A quoi exactement l’opposition Haïtienne réclamant la démission sans condition du président Jovenel Moise, usurpateur de titre et présumé impliqué dans la dilapidation de fonds de Petro Caribe, et maître d’une corruption en règle institutionnalisée, peut-elle s’attendre de ce huis clos qui a lieu jeudi quand le ministre des Affaires Etrangères de la République Dominicaine participe à une stratégie de fuite en avant ?
Existe-il un complot international contre le peuple haitien ?
New York, vendredi 4 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– À la suite d’une requête de la République dominicaine, le Conseil de sécurité a tenu jeudi une réunion à huis clos sur la crise haïtienne, rapporte Le Journal de Montréal.
Selon le quotidien québecois, « La situation est très inquiétante sur le terrain », commente un diplomate. « Les autorités ne sont pas à la hauteur », déplore une autre source.
De son côté, le ministre dominicain des Affaires Etrangères, Miguel Vargas Maldonado, on ne peut plus clair, a, dans un communiqué, souligné que « la position de son gouvernement est d’exprimer son soutien au président haïtien, Jovenel Moise, « élu démocratiquement ». […la posición de su Gobierno fue la de expresar su respaldo al presidente haitiano, Jovenel Moise, « elegido democráticamente« ].
Gangrené par plusieurs scandales de corruption, poursuit Le Journal de Montréal, Haïti ne dispose que d’un gouvernement démissionnaire depuis six mois et les élections locales et législatives prévues fin octobre n’auront pas lieu, faute de vote sur la loi électorale.
Les autorités dominicaines, loin d’oublier l’unification de l’île de Saint-Domingue pour leur plus grand bien pendant 21 ans au XIXème siècle, en voulant faire fi des revendications populaires pour aller ouvertement soutenir au Conseil de Sécurité, le président Jovenel Moise, accusé de corruption et de mauvaise gouvernance du pays, voudraient clairement démontrer qu’elles veulent toujours asseoir au XXè et XXI siècle leur hégémonie pour éviter toute concurrence à l’avenir.


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