À quelques heures de la finale de la Coupe du monde masculine de football, les Nations unies mettent en avant le rôle du sport comme outil de promotion de la santé mentale chez les jeunes. Un événement intitulé « Un monde, un jeu, un objectif » réunira vendredi à New York des jeunes, des responsables politiques, des représentants de la société civile et des athlètes pour échanger sur ce thème.
Selon l’ONU, le football favorise le sentiment d’appartenance, renforce les liens sociaux et contribue à réduire la stigmatisation entourant les troubles mentaux. La Dre Sahira Al Nahari, fondatrice de l’organisation saoudienne Shifā Art, explique que le sport facilite l’expression des émotions, notamment chez les jeunes hommes, souvent plus réticents à évoquer leur bien-être psychologique.
Les Nations unies rappellent qu’un adolescent sur sept âgé de 10 à 19 ans vit avec un trouble de santé mentale et que près de 75 % des troubles mentaux observés chez les adultes apparaissent avant l’âge de 25 ans. L’Organisation mondiale de la Santé recommande notamment la pratique d’activités sportives pour renforcer la résilience, favoriser l’inclusion et prévenir les comportements à risque.
Si le football est présenté comme un puissant vecteur de sensibilisation, les responsables onusiens soulignent qu’il doit s’inscrire dans une stratégie plus large, associant écoles, familles, services de santé et communautés. Ils rappellent également que la plupart des pays consacrent moins de 2 % de leur budget de santé à la santé mentale, malgré des besoins croissants chez les jeunes.

