À moins d’un mois de l’élection présidentielle brésilienne, le candidat conservateur Flavio Bolsonaro est visé par une enquête pour des soupçons de corruption et de blanchiment d’argent, une affaire susceptible de fragiliser sa campagne face au président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva.
Le sénateur de 45 ans, fils aîné de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, a assuré vendredi à Manaus, en Amazonie, n’avoir « rien à cacher ». L’enquête a été autorisée en juillet par le juge de la Cour suprême André Mendonça et porte notamment sur le financement du film Dark Horse, un biopic consacré à Jair Bolsonaro, dans lequel l’acteur américain Jim Caviezel tient le rôle principal.
Flavio Bolsonaro avait reconnu en mai avoir sollicité et obtenu plusieurs millions de dollars auprès du banquier Daniel Vorcaro pour financer le long métrage. Ce dernier, patron de Banco Master, est incarcéré dans le cadre d’une vaste affaire de fraude bancaire. Le candidat affirme que le financement est « totalement légal » et privé.
Selon des documents judiciaires consultés par l’AFP, les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si des fonds liés à Vorcaro ont pu bénéficier indirectement à Eduardo Bolsonaro, autre fils de l’ancien président, installé aux Etats-Unis. Un transfert international de 12,3 millions de dollars entre des sociétés liées aux deux réseaux financiers figure également dans le dossier.

