15 mai 2026
Appel à la solidarité et dénonciation de persécutions institutionnelles au Campus Henri  Christophe de Limonade (CHCL/UEH)
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Appel à la solidarité et dénonciation de persécutions institutionnelles au Campus Henri  Christophe de Limonade (CHCL/UEH)

Le philosophe haïtien Jean Gardy Estimé a dénoncé jeudi des « persécutions institutionnelles » au sein du Campus Henri Christophe de Limonade de l’Université d’État d’Haïti. Dans une lettre ouverte publiée depuis Paris, l’enseignant-chercheur affirme avoir été révoqué arbitrairement en 2023 après avoir dénoncé des irrégularités administratives et réclame la protection de la liberté académique.

Jean Gardy Estimé 

Docteur en philosophie  

Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis 

Chercheur associé (LLCP – EA 4008) 

Ancien Président du Conseil des Professeurs du CHCL 

Courriel : jeangardyestime@yahoo.fr / jean-gardy.estime@etud.univ-paris8.fr  

Téléphone : + 33 7 58 73 91 65 

Objet : Appel à la solidarité et dénonciation de persécutions institutionnelles au Campus Henri  Christophe de Limonade (CHCL/UEH). 

À l’attention de mes pairs, chercheurs, enseignants-chercheurs et étudiants de la communauté scientifique  nationale et internationale, 

Je m’adresse à vous aujourd’hui en tant que docteur en philosophie de l’Université Paris 8 et enseignant chercheur à l’Université d’État d’Haïti (UEH) depuis plus de dix ans. Je prends la parole non par goût du  conflit, mais par devoir de témoignage face à une dérive institutionnelle qui menace l’essence même de la  liberté académique. 

Pendant plus d’une décennie, j’ai servi le Campus Henri Christophe de Limonade (CHCL) avec intégrité,  sans jamais avoir fait l’objet de la moindre sanction disciplinaire. Mon engagement pour la bonne  gouvernance et la tenue d’élections régulières — positions portées publiquement lors de mes mandats à la  présidence de l’Assemblée des professeurs — semble avoir fait de moi une cible pour ceux qui redoutent  la transparence.  

Un déni de justice et un silence administratif concerté 

Depuis janvier 2023, je suis la victime d’une machination orchestrée. Après avoir dénoncé un réseau de  malfaiteurs et sollicité la protection de mon institution, j’ai reçu pour seule réponse une révocation arbitraire,  entérinée sans procédure contradictoire par le Rectorat en février 2023.  

Cette situation n’est pas nouvelle : dès le 5 mars 2025, j’avais déjà publié une première lettre ouverte qui  avait suscité un large débat au sein du corps professoral de l’UEH. Durant ces échanges, de nombreux  collègues ont exprimé leur solidarité et appuyé ma demande d’éclaircissement sur les persécutions dont je  faisais l’objet. Bien que mis en copie de ces demandes répétées de transparence, le Rectorat a choisi, jusqu’à ce jour, de les ignorer systématiquement. Ce silence persiste malgré mes recours devant la Cour Supérieure  des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) déposés en mai 2023.  

La stratégie du discrédit 

Face à mon refus de céder aux pressions, menaces et chantages, je fais l’objet de manœuvres visant à jeter  le discrédit sur ma carrière. Je tiens à rappeler que mon parcours au sein du CHCL est celui d’un engagement  constant pour l’excellence, attesté par une absence totale de sanction disciplinaire durant plus d’une  décennie. Ces tentatives de fragiliser mon honneur ne sauraient masquer la réalité des violations de droits  que je dénonce.  

Le sens de ma démarche 

Cette lettre ouverte ne constitue pas un appel au conflit personnel, mais une démarche de principe visant à :

– Protéger mes droits fondamentaux et ma sécurité, face à des menaces qui m’ont déjà contraint à l’exil et à la séparation d’avec mes enfants;  

– Laisser une trace publique des persécutions et des pressions continues que je subis, afin que nul  n’en ignore la gravité;  

– Alerter la communauté académique et l’opinion publique sur des dérives institutionnelles au sein  de l’UEH qui exigent une vigilance accrue ; 

– Réclamer, une fois de plus, la transparence, la responsabilité et la protection effective de la liberté académique dans l’espace universitaire. 

Je reste debout, fort de mes convictions et des preuves documentées que je tiens à la disposition de toute  instance indépendante.  

Fait à Paris, le 14 mai 2026. 

Jean Gardy Estimé 

Docteur en philosophie 

Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis 

Chercheur associé (LLCP – EA 4008)  

Ancien Président du Conseil des Professeurs du CHCL

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