À une semaine du second tour de la présidentielle péruvienne, les deux candidats encore en lice ont croisé le fer lors d’un ultime débat dominé par les thèmes de la criminalité et de la crise institutionnelle, dans un pays confronté à une forte instabilité politique.
La candidate de droite Keiko Fujimori a défendu une ligne sécuritaire stricte, promettant notamment le recours accru à l’armée en appui de la police et un durcissement des politiques d’expulsion contre les étrangers en situation irrégulière impliqués dans des actes criminels.
Face à elle, le candidat de gauche Roberto Sánchez a dénoncé l’emprise d’une « mafia politique » sur les institutions, appelant à une refonte du système judiciaire et à une réforme en profondeur des forces de l’ordre pour restaurer la confiance démocratique.
Les deux prétendants au pouvoir s’affrontent dans un contexte marqué par une grave crise sécuritaire liée à la montée du crime organisé, ainsi que par une instabilité politique chronique. Le pays a connu huit présidents depuis 2016, illustrant la fragilité des institutions.
Selon les derniers sondages, Keiko Fujimori et Roberto Sánchez sont au coude-à-coude, avec des intentions de vote proches, à quelques points d’écart. Arrivée en tête du premier tour, la candidate de droite tente de transformer son avance initiale en victoire, tandis que son adversaire espère mobiliser l’électorat autour d’un discours anti-corruption et de réforme institutionnelle.
Fille de l’ancien président Alberto Fujimori, Keiko Fujimori brigue une nouvelle fois la magistrature suprême en misant sur un discours de fermeté face à l’insécurité, principale préoccupation des électeurs.
Le scrutin se tient dans un climat de forte attente, alors que le prochain président devra être investi le 28 juillet pour tenter de stabiliser un pays profondément fracturé sur le plan politique et social.

