De la zone d’enlèvement collectif à Ennery au lieu de séquestration à Pendu, le gang «Kokorat san ras», confirme son emprise dans l’Artibonite et le Nord’Ouest. Ce kidnapping collectif perpétré contre la directrice générale de l’ONAPE, Stéphanie Paultre et l’avocat, Caleb Jean-Baptiste, fervent défenseur du pouvoir, marque la défaillance du système de renseignement de la PNH.
La recrudescence des cas d’enlèvement à Port-au-Prince s’étend dans d’autres régions d’Haiti. Dans l’après-midi du lundi la directrice générale de l’Office national de partenariat en éducation (ONAPE), Stéphanie Paultre, accompagnée de l’avocat Caleb Jean-Baptiste et de policiers a été enlevé à Ennery, confirme l’agent exécutif intérimaire de Gros-Morne, Hubert Cénéac.
Kidnappés à Ennery, les otages ont parcouru plusieurs kilomètres avant d’atteindre la localité de Pendu, dans la commune de Gros-Morne, à proximité de la limite avec Bassin-Bleu, dans le département du Nord-Ouest.
Le président du Conseil communal intérimaire de Gros-Morne affirme qu’au moins une demi-douzaine de localités ont été traversées par le convoi des gangs transportant les otages. Ennery, Mapou, Pérou, Moulin et Pendu figurent parmi les zones parcourues par les ravisseurs en moins d’une journée.
Selon l’édile, cette progression rapide confirme la présence d’un foyer de kidnappeurs actifs dans ce corridor territorial reliant l’Artibonite au Nord-Ouest.
Aucune note officielle du pouvoir intérimaire de facto n’a encore été publiée au sujet de l’enlèvement de l’un de ses soutiens les plus fervents. Contactée dans l’Artibonite, la Police nationale d’Haïti (PNH) affirme se limiter, pour l’heure, à la collecte d’informations avant toute prise de position sur ce rapt collectif attribué à « Kokorat San Ras ».
L’affaire intervient à moins de trois mois d’élections dont l’issue, les conditions de sécurité et même la faisabilité demeurent profondément incertaines.

