pour cette 18e édition de la Journée du livre haïtien, le Centre N A Rive était à la hauteur de ses promesses : la création d’un espace où s’étalaient plusieurs ouvrages de différentes thématiques, en langues créole et française. Comme chaque année, le public était au rendez-vous. L’ambiance chaleureuse et accueillante facilitait les échanges, déliait les langues. Les auteurs et autrices présentaient leurs œuvres, fruits souvent d’un long travail acharné. Si la vente de ces ouvrages constitue un encouragement par ces écrivains et écrivaines, elle est avant tout un acte de solidarité envers Centre N A Rive, qui, depuis quelques années, fait face à des difficultés financières de plus en plus importantes.

Tous nos souhaits de continuité et de longévité au Centre N A Rive !

Lenous Suprice (poète) 

Les personnes, mes défunts parents en particulier, qui m’ont favorisé l’accès à la lecture m’ont fait le plus précieux cadeau de la vie (à égalité plus ou moins avec la naissance de ma fille unique adorée). Grâce à elle, la lecture, précisons-le, j’ai pu ouvrir, non sans quelques difficultés, certaines portes que d’aucuns, sans raison valable, tenaient (tiennent encore, fort malencontreusement) bien fermées aux gens de ma provenance ; par elle, j’arrive à voyager (moi qui n’aime pas trop ce manège) sans bouger d’un saut de puce de chez moi, à effectuer de magnifiques rencontres, à comprendre tant de « leçons de choses » ici-bas et même à apprendre à apprendre…

Tout a commencé par ma première rencontre avec l’alphabet français, dans ma campagne natale, bien avant mon entrée à l’école en ville, grâce à un parent éloigné…étudiant alors à l’ « École normale d’instituteurs » ; cela s’est poursuivi avec ma grand-mère*maternelle, qui a littéralement sauté de joie en me voyant lire (en m’entendant lire plutôt, pour être précis, car elle ne possédait pas le « don de voyance» en la matière), qui par la suite a pris soin de placer, en guise de signet on dirait, dans ma « Méthode de lecture/ Lecture courante », mon premier livre, une plume de rossignol pour que, selon une croyance toute personnelle, son petit-fils puisse continuer à lire comme l’oiseau en son chant…

Cela se poursuit, se poursuivra pour assez longtemps encore, je l’espère, car ce cadeau-là, quand on l’a reçu, on a l’obligation (tellement il est agréable et formateur) de le garder avec soi, tout en le partageant, partout où « l’avenir » nous conduira.

Frédéric Boisrond (sociologue, essayiste)

J’ai énormément apprécié d’être le premier auteur honoré dans le cadre de la Journée du livre haïtien. C’est une reconnaissance qui vient de ma propre communauté, de gens qui savent de quoi ils parlent lorsqu’il est question de littérature haïtienne. 

Je suis parfaitement conscient de l’immense talent des autrices et des auteurs d’origine haïtienne qui nous entourent. Être le premier d’une liste qui regroupera bientôt des plumes pour lesquelles j’éprouve une admiration sans borne, c’est plus que gratifiant.

Savoir que je me retrouverai bientôt parmi des personnes qui m’inspirent depuis longtemps, dont l’œuvre m’a nourri bien avant que j’ose seulement imaginer que la mienne pourrait un jour compter, fait pleinement partie de l’honneur que j’ai reçu.

Sandra Rabrun (poète, comédienne, opératrice culturelle)

La Journée du livre haïtien est, à mes yeux, un rendez-vous majeur : un espace où notre littérature ne se contente pas d’être exposée, mais se rencontre, se raconte et se vit.

Y participer cette année, en tant que bénévole au comité organisateur, a été particulièrement rafraîchissant. Il y avait dans l’accueil, généreux et attentionné, cette qualité rare qui transforme un événement en véritable lieu de communion. L’hospitalité en héritage.

J’ai particulièrement apprécié les touches d’honneur qui ont ponctué la journée, notamment l’œuvre picturale collective, sous le pinceau de Pierre Richard Delcy, magnifique symbole de ce que nous pouvons créer lorsque nos sensibilités se rencontrent.

Et puis, il y a eu ce fameux panel interactif autour de la célébration, animé par Frédéric Boisrond, invité d’honneur de cette 18e édition. Un thème qui pouvait sembler controversé au premier abord : que célébrons-nous lorsque tant reste à réparer, à dénoncer, à reconstruire ?

Justement. Peut-être faut-il aussi célébrer ce qui résiste, ce qui crée, ce qui pense, ce qui écrit et ce qui nous tient encore debout.

Cette journée m’a rappelé que le livre, le livre haïtien est aussi cela : une mémoire vivante, une parole en mouvement et, envers et contre tout, une manière de continuer à faire humanité.

8. Entrevue exclusive avec Ninette Piou, directrice du Centre N A Rive

Robert Berrouët-Oriol (RBO). Comment définiriez-vous la mission, les objectifs et l’évolution de la Journée du livre haïtien depuis leur création ?

Ninette Piou (NP).

La Journée du livre haïtien du Centre N A Rive a pour mission première de faire vivre, connaître et rayonner le livre haïtien et, plus largement, la création intellectuelle et littéraire haïtienne à travers ses auteur.e.s, ses maisons d’édition et aussi à travers les auteursd’autres origines présentant une sensibilité haïtienne dans leurs écrits.

Depuis sa création, la Journée du livre haïtien s’est affirmée comme un espace de rencontre entre les écrivains, les éditeurs, les lecteurs, les chercheurs et les différents acteurs du monde du livre. L’objectif n’est toutefois pas, uniquement, de présenter des ouvrages, de promouvoir les auteur.e.s et les éditeurs. Il s’agit également de créer un dialogue autour de la littérature, de la mémoire, de l’histoire, de l’identité et des grandes questions qui traversent la société haïtienne et sa diaspora.

Au fil des éditions, la Journée du livre haïtien a évolué d’un rendez-vous essentiellement consacré à la promotion du livre vers une véritable plateforme culturelle et intellectuelle, capable de réunir différentes générations et différents courants. La place accordée aux auteur.e.s confirmé.e.s, à celles et ceux qui commencent leur parcours, aux échanges entre les créateurs et le public témoigne de cette volonté d’ouverture.

(RBO). Quelle place occupe cet événement dans le paysage culturel montréalais ?

(NP).

À Montréal, la Journée du livre haïtien occupe une place particulière parce qu’elle se situe au croisement de réalités de production et d’échange dynamiques. Et le langage, ou mieux, les langues sont l’essence de ce champ de créativité : la littérature et la culture haïtiennes, la Francophonie et la Créolophonie, les rapports langagiers mutuellement bénéfiques entre les communautés de souche (indigènes) et immigrantes. 

Ainsi, la Journée du livre haïtien contribue à donner une visibilité publique à la diaspora haïtienne dans une ville où coexistent de nombreuses communautés culturelles et où la littérature constitue un important vecteur de dialogue interculturel. En faisant découvrir des écrivains, des éditeurs et des œuvres qui parlent d’Haïti, de l’exil, de la migration, de la mémoire ou des transformations sociales, cet événement participe au dialogue entre les cultures qui donnent sa particularité de ville multiculturelle à Montréal. Elle est donc à la fois une manifestation littéraire, un rendez-vous communautaire et un espace de médiation culturelle.

(RBO). Quels critères guident la sélection des auteurs, éditeurs et tables-rondes ?

(NP).

Dès la conception de la Journée du livre haïtien il a été clair pour le Centre N A Rive que la programmation devait tenir compte de plusieurs critères complémentaires tant en ce qui concerne le livre, les tables-rondes et la cohérence avec le public.

Pour le livre.  Le critère dominant est évidemment la qualité et la multiplicité des lieux de la production littéraire. Il importe de faire connaître aussi bien des auteurs établis que de nouvelles voix, des écrivains vivant en Haïti que ceux établis au Québec – Canada, aux États-Unis, en France ou dans d’autres espaces de diaspora.  

Un autre critère est celui de la représentativité. C’est par là que l’évènement peut efficacement afficher la diversité des générations, des genres littéraires, des parcours, des expériences et des perspectives.

Les table-rondes. Cette formule est retenue dans le but de favoriser les débats constructifs qui enrichissent les connaissances et élargissent l’horizon. Le choix d’un thème est le plus souvent guidé par sa capacité à susciter une véritable réflexion et un dialogue avec le public.  

La cohérence avec le public. Pour le Centre N A Rive, la cohérence avec le public est une composante importante dans notre construction de la Journée du livre haïtien. Pour nous, un tel évènement ne doit pas uniquement être une découverte des dernières parutions ou nouveautés des éditions partenaires : elle doit favoriser les échanges, les discussions, les dédicaces, la découverte et l’achat des livres.

(RBO). Quels défis récurrents ou nouveaux avez-vous rencontrés pour cette 18ᵉ édition ?

(NP).

Comme tout événement culturel qui atteint une certaine visibilité et qui, de surcroit, ne bénéficie pas de supports financiers particuliers, la Journée du livre haïtien du Centre N A Rive a dû, en cette 18e édition, composer avec des défis plus importants que lors des précédentes éditions. 

Cette année, par un manque réel de ressources occasionné par la réduction de notre budget annuel, la Direction du Centre a dû prendre en charge de multiples aspects de l’organisation de l’évènement. D’abord les défis logistiques : la mobilisation des auteurs, des éditeurs et du public, la coordination des intervenants, la gestion de la communication, la promotion de l’événement

Un autre défi important est celui de la diversification et de la transmission. Il importe, en effet, de chercher constamment à attirer de nouvelles générations sans perdre notre public historique. Pour les jeunes générations issues de la diaspora, la Journée du livre haïtien doit jouer un rôle de creuset, et ainsi leur permettre de maintenir un lien avec l’histoire et la culture haïtiennes tout en leur présentant une littérature contemporaine qui leur parle de leur propre expérience.

Le dernier défi qui me vient à l’esprit est celui de la transformation des habitudes de lecture et de consommation culturelle. Le livre doit désormais cohabiter avec les réseaux sociaux, les plateformes numériques, les balados, les vidéos et autres nouvelles formes de médiation culturelle. Cela oblige un événement consacré au livre à réfléchir stratégiquement à la présence numérique et à ses stratégies de communication.

(RBO). Quelles orientations souhaitez-vous pour les prochaines éditions ?

(NP).

Pour les prochaines éditions de la Journée du livre haïtien, le Centre N A Rive devra, entre autres 

  • Consolider la dimension intergénérationnelle de l’évènement en développant davantage les activités destinées aux enfants, aux adolescents et aux jeunes adultes. Il s’agit de faire en sorte que la relève ne soit pas seulement spectatrice, mais qu’elle devienne progressivement actrice de l’événement.
  • Renforcer la dimension internationale de la Journée du livre haïtien. La littérature haïtienne est aujourd’hui produite et diffusée dans de nombreuses capitales ou grandes métropoles d’Amérique et d’Europe. Montréal pourrait continuer à jouer son rôle de carrefour entre Haïti, le Québec et les autres espaces de la diaspora.
  • Maximiser la présence du numérique et des nouvelles formes de création, pour accentuer l’intérêt pour l’événement, et continuer à le faire vivre tout au cours de l’année. Des réalisations comme : la captation des tables rondes, les entrevues avec les auteurs, les contenus destinés aux réseaux sociaux, les activités hybrides ou échanges avec des lecteurs à distance pourraient permettre à la Journée du livre haïtien de toucher un public beaucoup plus large. 
  • S’ouvrir sur un horizon plus vaste afin de demeurer ce catalyseur dans le développement et la propension de la littérature, de la culture haïtienne dans le Montréal, le Québec, le Canada d’aujourd’hui et de demain.

Ce sont la quelques-unes des avenues que le Centre N A Rive compte explorer dans les prochaines éditions.

La Journée du livre haïtien de Montréal est désormais un patrimoine littéraire majeur en Amérique du Nord.

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