27 octobre 2026
Peur, exil, prison et harcèlement : comment les gouvernements du Bélarus et d’Haïti neutralisent leurs dissidents
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Peur, exil, prison et harcèlement : comment les gouvernements du Bélarus et d’Haïti neutralisent leurs dissidents

La peur des répressions a poussé des dizaines de milliers de Biélorusses à fuir à l’étranger, a annoncé, lundi, une experte indépendante des droits de l’homme de l’ONU. Par contre, concernant Haïti, les organisations internationales et les gouvernements des grands pays dits démocratiques observent un silence assourdissant

Mardi 6 juillet 2021 ((rezonodwes.com))–

« Depuis le 23 mai dernier et l’atterrissage forcé, à Minsk, d’un avion de ligne, apparemment dans le seul but d’arrêter un dissident qui se trouvait à bord, les opposants ont le sentiment qu’ils ne peuvent se sentir en sécurité nulle part », a affirmé Anaïs Marin, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Bélarus. Selon elle, cet incident, qui a choqué la communauté internationale, illustre la volonté des autorités de Minsk « d’en finir avec toute forme de dissidence », a-t-elle ajouté lors d’une allocution devant le Conseil des droits de l’homme à Genève.

L’objectif est de « purger » la société des éléments qu’elles jugent indésirables. « Je choisis le terme de « purge » à dessein », a fait valoir Mme Marin. Dans ces conditions, le choix qui s’offre à ce jour aux Biélorusses qui ne partagent pas les vues de leurs dirigeants, se résume à trois options. Il s’agit ainsi de se soumettre, ce qui signifie s’auto-censurer ; résister à l’arbitraire, ce qui expose à être arrêté ; ou s’enfuir, pour ceux qui parviennent à quitter le pays. « C’est une forme d’épuration qui rappelle celles que pratiquent les régimes totalitaires », a regretté l’experte indépendante onusienne.

Malgré ces immenses défis, les acteurs et organisations de la société civile ont fait preuve « d’un courage, d’une résilience et d’un pacifisme exemplaires ». Pourtant sur le terrain, « les persécutions contre les opposants, les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes indépendants, et les responsables d’associations critiques des politiques du gouvernement sont systématiques depuis des décennies au Belarus ».

La situation est d’autant plus préoccupante qu’elle continue de se dégrader. Selon l’experte indépendante, les autorités semblent avoir lancé une attaque en règle contre l’ensemble de la société civile, ciblant des personnes de tous horizons, n’épargnant aucune génération ni aucune catégorie socio-professionnelle.

Le personnel médical, les enseignants, les étudiants, les retraités, les ouvriers, les entrepreneurs, les informaticiens, les blogueurs, les artistes, et même les personnes impliquées dans des actions caritatives ont aussi été frappées.

Aux répressions et intimidations s’ajoutent les représailles, qui touchent les proches – parents, enfants, voisins, collègues de victimes. Ces derniers sont aussi soumis au harcèlement, au chantage et aux pressions, de manière particulièrement injuste et cruelle.

La répression cible surtout les médias indépendants, selon le rapport présenté au Conseil des droits de l’homme.

Tous ces reproches et condamnation auraient pu être adressés au régime autoritaire et criminel sévissant en Haïti où le nombre de crimes d’État, d’intimidations, de répressions, de réprésailles et de massacres commis par des gangs fédérés par le gouvernement Tet Kale dépassent de mille coudées les actions du Bélarus.

Pourtant, la  »communauté internationale » appuie sans réserve le régime corrompu de Jovenel Moïse, facilitant la descente aux enfers du pays, comme une façon d’effacer l’âme haïtienne et d’annihiler toute vélléité de redonner à la première nation nègre indépendante une image digne de ses anciens exploits et du rêve de ses fondateurs.

Peur, exil, prison et harcèlement, s’indigne l’ONU, à propos du Bélarus. A cela, il faut ajouter pour Haïti, massacres, assassinats, répressions, dilapidation de fonds publics, impunité, autoritarisme, destruction de l’âme haïtienne, etc…

Et, à la communauté internationale d’applaudir!

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