La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a fermement condamné mercredi la décapitation de 37 hommes dont 3 enfants en Arabie saoudite. Dans ce pays, l’étiquette « terrorisme » peut être également collé à tout manifestant antigouvernemental
Mercredi 24 avril 2019 ((rezonodwes.com))–Le pays des « koupé tèt » des temps modernes s’appelle Arabie Saoudite. Selon les informations disponibles au Bureau des droits de l’homme, au moins trois des 37 personnes exécutées étaient des mineures au moment de leur condamnation à mort en raison de leur participation à des manifestations antigouvernementales.
Lors de la plus grande exécution en masse depuis 2016, l’Arabie saoudite a décapité publiquement 37 citoyens pour leurs liens présumés avec le terrorisme, rapporte CBS News.
« Je condamne fermement ces exécutions massives choquantes dans six villes d’Arabie saoudite hier, en dépit des graves préoccupations exprimées au sujet de ces cas par de nombreux rapporteurs spéciaux de l’ONU, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU et d’autres », a déclaré Michelle Bachelet dans un communiqué de presse.
Les citoyens exécutés étaient pour la plupart des musulmans chiites, une minorité religieuse en Arabie saoudite dominée par les sunnites. Cela ne fera probablement qu’ajouter aux tensions croissantes entre l’État du Golfe et l’Iran, la puissance à prédominance chiite de la région. Le prince héritier saoudien Mohammed Bin Salman tente de limiter l’influence de l’Iran au Moyen-Orient depuis son accession au pouvoir.
« Il est particulièrement odieux qu’au moins trois des personnes exécutées étaient mineures au moment de leur condamnation. J’exhorte le gouvernement de l’Arabie saoudite à réexaminer immédiatement sa législation antiterroriste et à modifier la loi pour interdire expressément l’imposition de la peine de mort à des mineurs », a ajouté Mme Bachelet.
Elle a rappelé que à l’Arabie saoudite qu’elle était tenue de respecter le droit international relatif aux droits de l’homme, notamment en tant qu’État partie à la Convention relative aux droits de l’enfant et à la Convention contre la torture.


1 Comment