Pour des membres du directoire de l’organisation politique Fanmi Lavalas, le massacre des fidèles de Saint-Bosco, un épisode sombre de l’histoire, ne doit pas être classé dans le panier de l’oubli. Le parti cher à Jean Bertrand Aristide entend commémorer la date du 11 septembre par une marche pacifique et une offrande florale à l’Église Saint-Jean Bosco
Vendredi 6 septembre 2019 ((rezonodwes.com))– L’enceinte de la Fondation Aristide regorgeait, jeudi, de militants Lavalas, chauffés à blancs, entonnant l’hymne du parti, rituel de début de conférence de presse lavalassienne. Au fur et à mesure que les minutes s’égrènent, la foule de supporteurs grossit en renforçant la chorale dans ses refrains.
En l’absence des gros bonnets du parti, les jeunes loups, peut-être non témoins de cet épisode sanglant d’un matin d’été de 1988, ont pu tirer leur épingle du jeu en entretenant l’assistance par des termes que seul le Père charismatique a les secrets. L’agenda du 11 Septembre prochain, ramenant les 31 ans depuis l’évènement macabre, le massacre des fideles catholiques de la paroisse St Jean Bosco dirigée lors par l’ancien pretre Jean-Bertrand Arisitde, consolide la légende Lavalas agrémentée par le respect des dates historiques.
‘’Le 11 septembre prochain, que la solidarité continue à se manifester. Devant l’Église Saint-Jean Bosco, le rendez-vous est maintenu pour saluer la mémoire des victimes. Il ne faut pas obéir aux injonctions des bourreaux’’, crie Gédéon Charles, porte-parole de Fanmi Lavalas.
Le mythe Aristidien
Dans la foule de gens comme sur les murs de la salle, l’effigie de Jean Bertrand Aristide est présente. La photo de l’ancien prêtre de Saint-Jean Bosco inonde l’espace autant sur des cartes de visite, des amulettes, des calendriers que sur des larges encadrements.
Pour certains fans, l’ancien Chef d’État, replié à Tabarre, est plus qu’un mythe. Godson Dirogène, officiant comme porte-parole du parti, rappelle les motivations des brassards rouges dissimulées à travers le massacre du 11 septembre 1988.
‘’Parce que le Président Aristide portait le message de libération, les brassards rouges voulaient assassiner le leader historique du peuple haïtien. Aujourd’hui, la chasse se poursuit encore à travers des mercenaires mandatés pour tuer le rêve haïtien. Il faut faire basculer le système’’, a lancé Dirogène.
Hervé Noel
vevenoel@gmail.com


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