27 juillet 2026
The Guardian | Plus de 330 000 Haïtiens sous TPS redoutent la séparation familiale et un retour vers une Haïti toujours en crise
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The Guardian | Plus de 330 000 Haïtiens sous TPS redoutent la séparation familiale et un retour vers une Haïti toujours en crise

Selon une enquête publiée par The Guardian, plus de 330 000 ressortissants haïtiens bénéficiant du Temporary Protected Status (TPS) vivent dans l’incertitude alors que l’administration Trump poursuit son objectif de mettre fin à cette protection. Le quotidien rapporte que des milliers de familles craignent des séparations, des arrestations et des expulsions vers un pays que le Département d’État américain continue de déconseiller en raison de l’insécurité. Parmi les personnes concernées figurent environ 13 000 aides-soignants, qui participent chaque jour à la prise en charge de près de 65 000 patients.

Des travailleurs haïtiens interrogés par The Guardian décrivent une vie construite aux États-Unis depuis parfois plus de vingt-cinq ans. Plusieurs affirment avoir payé leurs impôts, fondé une famille et respecté toutes les obligations liées au TPS. « Je ne demande pas un traitement de faveur, seulement la possibilité de continuer à soutenir ma famille », confie un père de deux enfants nés aux États-Unis, qui redoute désormais une expulsion et une séparation familiale.

Le syndicat SEIU 32BJ avertit que la suppression du TPS risque également de provoquer des pénuries de main-d’œuvre, notamment dans les maisons de retraite, les services de santé et l’entretien. Son dirigeant Roxana Rivera estime que ces travailleurs occupent des emplois difficiles à pourvoir et que leur départ aurait des conséquences directes sur les employeurs et les communautés locales.

Le Department of Homeland Security (DHS) soutient pour sa part que le TPS est, par définition, un programme temporaire et affirme que les conditions en Haïti permettraient le retour des bénéficiaires. Une position contestée par des organisations de défense des immigrés, qui rappellent que les Nations unies continuent d’alerter sur la violence persistante des groupes armés et que Washington maintient son avis déconseillant tout voyage en Haïti. L’article souligne également que plusieurs Haïtiens dénoncent un climat de stigmatisation alimenté par des déclarations politiques visant leur communauté.

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