Les Nations unies ont consacré mardi une journée de discussions à la responsabilité juridique liée à l’intelligence artificielle (IA), lors du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA organisé à Genève, où experts et responsables internationaux ont appelé à un encadrement plus strict de cette technologie.
Les intervenants ont mis en garde contre la multiplication des atteintes aux droits humains associées à l’IA, notamment la création de contenus pédopornographiques et de « deepfakes » à caractère sexuel, la désinformation et l’exploitation des données personnelles. Ils ont estimé que les mécanismes de responsabilité devaient être intégrés dès la conception des systèmes d’IA.
Les débats ont également porté sur l’empreinte environnementale des centres de données alimentant les modèles d’intelligence artificielle, ainsi que sur le manque de transparence des algorithmes. Les experts ont souligné les difficultés des autorités à suivre le rythme des avancées technologiques.
L’ONU a indiqué que ces échanges alimenteront les travaux visant à élaborer un cadre international de gouvernance de l’IA. Un deuxième Dialogue mondial est prévu en mai 2027 à New York.

