L’information en lien à l’assassinat, le vendredi 29 mai 2026, des policiers à Hauts-de-Saint-Marc a été traitée de manière secondaire dans la note de la Direction de communication de la PNH (DICOP). Pour couronner le tout, la propagande orchestrée sur la récupération, le dimanche 31 mai 2026, des corps des victimes relève d’une démarche éhontée, ont commenté des internautes.
Le coordonnateur du Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17), l’inspecteur Garry Jean-Baptiste rejette le bilan avancé par le haut-commandement de la PNH sur l’attaque armée perpétrée par le gang « Gran-Grif » faisant état de quatre policiers tués par les criminels. Selon le syndicaliste au moins six policiers ont perdu la vie lors d’une opération pour laquelle des renforts annoncés manquaient à l’appel.
En outre, le traitement accordé par la DICOP, pilotée par Daniel Joseph sur le drame choque. Dans une note postée sur ses plateformes officielles, la PNH s’est contentée de vanter des efforts engagés pour mener des opérations dans le département de l’Artibonite, reléguant du coup au second plan le décès tragique des agents des forces spécialisées à Morne-Robert. Sur les réseaux sociaux, une vague de commentaires d’indignations des internautes ont réagi au texte.
Loin de rectifier le tir, le service de presse et des relations publiques de la PNH s’est embourbée dans sa stratégie visant à berner l’opinion. Un communiqué de la DIRCOP revendique les opérations conduites dimanche à Robert ayant facilité la récupération des cadavres des victimes. Une communication controverse truffée de mensonges et de légèretés. Un ancien parlementaire de l’Artibonite confie avoir mobilisé des membres de la brigade d’autodéfense pour ramener les corps, proches d’un état de décomposition.

