Pourtant, aucun de ces a.i.’s, les actuels décideurs du pays n’ont eu l’aval du parlement Haïtien. Le président Jovenel Moise s’assurant de l’appui inconditionnel de l’international, a tout simplement imposé leur présence à la Nation. Ailleurs ou à une autre époque, ils seraient pris pour des illégaux et illégitimes ou simplement 4 usurpateurs de titre. Trop d’enjeux en dépendent pour qu’il en soit aujourd’hui autrement.
Le 1er a.i. (de la gauche vers la droite) est en poste depuis 2017, sans ligne budgétaire votée, pour les besoins de ses troupes qui ont malgré tout livré leur premier combat dimanche au Champ-de-[Bataille] pour défendre le Carnaval 2020. Il est à la tête d’un atelier de démon, selon le général américain John F. Kelly, car il n’y a aucune mission fixée par la loi et aucun règlement établi et voté par le parlement, pourtant autrefois acquis avant sa « caducité » à la cause du pouvoir.
Le 2ème est membre d’un gouvernement de facto, bientôt un an et n’aurait de compte à rendre à personne sauf inexorablement à Michel Martelly et Jovenel Moïse. Promener votre regard en background. C’est le serment d’allégeance en tout prouvant que le pays est aujourd’hui réduit à une république bananière.
Quant au 3ème personnage, qui se passe de présentation, un jour viendra où il doit donner des explications à la Nation sur la présence en février 2018 des « 7 mercenaires » interceptés par la police aux abords de la Banque Centrale du pays. Celui-ci, bien avant le dysfonctionnement du Parlement, ne pouvait plus mettre les pieds dans l’enceinte du sénat de la République. Il était déjà en perte d’autorité. Mais dans cet Haïti, le pays de l’impunité et de la corruption institutionnalisée par le régime PHTK, tout est permis. Tou’t vou’m se do !
Pour parler du 4ème personnage, il a un point en commun avec les 3 précédents. Un provisoire sans fin. Il parle des « acquis démocratiques » alors qu’il a mis en application un tweet du président « constatant la caducité du parlement » pour envoyer ses hommes « empêcher les ex-sénateurs de venir siéger après le 13 janvier 2020 ». « Acquis démocratiques » avec un système judiciaire abracadabrant n’osant pas questionner un sénateur-cow boy ayant fait feu sur un citoyen.
Enfin, au paragraphe 3 du communiqué de presse de la DGPNH, il est écrit « Les deux hauts Etat-majors déplorent par la même occasion l’infiltration de criminels notoires dans la manifestation du dimanche 23 février 2020… ». Devrions-nous maintenant nous attendre à des actes de représailles dans les prochains jours, car quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu’il a la rage ?
Oh! pauvre Haïti ! Qui aurait cru ke se nan eta sa nou ta tonbe jodi-a après le 7 février 1986 ! Pa gen sena ankò menm jan sou tan Duvalier ? Mesye ! de quels « acquis démocratiques » parlez-vous donc alors.
La rédaction
Mardi 25 février 2020 ((rezonodwes.com))–
Communiqué de presse de la DGPNH-Coordination de Presse et des Relations Publiques / PNH/FAD’H
« Rencontre d’Harmonisation pour une meilleure Collaboration »
Pour le pays et pour nous-mêmes, soyons-unis.
Port-au-Prince, ce lundi 24 février 2020.-
Les Haut-Commandements de l’Armée d’Haïti et de la Police Nationale d’Haïti informent la population qu’une rencontre de haut niveau s’est tenue entre les responsables des deux corps de sécurisation nationale des vies et des biens et de défense du territoire reconnue par la constitution.
Au cours de cette rencontre, les deux Haut Etat-Majors ont défini un agenda de travail dans la recherche de solutions aux problèmes de sécurité qui affectent le pays.
Les deux hauts Etat-majors déplorent par la même occasion l’infiltration de criminels notoires dans la manifestation du dimanche 23 février 2020, ayant coûté la vie à un policier et un militaire.
L’armée et la Police vont travailler ensemble et s’engagent à tout mettre en œuvre pour protéger les acquis démocratiques et combattre les gangs armés et créer ainsi un climat stable et serein dans les foyers et dans les rues.



